Miklos
« Je donne mon avis non comme bon mais comme mien. » — Michel de Montaigne

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22 février 2012

Ces chères grandes Mesdames de Scudéry, de Lespinasse, de Maupin, Julie…

Classé dans : Actualité, Langue, Littérature — Miklos @ 9:37

« Vous savez que le mot miss en Angleterre veut dire mademoiselle. Mais vous savez qu’il veut dire aussi ratage. » — Hervé Lauwick.

Dorénavant, le mot Mademoiselle nous manquera (ou, comme dira flegmatiquement ce Britannique en débarquant sur la Promenade des Anglais pour rejoindre sa maîtresse, I miss my miss in Nice, now) : il se rajoutera à la longue liste des mots bannis de notre langue.

Pourquoi, au lieu d’appauvrir encore notre langue, n’en a-t-on pas profité, au contraire, pour remettre au goût du jour un mot autrefois utilisé, mondamoiseau (qu’on aurait pu moderniser en mondemoiseau, terme qui rime hypo­co­ris­ti­quement avec mon ’tit oiseau) ? Patricia Niedzwiecki écrivait à son propos dans Le langage au féminin : les mots pour la dire (Castells, 2000) :

À l’origine cependant, jeunes femmes et jeunes hommes se trouvaient sur un pied d’égalité, les unes portant le titre de « mademoiselle », les autres de « mondamoiseau ». Pour les deux sexes, ce titre indiquait l’état de célibat, la disponibilité. Il n’était pas que les demoiselles à représenter « un bon parti ».

On en viendra bientôt à supprimer aussi les articles « il » et « elle », dont le virulent sexisme qu’ils suggèrent a causé la disparition de leurs équivalents aux Etats-Unis il y a déjà belle lurette et leur remplacement par they, pluriel asexué qui n’a pas d’équivalent en français.

Nous, on a on, c’est une chance maintenant, comme ça on se trompera pas sur la quantité. Il ne sera pas facile de s’adapter : quand on était môme, pardon, quand nous étions petits, nos parents nous décourageaient de l’utiliser, mais maintenant c’est plus pareil, ça change, ça change, comme le chantait Boris Vian.

Dans la foulée de la nouvelle directive, est-ce que le ministère de la culture va renommer dans les livres de classe les noms de la Grande Mademoiselle et de ses consœurs, Mesdemoiselles de Scudéry, de Lespinasse, de Maupin, Julie ou Chanel et tant d’autres célébrités du passé ? On se souvient du sort qui a frappé un roman d’Agatha Christie, qui a subi deux purges de son titre, l’original Ten Little Niggers devenant Ten Little Indians puis And Then There Were None, sort qui a épargné le célèbre roman de Conrad, The Nigger of the “Narcissus” (sans doute du fait de sa relative obscurité en comparaison avec les polars de la reine du crime).

On (pardon, maman) s’est donc intéressé aux usages anciens de ce mot-dorénavant-imprononçable. Voici les quelques premières réponses de Google Books concernant les ouvrages publiés de 1400 à 1600 et comprenant ce terme :

La première réponse ne manque pas de surprendre, un style si moderne et une préface d’André Maurois (1885-1967) à ce roman d’un auteur québécois plus jeune de vingt ans que Maurois, dans un livre publié en 1564, du temps où le Québec, colonie française de la Nouvelle-France, s’appelait encore Canada ? La machine à voyager dans le temps a donc bien été inventée !

On a regardé de plus près la couverture du livre, et tout s’explique : tout en bas, il est indiqué l’adresse de l’éditeur : 1564, rue Saint-Denis. Montréal. On n’ose imaginer qu’un catalogueur humain ait pris ce nombre pour la date d’impression, et on laissera le lecteur imaginer le coupable.

Le suivant concerne l’un des nombreux ouvrages d’histoire de l’abbé Jean-Chrysostôme Bruslé de Montpleinchamp (1641-1724), et publié 150 ans avant sa naissance. La page de garde porte effectivement comme date de publication M.CD.XCI. au lieu de M.DC.XCI. Il est vrai qu’on peut facilement se tromper dans ce système dans lequel l’inversion de deux lettres indique une soustraction…

Quant au Veau d’or, il ne s’agit pas de celui fondu au pied du mont Sinaï, mais d’un roman de Frédéric Soulié (1800-1847) qui commence par ces mots : « Au mois de septembre 184., durant une nuit pluvieuse, il se passait au bois de Boulogne un événement dont les journaux parlèrent beaucoup. » Outre le fait que les journaux parlent toujours beaucoup du bois de Boulogne qui semble coutumier de faits pas très catholiques, cette phrase n’aurait pu être publiée en 1582, ni du fait de son orthographe ou son style, ni du fait de la date (à moins que ce ne fut un roman d’anticipation)… Et pourtant, c’est ce que la couverture du livre indique, au lieu de 1852 (comme on peut le voir dans d’autres éditions). On n’a pas trouvé de circonstance atténuante.

Mais pour en revenir à ce mot désuet par décret, on citera l’extrait d’une célèbre et nonobstant tragique histoire publiée en 1956, pardon, en 1596 dans XVIII. histoires tragiques extraictes des œuvres italiennes de Bandel, & mises en langue françoise. Les six premieres, par Pierre Boisteau, surnommé Launay, natif de Bretaigne. Les douze suyuans, par François de Belle-forest, Comingeois. Il s’agit de celle de « Deux amants qui moururent en un mesme sepulchre, l’un de poison, l’autre de tristesse ». Vous voyez de qui il s’agit ? Lisez donc ce passage (où on a modernisé l’orthographe à l’excepté du mot obsolète en question, en espérant ne pas être poursuivi pour ce double délit) :

Cependant que les choses étaient en cet état, on se prépara à Vérone pour faire les obsèques de Juliette. Or ont une coutume, qui est vulgaire en Italie, de mettre tous les plus apparents d’une lignée en un même tombeau, qui fut cause que Juliette fut mise en la sépulture ordinaire des Capulets, en un cimetière près l’église des Cordeliers, où même Thibaut était enterré. Et ses obsèques parachevées honorablement, chacun s’en retourna, auxquelles Pierre serviteur de Roméo avait assisté, car comme nous avons dit ci-devant, son maître l’avait envoyé de Mantoue à Vérone faire service à son père, & l’avertir de tout se qui se bâtirait en son absence à Vérone. Et ayant vu le corps de Juliette enclos dedans le tombeau, jugeant comme les autres, qu’elle était morte, prit incontinent la poste, & fit tant par sa diligence, qu’il arriva à Mantoue, où il trouva son maître en sa maison accoutumée, auquel il dit (ayant ses yeux tous mouillés de grosses larmes) : « Monseigneur, il vous est survenu un accident si étrange, que si ne vous armez de constance, j’ai peur d’être le cruel ministre de votre mort. Sachez Monseigneur, que depuis hier matin madamoiselle Juliette a laissé ce monde pour en chercher repos en l’autre, & l’ai vue en ma présence recevoir sépulture au cimetière de Saint François. » Au son de ce triste message, Roméo commença à mener tel deuil qu’il semblait que ces esprits ennuyés du martyre de sa passion dussent à l’instant abandonner son corps, mais forte amour qui ne le peut permettre faillir jusqu’à l’extrémité lui met en sa fantaisie que s’il pouvait mourir auprès d’elle, sa mort serait plus glorieuse, & elle (ce lui semblait) mieux satisfaite.

On en connaît l’issue fatale.

Avant que de nous quitter, on recommandera aux lectrices militantes la lecture de La furieuse et effroiable guerre des masles contre les femelles, représentant en trois dialogues les prérogatives et dignitez tant de l’un que de l’autre sexe avec les meslanges poétiques du Sieur de Cholières, publié originellement en 1588 (avec privilège du Roy) et récemment réédité.

Et sur ce, Madame, Mademoiselle, Monsieur, bonsoir !

21 février 2012

Philippe Tesson : « Nicolas Sarkozy a une façon suicidaire de conduire les affaires de l’État »

Classé dans : Actualité, Médias, Politique — Miklos @ 15:41

C’est ce que l’auto-proclamé moraliste Philippe Tesson a affirmé au micro de Radio Classique dans le débat qui l’opposait à Bruno Roger-Petit lors du Club de la presse du mardi 21 février (il ne faisait pas ainsi preuve d’ori­gi­nalité et d’ailleurs l’intéressé s’en fout, comme l’écrivait L’Essentiel Online quelques jours aupa­ravant). Ce n’est pas la première fois que ce supporter de l’occupant actuel de l’Élysée s’exprime à propos de sa santé mentale : en 2009, il avait affirmé que « Sarkozy est un cas psychiatrique. Il relève de psychiatrie. Il n’est pas équilibré. » À se demander ce que ce soutien révèle de quoi relève Philippe Tesson lui-même (l’amour est-il si aveugle que ça ? si oui, c’est peut-être du ressort de l’ophtalmologie), mais ce n’est pas le propos de ce billet.

Le sujet de l’émission en était l’affaire qui agite actuellement les médias, l’annonce de la nomination prévue de Jean-Louis Borloo à la tête de Veolia. Tesson qui, comme Saint Thomas, ne croit que ce qu’il voit – il l’affirme haut et fort (et donc son opinion médicale à propos de Sarkozy doit se baser sur des certificats médicaux) –, tout en reconnaissant que Sarkozy y a sans doute pensé et qu’il le croît « capable de faire une telle connerie », n’accorde aucun crédit à cette information (qui n’en est pas une pour lui, « croustillante et non avérée ») et d’ailleurs, tout l’establishment a démenti et il ne s’est rien passé, ah, ces journalistes qui disent n’importe quoi (il en est un, de journaliste, il doit le savoir).

Bruno Roger-Petit lui a rétorqué que cette nouvelle était le fait d’infor­mations recoupées et confirmées par des médias sérieux, Les Échos et Libération, d’une part – tout en émettant le doute que son interlocuteur les ait lues –, et que le revirement à ce propos, suite au tollé général, n’était pas preuve que cette nomination ne se concoctait pas dans les antichambres du pouvoir au moment où on l’a révélée au grand jour ; il a rappelé l’information que Ben Bradley avait publiée dans les années 60, sur l’intention de l’admi­nistration américaine de Kennedy d’envahir Cuba, qui a été démentie et qui a mis fin à ce projet bien réel : au moment où elle a été publiée, elle était vraie.

L’enjeu

Classé dans : Actualité, Politique, Progrès, Récits, Société — Miklos @ 12:03

La Ville est dorénavant couverte de caméras. Il y en a partout, à tous les coins de rues, sur les arbres et les réverbères qui les bordent, sur les feux aux carrefours et sur les poubelles des trottoirs, sur les façades des immeubles et des bâtiments, dans les petites et grandes surfaces, les cinémas, les théâtres et à l’Opéra, sur les grilles des jardins publics aux pelouses nettes de toute haie ou bosquet, dans les couloirs du métro, sur les quais et dans les rames, dans les sanisettes, même. Les porches et les entrées des édifices en sont tapissés, elles recouvrent tout, depuis les égouts et leurs bouches jusqu’aux gouttières et aux cheminées aux faites des toits. Les scanners corporels complètent ce dispositif : tout lieu public ou commercial doit légalement en posséder, et on commence à en installer dans les check-points des hauts grillages qui délimitent les quartiers.

Microscopiques et communiquant sans fil, quasi indétectables, ces caméras équipées de micros hyper sensibles voient, entendent et enregistrent tout, de jour comme de nuit. C’est pour rassurer le citoyens innocent – de quoi, on se le demande –, martèle sans relâche le ministre chargé de la sécurité intérieure : avec ce quadrillage imparable, cette détection en temps réel de tout mouvement suspect, aucun vol, aucune agression, aucun accident ni, Dieu préserve, attentat ne peut avoir lieu, ni, a fortiori, rester impuni.

Affirmation que démentent pourtant les statistiques clandestines. La criminalité s’était, comme toujours, adaptée. Il n’y a effectivement plus de grands braquages ou de règlements de comptes à la mitraillette, de viols dans les renfoncements de portes cochères obscures ou de vols à l’arrachée. Mais d’anciennes méthodes éprouvées reviennent à la mode : microfléchettes empoisonnées à l’action à retardement, lettres à l’anthrax, ou, de plus près, parapluies bulgares, polonium-210, thallium voire arsenic dans les aliments. L’internet permet dorénavant d’usurper des identités, de piéger des jeunes proies, de falsifier des cartes de crédit, de pirater des comptes bancaires et de détourner des fonds importants sans laisser de traces. Les greffes de visage et de cordes vocales à finalité esthétique se sont tellement perfectionnées qu’elles se pratiquent maintenant en ambulatoire ; il suffit donc de moins d’une journée pour se refaire une identité vierge et se rendre ainsi méconnaissable aux yeux et aux oreilles des caméras.

Face à cet échec que le pouvoir en place ne veut admettre mais que tout le monde subit, que préconiseront donc maintenant les candidats à la prochaine élection ?

18 février 2012

How to detect Craigslist’s rental scams

Classé dans : Actualité — Miklos @ 22:06

Most of the room & share scams (but that applies to other sections as well) consist of the same ad posted in different cities, on Craigslist and elsewhere. They usually share these characteristics:

1. The rent is quite below the market for the goods.

2. The description is usually not specific to the apartment, to the building, to the neighbourhood or to the city itself (obviously, as the scammers have never been there). When it is, it may be atypical for the place (e.g., speaking of a “house” in Paris).

3. There are usually distinctive stylistic, grammatical and typographical quirks (most notably, punctuation).

4. The ad is posted almost verbatim elsewhere.

The fourth characteristic is the easiest one to check. Let’s take for example this ad, posted today:

EUR500 Double Room To Let (central PARIS)

I have a beautiful double room in a clean and tidy flat in eme 10The room is bright with plenty of storage.

With regards to the flat, the lounge is very spacious, modern and full of light. The kitchen is separate and again of a very good size and fulyl equipped with all modern appliances..

Ideally I am looking for a like minded clean and tidy, non smoking

The way the area is specified at the end of the first sentence is nonsensical, for anyone who knows anything about Paris. If you look up the first part of that sentence in a search engine, it will show the same ad in Ealing (UK).

Additionally, if you search just for the mistyped words, “and fulyl equipped”, an interesting ad (now gone) comes up, for a higher (and reasonable) rent, with description of the neighbourhood, with specific information about the household, flatmate and facilities, and five photos. This is probably the source the scammer used to concoct his scam.

Three other very similar ads were posted today in the same section:

EUR500 Fantastic double room with ensuite (central PARIS)

I have one lovely double room with ensuite available. It’s a spacious room with bed, wardrobe and a chest of drawers.

The room is available and am a private landlord – so no agency nonsense to worry about.

The flat has three rooms, all with their own ensuite. Our living room and kitchen face directly and we have our own private maintained garden.

First off, the capitalization of the city is identical to the previous one, and that in and of itself is an indication. Then the “Our living room and kitchen face directly” is stylistically incorrect. No wonder, here is the Leeds ad where it was lifted from, where it reads “Our living room and kitchen face directly onto Woodhouse Moor and we have our own private maintained garden”.

EUR500 Large double room with ensuite (central PARIS)

Very nice large double room with two seater sofa. Recently redecorated room with clean bed and desk. If you’re a quiet person who likes to keep themselves to themselves and at the same time wants to live with someone friendly and considerate, then this is for you.

Everything is on the door step: shops, gym, theatre.

This area has so much to offer. The transport links are amazing

with a desk, wardrobe, chest of draws, bed and fridge. The flat is situated a few minutes from the metro station and has a lot of general amenities to it, such as local markets, supermarkets, restaurants and bars.

Bills are included in the rent, I also have Wireless Internet Access.

The cut-‘n-paste lousy work shows up in the transition from the third to the fourth paragraph: the first three come from one legit ad, the rest from another one, with “metro station” replacing “underground station”

Now, if you wonder how those scams work, read here. In most cases, these scammers say they are in the UK (whence you should wire them the monies in advance) and will provide you with their UK phone number, but these numbers are taken from a pool of UK numbers which you can subscribe to through the Internet (i.e., without even being in the UK) and with so-called from divert service at no cost. In most cases, the call ends up in Nigeria.

16 février 2012

Et la cuti de Christian Vanneste, alors ?

Classé dans : Actualité, Politique, antisémitisme, racisme — Miklos @ 0:47

Si, à propos de Christine Boutin, on s’était demandé si elle avait viré sa cuti, se pose à propos de ce député UMP (ou, plus probablement, futur ex député UMP) une question quelque peu différente : en est-il ?

De quoi, demandez-vous ? De la manchette, voyons. En d’autres termes, serait-il en fait un inverti refoulé ?

Il semble en tout cas le suggérer dans l’une des multiples vidéos dont il inonde le web et dans laquelle il explique « pourquoi la famille est un enjeu essentiel pour l’avenir du pays », monopilisant monopolisant une bonne partie de l’entretien à la question gaie.

Selon lui, la caractéristique de l’homosexuel est un « le narcissisme, dont le fondement (pas celui de l’homosexuel, voyons !, mais celui de son narcissisme) même est le refus de l’autre. » Il n’y a qu’à regarder la vidéo en question entre deux nausées pour constater avec quelle jouissance narcissique (il reconnaît d’ailleurs bien volontiers qu’on est tous quelque peu narcissiques et qu’il y en a en politique comme ailleurs) il se délecte à rejeter l’autre. Et à citer Oscar Wilde (qu’il qualifie d’« homosexuel lucide ») qu’il a lu. Conclusion ?

On remarquera aussi qu’il critique le rôle démesuré de cette minorité « discrète, marginale, parfois sujette à plaisanterie » au sein des médias et celui de leurs lobbies au cœur du pouvoir, et possédant « un art consommé de la déformation des faits » et « de faire prendre des vessies (pas celles des homosexuels, Dieu préserve !) pour des lanternes ». Cela ne vous rappelle pas quelque chose ? « Ils » sont partout. D’ailleurs, « ils » s’allient.

Quant à son affirmation qu’il n’y a « pas eu de déportation des homo­sexuels », elle consiste en un tour de passe-passe à deux temps commun aux négationnistes de tous poils (génocide arménien, Samudaripen, Shoah…) : en en minimisant les chiffres (30.000 en Allemagne, dit-il, tandis que les historiens affirment le double), ou en les réduisant à zéro (en France). Or, même si ce n’est qu’un point de détail comme disait l’autre, le chiffre actuellement avéré de déportés homosexuels en France dépasse sans doute de loin un autre chiffre que Vanneste trouve significatif, lui : « on peut même dire si on veut être méchant [...] que lorsque un certain nombre d’intellectuels français vont présenter leurs hommages à Mr Goebbels, il y en quand même la moitié qui sont homosexuels. » Ce qui est clair, c’est qu’il veut l’être.

Venons-en à sa conception (c’est le cas de le dire) de la famille. À l’écouter, on conclut que ce député fera voter une loi imposant de prouver sa fertilité comme condition de pouvoir accéder au mariage hétérosexuel, cérémonie qui sera assortie d’un engagement de mettre au monde 1,38 enfants sous peine d’annulation. Pour preuve, ce qu’il écrit ailleurs à propos de « l’ersatz de mariage entre des personnes qui ne fondent pas une famille parce qu’ils n’auront pas d’enfants et dont les sentiments ne regardent qu’eux ».

Au passage, on admirera l’orthographe de la question écrite qui lui est posée et la façon dont ce futur dépité prononce le nom d’Oscar Wilde : « Ouilde ». Puisque l’on fait passer des examens de français aux candidats à la nationalité, ne faudrait-il pas en faire passer de plus stricts à nos députés ?

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