Miklos
« Je donne mon avis non comme bon mais comme mien. » — Michel de Montaigne

This blog is © Miklos. Do not copy, download or mirror the site or portions thereof, or else your ISP will be blocked. 

18 août 2009

« Quand Google défie l’Europe »

Classé dans : Actualité, Livre, Sciences, techniques — Miklos @ 8:36

…il finit par gagner, contrairement à ce que souhaitait l’ex président de la Biblio­thèque nationale de France, Jean-Noël Jeanneney.

Ses prises de position, de principe (essentiellement : ne pas laisser s’instaurer une seule source – et d’autant plus commerciale –, donc forcément hégémonique, pour la diffusion du patrimoine culturel sur l’Internet) avaient amené à la mise en place du projet Europeana, qui vise à mettre en ligne un volume important du patrimoine culturel européen numérisé : livres, bien entendu, mais aussi images (tableaux, estampes…), musique et vidéo. Ce n’était pas une opposition absolue à Google, dont la BnF avait discrètement adopté le moteur de recherche, mais là c’est un revirement stratégique (résultant de considérations financières) et la BnF se rend à Canossa : selon La Tribune d’aujourd’hui (dixeunt Reuters et d’autres sources), la BnF serait en négociation avec Google pour numériser son patrimoine, suivant ainsi l’exemple – tant décrié à l’époque – de la bibliothèque municipale de Lyon.

Il sera intéressant de voir, si cette négociation aboutit, comment la bibliothèque numérique de la BnF, Gallica, évoluera : en volumétrie (qui n’avait pas beaucoup crû pendant longtemps) mais surtout en qualité (de la numérisation, des accès aux contenus – ergonomie et fonctionnalités). Et, par contrecoup, Collections, le portail des collections patrimoniales françaises mise en place par le ministère de la culture et de la communication, puis, de là, Europeana elle-même, que cette base est censée nourrir.

Le cercle est bouclé : Europeana, ayant émergé « contre » Google, sera consolidée par des contenus produits par ce qui se positionne comme « la » bibliothèque numérique mondiale. Finalement, Jeanneney avait raison…

Cette démarche s’inscrit dans la logique économique actuelle, celle de l’évolution vers une société de services : la BnF, n’ayant pas les moyens de s’offrir une numérisation maison, fait appel aux services (reconnus pour leur efficacité et pour leur qualité) de Google. Quant aux lecteurs, ils réduiront leurs achats de livres (qu’ils empruntaient déjà, pour certains), tout en augmentant leurs acquisitions du droit de les lire en ligne (triste cure d’amaigrissement pour les bibliothèques personnelles et publiques…), comme ça l’est déjà le cas pour la musique enregistrée ou les films. Résultat : les éditeurs réduiront d’autant plus leur production papier la demande baissant, cercle vicieux – ou plutôt spirale – dont on peut craindre les effets sur la disponibilité future de l’objet livre, dont la durée de vie sur les étagères de librairies se raccourcit, à l’instar de la présence de (bons) films sur nos écrans après leur sortie. On nous objectera que l’impression à la demande – à l’unité ! – s’y substituera. Le prix en sera sans doute plus élevé que celui d’un livre imprimé en série, mais surtout, la qualité de l’objet lui-même – du papier, de la couverture, de l’encre – ne sera plus au rendez-vous.

Il en est déjà ainsi aussi pour des usages plus matériels : si l’on pouvait louer quasiment de tout pour une certaine durée, il est de plus en plus possible de le faire à l’usage, pour les bicyclettes par exemple (les vélibs), et on nous le promet bientôt pour les voitures (les autolibs ?). Cette disparition annoncée de la propriété est un autre clin d’œil ironique à l’histoire et on ne peut résister au plaisir de faire appel à Google Books pour afficher l’origine de la célèbre phrase « Qu’est-ce que la propriété ? C’est le vol. »

Cette tendance à déléguer à plus compétent/capable que soi peut encou­rager non seulement les monopoles, mais la diminution de la créativité inhérente à la diversité. Érigée en principe, les effets pervers de cette démission (voire dé-mission) ne tarderont pas à se faire sentir : plus besoin d’apprendre à jouer du piano, de composer de la musique, d’écrire des poèmes, de photographier, de faire du théâtre en amateur – il y en a qui le font mieux ; l’amateur n’a plus de place face au professionnel, et le « petit » professionnel n’en a pas face au plus grand. C’est la place assurée à l’uniformisation et au nivellement. Et à la domination de tous par des « boîtes » hyperspécialisées. Brave New World.

Alla breve. I.

Classé dans : Actualité, Alla breve, Musique — Miklos @ 1:13

[1] Musiques inédites de Mozart (1756-1791) et de Schumann (1810-1856). Deux nouvelles partitions inédites du jeune Mozart ont été découvertes récemment et jouées pour la première fois le 2 août à Salzbourg. (Source, avec écoute et facsimile du manuscrit)

Une esquisse d’un fragment d’une quatrième sonate pour piano de Robert Schumann a été découverte à la bibliothèque de l’Université Stanford. (Source)

[2] De quoi est donc mort Mozart ? Selon une récente étude, il n’aurait pas été empoisonné comme l’affirmaient des rumeurs tenaces, mais serait décédé d’une infection aux streptocoques lors d’une épidémie. (Source)

[3] Michel Faul : Nicolas Bochsa (1789-1856), harpiste de la Chapelle impériale, compositeur, escroc. Une biographie parue à l’occasion du 220e anniversaire de la mort de ce célèbre harpiste permet de découvrir aussi les aspects romanesques de sa vie et ses aventures. (Source)

[4] Découverte d’un film sur Gustav Holst (1874-1934). Ce film, réalisé dans les années 1970, comprend des entretiens avec la fille du compositeur et avec deux de ses collègues, eux-mêmes compositeurs. (Source)

[5] Partitions inédites de Villa-Lobos (1887-1959). Ces manuscrits du compositeur brésilien datent de 1921 et comprennent quatre orchestrations de mélodies de Guy Ropartz. Ils ont été découverts dans les archives de la bibliothèque de l’École de musique de Rio de Janeiro. (Source)

[6] 90e anniversaire de la naissance de Benny Moré. Considéré par certains comme le plus grand chanteur cubain de tous temps et tous genres confondus, il est né le 24 août 1919 et décédé en 1963. Cette commémoration comprendra concerts et projection de films documentaires. (Source)

[7] Entretien (audio) avec George Benjamin. Dans cet entretien, le compositeur britannique discute de sa carrière de compositeur et de chef d’orchestre, de sa relation à son maître Messiaen, et de son rapport – de méfiance – à l’égard de l’informatique musicale.

16 août 2009

Petits meurtres entre amis, ou Craigslist comme épiphénomène de l’Internet

Classé dans : Actualité, Sciences, techniques, Société — Miklos @ 21:36

Une annonce de recherche de stupéfiants dans la rubrique rencontres de Craigslist, restée en ligne malgré les filtrages et les signalements.

Craigslist est un site international de petites annonces. On y trouve de tout (slogan de la défunte et regrettée Samaritaine) : emploi, logement, rencontres, ventes, ser­vices… Vous avez besoin d’un lit évolutif pour votre bébé ? La rubrique À vendre : enfant+bébé à l’intitulé invo­lon­tairement cocasse vous en proposera peut-être. Vous n’avez pas de bébé et aimeriez acheter un chiot ou un chaton : consultez Commu­nauté : animaux. Vous partez en vacances à Londres ? Cherchez-y une location ou un b&b. Deux rubriques sont destinées à regrouper des annonces un peu plus sulfu­reuses : Services : éro­tiques (« massages non théra­peu­tiques », par euphé­misme) et Petits boulots : adultes (en général, tournages osés). Cherchez et vous trouverez. Mais ce service a aussi une autre face, et pas si cachée que cela.

Créée en 1995 par Craig Newmark, Craigslist était alors une liste de diffusion (d’où son nom) consacrée à l’évé­ne­mentiel à San Francisco : les petites annonces y étaient envoyées par courriel et reçues ainsi par ses abonnés. Son succès croissant, elle migre natu­rel­lement vers le Web (ce que n’a su encore faire la liste biblio-fr qui vient d’imploser), et s’organise par pays (une soixantaine à ce jour) puis par villes ou régions, pour tenter d’en préserver le carac­tère local et commu­nau­taire. Son inter­face sobre – rustique, diront certains – se décline dans plusieurs langues.

Pour y publier une petite annonce, il n’est même pas néces­saire d’y ouvrir un compte ; même quand on le fait, il suffit de fournir une adresse élec­tro­nique valable. On choisit d’abord la ville, puis la rubrique adéquate ; l’annonce publiée comprend une adresse élec­tro­nique fournie par le système, qui se chargera de trans­mettre auto­ma­tiquement les réponses éven­tuelles à l’annonceur sans révéler sa réelle adresse. Simple, efficace, anonyme.

Il est évident qu’avec plus de 120 millions d’annonces et 20 milliards de consul­tations par mois il est humai­nement impos­sible de contrôler le contenu des annonces et leur adé­quation avec les conditions d’usage du service (dispo­nibles uni­quement en anglais, et correspondant à la législation américaine…). Craigslist a donc mis en place un filtrage auto­ma­tique qui est censé détecter des annonces problé­matiques, et un système de signa­lement manuel, qui permet aux lecteurs de marquer une annonce comme mal classée ou interdite. Mais ces indicateurs ne semblent pas être lus par des humains, et ce ne serait qu’à la suite d’un certain nombre de signa­lements que le système suppri­merait automa­tiquement une telle annonce. C’est donc essen­tiel­lement un système autogéré par sa commu­nauté d’uti­li­sateurs et par sa program­mation informatique (ce qui n’est pas loin de rappeler la Wikipedia).

La popularité de Craigslist est élevée dans le monde anglo-saxon (à tel titre qu’une grande partie des annonces publiées dans les sites inter­na­tionaux, France y compris, le sont en anglais plutôt que dans la langue locale), et princi­pa­lement aux US. Mais il acquiert une noto­riété de plus en plus sulfu­reuse, du fait des abus croissants. Arnaques (à distance) et vols (lors de rencontres) s’y multiplient (bien que proba­blement mino­ri­taires) : une récente petite annonce qui vantait les mérites d’un b&b à Paris, photos à l’appui, a permis à son annonceur de rafler des milliers d’euros sous forme d’une avance non rembour­sable, pour lesquels il envoyait un coupon falsifié. Nous-même sommes récemment tombé ainsi sur un b&b problé­matique à New York, lors de notre recherche en vue d’un séjour : l’annonce et les infor­mations envoyées ulté­rieu­rement ne corres­pondaient pas du tout ; d’autres annonceurs ne répondaient pas, ou changeaient leurs conditions. Nous avons fina­lement utilisé à profit un site spécia­lisé et sécu­risé.

Les menaces de poursuites à l’encontre de Craigslist aux US pour faits de prosti­tution se précisent, et les auto­rités dans divers États amé­ricains piègent ceux qui uti­lisent ce site pour proposer de tels services ou pour trouver des « masseuses » (et masseurs), des « escorts » et autres profes­sionnels ou amateurs de cet ancien métier (mais aussi des pédophiles). Craigslist assure avoir pris des mesures – aux US, pas ailleurs, comme on le verra plus loin – mais cela ne semble pas satisfaire les autorités.

Le pire arrive aussi : un homme de 34 ans vient d’être arrêté pour avoir violé deux femmes qui propo­saient leurs services via Craigslist. Quelques mois plus tôt, un étudiant de l’école de médecine de l’Université de Boston, un jeune homme de bonne famille de 23 ans et présentant bien, a été arrêté pour l’assas­sinat d’une jeune femme et l’agression de deux autres, toutes trois contactées via Craigslist.

La version française de Craigslist – qui, comme le reste du service, n’est pas hébergée en France (ce qui ne devrait pas l’exonérer du respect des lois françaises) – reflète les travers les plus communs du service.

Des rubriques tout à fait sérieuses – telles Offres de services : auto (achat, vente, réparation de voitures) ou Offres de services : rédac­tion/édi­tion/tra­duc­tion – sont pério­di­quement litté­ra­lement inondées de publi­cité pour l’achat (par internet, évidemment et sans ordon­nance) de médi­caments de tous genres (sans aucune garantie qu’ils ne sont pas falsifiés), provenant princi­pa­lement d’un site hébergé au Royaume Uni (et inscrit au nom d’un individu – proba­blement un infor­ma­ticien – fournissant une adresse en Russie), ou en Argentine. Parfois, des dizaines de petites annonces proposant des vidéos aux titres porno­gra­phiques et parfois pédo­philes font une appa­rition simul­tanée dans ce type de rubriques.

Drogue et prosti­tution y ont aussi leur place. Bien évi­demment dans la rubrique Offres de services : services éro­tiques qui regorge d’annonces de massage suggérant avec des euphé­mismes à peine voilés ou parfois expli­ci­tement le caractère sexuel du service proposé pour finances (ce n’est pas illégal en France). Mais ces annonceurs débordent aussi sans vergogne et régu­liè­rement – et au mépris des règles d’usage écrites de Craigslist – dans la rubrique Offres de services : services théra­peu­tiques (destinée aux masseurs diplômés), et surtout dans les rubriques Rencontres (destinées aux annonces non « commerciales »), où elles sont sans ambiguïté : « Un peu en panne de thunes là, si quelqu’un se sent une âme altruiste et voulait m’offrir des ‘roses’ ». En argot de l’internet, les roses sont des espèces sonnantes et trébu­chantes. Un autre terme que l’on y trouve de façon accrue est 420 (« herbe »).

Dans la rubrique Coups de cœur/de gueule on peut trouver par exemple le témoignage d’un indi­vidu qui ne cherchait qu’un massage de rela­xation – ni éro­tique, ni théra­peu­tique. Il signale les possibles effets nocifs de leurs mani­pu­lations (des vertèbres, du système lympha­tique) par mécon­naissance patente du corps. Dans cette rubrique qui est un vrai fourre-tout on trouve aussi des textes qui sont des copiés-collés intégraux d’articles de journaux (français et autres) en violation des lois de propriété intellectuelle.

On est en droit de s’inter­roger sur les moyens que Craigslist met en œuvre pour tenter de limiter ces phéno­mènes : certains débor­dements pourraient être détectés auto­ma­tiquement – notamment le spam répété (vocabulaire, sites, numéros de téléphone, personnes…) – et donc effacés dès leur appa­rition puis leur source bloquée : c’est ce qui se fait dans nombre de sites et de blogs. Or ces annonces se retrouvent quoti­dien­nement dans Craigslist et y perdurent malgré les signalements manuels.

Tout système humain – qu’il soit technique, social, politique – peut être détourné de sa finalité aussi altruiste soit-elle par des humains et exploité par des indé­licats, des désé­qui­librés ou des criminels. Plus il est complexe, plus il se prête faci­lement à ce genre de débor­dements. Incon­trôlées, les dérives peuvent s’avérer parfois tragiques. C’est le délicat équi­libre entre la liberté des indi­vidus et la protection de tous qui est constamment remis en jeu.

12 août 2009

Life in Hell: Jeff’s dreams come true

Classé dans : Actualité, Société, Économie — Miklos @ 22:38

Extraits du journal de Jeff.

Lundi soir. Demain c’est le grand jour : ils doivent enfin me livrer le matelas et le sommier de mes rêves. Déjà que c’était si dur de le trouver, puis de l’acheter. J’espère qu’ils ne viendront pas trop tard, ils m’ont dit qu’ils passeraient entre l’aube et le déjeuner.

Mardi matin. J’ai appelé, ils ont dit qu’ils passeraient vers 8h30. Pas trop tôt, j’ai encore fait plein de cauchemars cette nuit. Vivement que je change de lit ! Plus tard. La cata. Ils sont venus, mais uniquement avec le sommier ! Ils prétendent que c’est la faute à la vendeuse du BHV qui aurait dû préciser de livrer le matelas et le sommier ensemble. C’est idiot, qui voudrait les recevoir séparément ? Moi je crois que c’est la faute à Cofinoga : ils se vengent de ce que je n’ai pas pris leur carte. Du coup, les livreurs ont laissé le nouveau sommier dans la chambre debout contre l’armoire. Maintenant, elle est bloquée, je ne pourrai y prendre des vêtements propres pour demain. Églantine est furieuse. Encore plus tard. J’ai rappelé le centre de livraisons. Ils m’ont répondu que, comme le matelas ne leur a pas été commandé, ils n’en ont donc pas en réserve (de matelas ou de livreurs, je ne suis pas sûr d’avoir compris), et c’est donc une affaire de plusieurs semaines. Je sens que je vais craquer, je sens que je vais craquer… J’ai supplié, menacé, cajolé, insisté. Épuisés, ils ont accepté de me livrer demain. Ils en ont donc en réserve, ces menteurs.

Mercredi matin. Houra, ils ont apporté le matelas tôt ce matin, et pris les anciens sommier et matelas qui commençaient à se transformer en futon ! L’armoire est dégagée, je peux enfin me changer. Mais maintenant, c’est de lit qu’il faudrait que je change, le nouveau couchage est si haut qu’il me faut un marchepied pour y accéder. Et je sens que je vais rêver que je tombe ! Cauchemar pour cauchemar… Je devrais peut-être revenir à l’ancien lit ? On verra bien demain…

Jeff et Akbar sont les personnages d’une série de bandes dessinées de Matt Groening, qui est aussi le père de la fameuse – et infâme – famille Simpson.

7 août 2009

Cacophonie après le bruit

Classé dans : Actualité, Économie — Miklos @ 10:39

On aurait pu s’attendre à une réaction concertée des puissances publiques, après les dernières annonces concernant les rémunérations phénoménales que les banques, récemment secourues par lesdites puissances de leurs pays respectifs, promettent d’accorder, non pas à leurs clients (ne rêvons pas) mais à leurs opérateurs.

Voici ce qu’on pouvait lire ce matin dans une seule et même dépêche de Reuters :

· Christine Lagarde a indiqué qu’il n’était « pas question de donner des ordres aux banques ».

· Le Premier ministre français, François Fillon, a demandé jeudi aux banques de respecter leurs engagements.

· Le président de la Banque centrale européenne, Jean-Claude Trichet, avait demandé aux établissements bancaires de respecter les règles internationales en matière de rémunérations.

Tout ça semble incohérent : soit il y a des règles internationales (dixit Trichet), donc il n’était pas nécessaire d’y rajouter des engagements (Fillon), et on était en droit de donner aux banques l’ordre de s’y conformer. Si, par contre, il n’y a pas de règles (malgré ce qu’affirme Trichet), mais les banques ont signé des engagements (que Fillon leur rappelle), là aussi on est en mesure de leur donner l’ordre de s’y conformer.

Mais si finalement c’est Lagarde qui a raison, et que les « règles » de Trichet et les « engagements » de Fillon n’ont rien de formel ni d’obligatoire, que ce ne sont que des déclarations de (bonnes) intentions, on ne peut rien intimer aux banques ni a fortiori les sanctionner ; elles n’ont donc aucune raison de changer leur modus operandi. Ce n’est pas que la finance qui est dans un drôle d’état, c’est l’État aussi…

The Blog of Miklos • Le blog de Miklos