Miklos
« Je donne mon avis non comme bon mais comme mien. » — Michel de Montaigne

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9 octobre 2013

Comment choisir son docteur (et son hôpital)

Classé dans : Actualité, Littérature, Santé — Miklos @ 8:30


Cartographie de synonymes de « médecin ». Source :
Bob dictionnaire arg. pop. fam.
Cliquer pour agrandir.

Temporis ars medicina fere est.Bien prendre son temps, voilà presque tout le secret de la médecine. — Ovide, Les remèdes à l’amour.

The best doctors in the world are Doctor Diet, Doctor Quiet and Doctor Merryman.Les meilleurs médecins du monde sont :
Le Docteur Diète, le Docteur Tranquille et le Docteur Joyeux.
— Jonathan Swift, Conversation polie, “Dialogue II”.

He had been a doctor a year now and has had two patients, no, three, I think — yes, it is three; I attended their funerals.Cela faisait un an qu’il était médecin, et il avait deux patients,
non, trois, me semble-t-il — oui, c’est bien cela, trois patients.
J’ai assisté à leurs funérailles.
— Mark Twain.

Optimistic lies have such immense therapeutic value that a doctor who cannot tell them convincingly has mistaken his profession.Les mensonges optimistes ont une telle valeur thérapeutique
qu’un médecin qui est incapable d’en faire de façon convaincante
s’est trompé de métier.
— George Bernard Shaw.

Never go to a doctor whose office plants have died.N’allez jamais chez un docteur dont les plantes de la salle d’attente sont mortes. — Erma Bombeck.

Tous les docteurs ne sont que des charlatans. Et tous les malades aussi. Seule la marine est honnête en Angleterre. — Eugène Ionesco, La Cantatrice chauve.

Un patient retrouvé mort dans les toilettes d’un hôpital, 10 jours après sa disparition. — Libération, 27 septembre 2013.

Woman found dead in hospital stairwell believed to be missing patient . — CNN, 9 octobre 2013.

8 octobre 2013

Épurations

Classé dans : Actualité, Médias, Politique — Miklos @ 11:08

Dans son émission L’Invité politique diffusée ce matin conjointement sur Radio Classique et sur LCI, Guillaume Durand interrogeait Bernard Accoyer sur les éventuels accords entre l’UMP et le FN pour les prochaines échéances électorales, à quoi Accoyer a répondu (je cite de mémoire, l’émission n’est pas encore en ligne), « Pas d’accord avec l’extrême droite ».

Cette réponse soulève deux questions :

1. On vient d’apprendre que, dans son entreprise d’épuration (de la langue politique, bien entendu), la cheffe du parti en question vient d’envoyer une assignation à Laurent Joffrin, directeur de la publication du Nouvel Observateur, pour délit de qualification de son parti d’« extrême droite » par un de ses journalistes. Cette information démente est démentie par la dame en question qui dit qu’elle a uniquement demandé un droit de réponse (ce qui est mieux qu’un gauche au menton). Fera-t-elle l’un ou l’autre avec Bernard Accoyer ou cherchera-t-elle à ménager l’UMP avec lequel… ?

2. Autre hypothèse : Bernard Accoyer n’excluait pas, par cette réponse, des accords avec ledit parti, et ce qualificatif s’appliquerait en fait dans son esprit à d’autres partis, tels ceux que la Wikipedia en français liste explicitement dans sa rubrique Principales organisations d’extrême droite en France existantes (sic). On se demande en passant si l’encyclopédie mondiale a reçu une assignation ou une demande de droit de réponse pour avoir mentionné le parti en question dans cette liste.

6 octobre 2013

Au menu hier soir (extraits)

Classé dans : Actualité, Cuisine — Miklos @ 15:59

Egg nog
Source : Mapie de Toulouse-Lautrec, La cuisine de Mapie. Le Livre de poche.

Pour vingt personnes

6 œufs
250 gr. de sucre en poudre
½ l. de cognac ou de whisky
1dl. de rhum
1 l. de lait
¾ l. de crème fraîche
cannelle (zut, j’avais oublié d’en rajouter, mais c’est sa faute, elle n’en parle pas dans la recette).

Séparer les blancs des jaunes d’œufs.

Battre les jaunes d’œufs jusqu’à ce qu’ils deviennent très légers et mousseux.

Rajouter le sucre et continuer à battre.

Ajouter les alcools en mélangeant bien.

Laisser reposer 1-2 heures au frigo en mélangeant de temps en temps.

Ajouter le lait.

Fouetter la crème et la rajouter en mélangeant bien pour éviter les « grumeaux ».

Battre les blancs d’œuf en neige et rajouter en mélangeant déli­ca­tement mais soigneusement.

Laisser reposer plusieurs heures au frigo.

Ah, oui ! Et la cannelle, ne pas l’oublier.

Mousse de harengs à la russe
Source : Cuisine russe, C.I.L. vie pratique/cuisine.

300 gr de filets de harengs (la recette parle de harengs fumés, plus communs ; je préfère le matjes que je trouve bien plus délicat et qu’on trouve chez Naouri)

25 cl. de crème fraîche épaisse (je prends de la Bridélice, qui est plus légère)

3 cuil. à soupe de jus de citron

6 cuil. à soupe d’huile

poivre.

Pour la décoration et le service

citron, persil, blinis

Réduire les filets de hareng en crème au mixeur.

Rajouter graduellement, comme pour une mayonnaise, l’huile et la crème fraîche en alternant, puis le jus de citron.

Saler, poivrer, puis mettre à rafraîchir.

Décorer avec des brins de persil et des rondelles de citron.

Servir avec des blinis.

Crème à l’aubergine et pâte de sésame
Source : Ruth Sirkis, From the kitchen with love (publié en hébreu).

700 gr (ou 2-3) de belles aubergines

2-3 cuil. à soupe de jus de citron.

1 gousse d’ail écrasée

1 verre de tahini (ou tehina : pâte faite de sésame écrasée, on en trouve dans les magasins bios, par exemple)

1/4 cuil. poivre noir

1 cuil. d’aneth haché (je crois bien l’avoir oublié hier… !)

2 échalotes hachées.

1 cuil. soupe huile d’olive.

Percer les aubergines avec une four­chette en deux ou trois endroits pour éviter qu’elles ne s’ouvrent lors de la cuisson. Les cuire à sec (par ex. au four sous le gril pendant 45 min. ; ma mère le faisait dans une casse­role, à sec), en retournant 1-2 fois, jusqu’à ce que l’intérieur soit tendre.

Les éplucher, puis écraser la chair à la fourchette ou cuiller en bois.

Rajouter le jus de citron, l’ail, la tahini.

Sel, poivre, aneth, échalotes, huile d’olive.

Rafraîchir.

Knishes (ou pirojki) au saumon
Source : Alain Taubes, Cuisine yiddish. L’Archipel.

Pour la pâte brisée

300 gr. de farine
150 gr. de beurre demi-sel
un peu d’eau
1 jaune d’œuf pour dorer.

Pour la farce

200 gr. de chutes de saumon fumé
100 gr. d’épinards cuits.
1 cuil. à soupe d’huile
1 cuil. à soupe de crème
un peu de raifort, éven­tuellement
(on en trouve chez Naouri ; du jus de citron devrait aussi faire l’affaire, je pense)
sel, poivre.

Pétrir légèrement farine, beurre et eau jusqu’à l’obtention d’une boule souple qui ne colle pas.

L’envelopper de film cellophane et laisser reposer 1-2 h voire une nuit hors du frigo.

Mélanger les ingrédients de la farce.

Étaler la pâte et y découper des rondelles (de 6 à 8 mm, il y a des appareils pour ce faire).

Y déposer 1 c. à dessert de farce, humecter les bords et recoller.

Badigeonner avec l’œuf (éven­tuellement légèrement rallongé avec une larme d’eau) et mettre au four préa­la­blement chauffé à 200° sur papier sulfurisé pendant 15-20 min.

Pâté de thon à l’aoïli
Source : Christian Delu, Pâtes, tourtes et terrines, éd. Solorama.

Pour l’appareil

600 gr. de thon au naturel égoutté

80 gr. de farine

8 œufs

100 gr. de crème fraîche épaisse.

Pour l’aïoli

1 jaune d’œuf

3 gousses d’ail écrasé

huile de tournesol

sel, poivre

éventuellement : jus de citron.

Égoutter le thon, l’émietter et le bien mélanger à la farine.

Rajouter les œufs et la crème et bien mélanger (pour ma part, je bats au fouet les œufs et la crème, puis je les incorpore).

Saler, poivrer.

Mettre dans un moule beurré et cuire environ une heure dans le four préalablement chauffé à 150°.

Pour l’aïoli, faire comme pour une mayonnaise. Saler, poivrer voire rajouter un filet de jus de citron.

Tarte à la fourme d’Ambert

Pour la pâte brisée

250 gr. de farine
125 gr. de beurre demi-sel
un peu d’eau
1 jaune d’œuf pour dorer.

Pour l’appareil

Trois tranches de fourme d’Ambert (env. 750 gr.)

500 gr. de crème fraîche épaisse
4 œufs

50-100 gr. cacahuètes grillées
sel, poivre.

Préparer la pâte brisée (cf. ci-dessus).

Passer au mixer le fromage, la crème fraîche, les œufs.

Concasser les cacahuètes. Les mélanger à l’appareil.

Chemiser un moule à tarte, y disposer la pâte en fronçant le bord et en le badigeonnant avec le jaune d’œuf.

Mettre au four préalablement chauffé à 180° pendant 30 minutes environ ou jusqu’à ce qu’elle soit bien dorée.

Salade de carottes

un bon kg. de carottes
1-2 pomelos
50-100 gr. de raisins secs ou de canneberges
1-2 cuil. d’huile
jus de citron (au goût)
cumin, sel, poivre.

Mettre les raisins secs dans une casserole, les couvrir d’eau, porter à ébullition pendant quelques minutes. Les sortir de l’eau et laisser un peu refroidir (ce qui a pour effet de les réhydrater et les rendre plus agréables à manger).

Râper les carottes.

Rajouter la chair des pomelos et les raisins secs, puis le jus de citron.

Assaisonner.

Carrot Cake
Source : Constance Borde et Sheila Malovany-Chevallier, 300 recettes de cuisine américaine. Éd. Jacques Grancher.

Cf. la recette dans mon blog… Au lieu d’en faire un grand gâteau, j’ai mis l’appareil dans des moules individuels.

4 octobre 2013

Avis important aux lecteurs de ce blog

Classé dans : Actualité, Sciences, techniques — Miklos @ 15:57


Jack Richardson lors d’un combat entre pirates en décor extérieur
dans The Sea Panther de Heffron (Triangle). 1918. (
source)

J’ai constaté hier soir qu’une intrusion informatique avait eu lieu dans le site où mon blog est hébergé : toutes les pages de ce blog ont été modifiées à partir d’hier (jeudi) vers 18h30 d’une façon invisible à l’œil nu, mais qui consiste en un rajout d’un petit logiciel malveillant (pour les connaisseurs : c’est du Javascript).

Ce logiciel est supposé se déclancher à chaque fois que quelqu’un consulte quelque partie que ce soit de mon site : il pourrait, par exemple, installer sur l’ordinateur de la dite personne des logiciels pirates tels que ceux à l’affût des mots de passe qu’on y tape (pour les connaisseurs : un sniffeur).

Je dis « est supposé », « pourrait », parce que je ne suis pas arrivé à déterminer ce que ce petit logiciel malveillant fait ; il est clair, au moins, qu’il se connecte tout aussi subrepticement à un site localisé aux US.

Je suis arrivé à restaurer cette nuit le blog et l’ensemble de mes sites en l’état précédent le début de l’intrusion, mais si vous vous y étiez venu faire un tour entre jeudi 18h30 et vendredi 4h30 (du matin…), je vous conseille vivement de vérifier l’état de votre ordinateur en y lançant une recherche complète (scan) de logiciels malveillants (notamment ceux du type appelé chevaux de Troie). Votre antivirus (ne me dites pas que vous n’en avez pas…) devrait savoir le faire, mais je vous suggère de toute façon d’utiliser aussi Malwarebytes, un excellent logiciel gratuit (cliquer sur Télécharger puis suivre les instructions qui s’affichent).

29 septembre 2013

Au-delà de l’infini

Classé dans : Actualité, Langue, Littérature, Médias, Sciences, techniques, Société — Miklos @ 10:35


François Guizot, Nouveau dictionnaire universel des synonymes de la langue française, 1822.
Cliquer pour agrandir.

« Ce qui a été, sera, et ce qui a été fait, sera fait, et n’y a rien de nouveau sous le soleil. » — Ecclésiaste I:9, trad. Castellion.

« Nous disons donc hardiment que tout ce qu’il y a dans la nature, matière, esprit, nombre, durée, est actuellement et positivement infini. [...] La grande réponse que nous faisons par avance sur les contradictions prétendues qu’on nous formera sur l’infini, est que nous admettons, sans balancer, des infinis plus grands les uns que les autres, et surtout différents les uns des autres ». —Traité de l’infini créé, attribué à Malebranche (1638-1715).

Selon que l’on ait une vision cyclique ou linéaire du temps et de l’espace, et donc de la vie et de l’univers –, notre conception de l’infini variera du tout au tout : dans le premier cas, à force d’avancer on revient à son point de départ, ad inf. C’est la vision de l’Ecclésiaste. Dans l’autre, c’est la vision de Malebranche – deux cents ans avant les nombres cardinaux de Cantor (qui n’ont rien à voir avec le décompte des électeurs du pape, soit dit en passant), tout de même – qui prévaut.

Ces profondes réflexions nous sont suggérées par l’expression « Merci infiniment » dont l’emploi croissant (on vient d’entendre l’ineffable Claire Chazal le répéter au nonpareil Jean d’Ormesson), et donc croassant à nos délicates oreilles, a infiniment banalisé le sens littéral : on rejoint là la conception antique de l’infini. Autant dire « Merci », tout simplement, voire ne rien dire du tout.

Par contre, pour ceux des adeptes de Malebranche qui souhaitent réellement exprimer l’infini tout en ne fermant pas la perspective à des remerciements encore plus ampoulés, emphatiques ou boursouflés, on conseillera l’usage des nombres cardinaux de Cantor : « Merci transfiniment », pour faire court, ou, si l’on souhaite pinailler, « Merci א0 », « Merci א1 » (qui se disent respec­tivement Aleph zéro et Aleph un)… selon le degré de remerciement que l’on souhaite exprimer. Nous, on ira pendant ce temps relire L’Aleph de Borgès, recueil qui commence, comme il se doit, par L’Immortel et se termine par la nouvelle éponyme L’Aleph.

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