Miklos
« Je donne mon avis non comme bon mais comme mien. » — Michel de Montaigne

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15 août 2012

La paille et la poutre

Classé dans : Actualité, Médias, Politique, Religion, Société — Miklos @ 14:05


On vient d’apprendre qu’un certain cardinal – qu’Europe 1 et Le Point assimilent, par le nom, à l’un des seuls papes universellement appréciés de mémoire d’homme (démarche que La Croix ne s’est pas permis de faire) – vient d’appeler toutes les communautés à prier pour que les enfants et les jeunes « cessent d’être l’objet de désir des adultes » : on ne doute qu’il pensait, en son for intérieur, à tous ces prêtres pédophiles qui ne cessent de défrayer la chronique tout en bénéficiant d’une indulgence chrétienne et plénière de la part de leur maison-mère. On ne peut qu’applaudir d’une main, et de l’autre effacer la suite indigne dans ses visées de cette prière : qu’elle fasse d’abord de l’ordre dans son jardin avant de jeter la pierre dans celle des voisins. Priez plutôt pour qu’elle revienne au réel amour de son prochain.

5 juillet 2012

Time flies like an arrow (and fruit flies like an apple)

Classé dans : Histoire, Musique, Médias, Sciences, techniques — Miklos @ 18:41


 

Looking backwards to the future, or, In these times of bad economy, innovate: get a cheap car

Classé dans : Actualité, Histoire, Médias, Progrès, Sciences, techniques, Économie — Miklos @ 16:22


This machine can go as fast on ice as on
land. The only thing it can’t do is fly.

At an expense of three dollars Meredith Coates of Kansas City, Missouri, built an air-propelled automobile which ran at a speed of twenty-two miles an hour along a smooth road. The engine is a five-horsepower motor-cycle engine and it was bought for one dollar.

The propeller was made from wood at a cost of another dollar and the last dollar was spent in making the gas-tank, boxings, steering-wheel, frame, shafts, pulleys and belt.

The apparatus was originally tried out on a canoe and the shifted to a sled. The sled runners may be seen attached to the frame in the accompanying illustration. When the ice was gone the propeller mechanism was transferred to the cart frame. The machine has all the appearance of a racing automobile.” — Popular Science Monthly, vol. 89 no. 2. August 1916. New York.

4 juillet 2012

Quand on parle de propriété intellectuelle…

Classé dans : Actualité, Langue, Médias, Politique, Société — Miklos @ 18:54

… on ne le fait pas forcément intellectuellement, surtout quand il s’agit de la presse qui est pressée, pressée…

Le Monde, comme tout le monde, veut être le premier à parler du rejet, par le parlement européen, du traité destiné à combattre la contrefaçon. Le journaliste – l’article est signé – a dû le pondre à toute berzingue et ne s’est pas relu (voire lu). On y relève des coquilles, telles

 « 478 voix contre, 39 voix pour et 165&nnbsp;abstentions » ; pour les non-informaticiens qui se demanderaient ce que ce dernier mot veut dire, on précisera que   (avec l’esperluette et le point-virgule) est un signe typographique destiné à créer une espace insécable (de façon à ce qu’aucun renvoi à la ligne ne sépare intempestivement le 165 du abstentions) et donc autant indivisidible qu’invisible, mais il ne prend qu’un seul ;

 «très impliqué dans la mobilisation conter ACTA » au lieu de « contre » ; il est vrai que « contre la contrefaçon » fait lourd, mais de là à écrire ainsi…

Mais au-delà de ces points de détails et d’autres lourdeurs de style, la cerise sur le gâteau revient à la phrase « la carte des Internets n’a pas de bordures ». Que ce soit le journaliste ou la personne qu’il cite qui a proféré cette affirmation, on se demande s’il ne s’agit pas simplement d’une charabiaesque traduction de l’anglais borders, qui signifie ici frontières… Ah, ces faux amis (je ne parle pas des journalistes, non)…

Mais où va Le Monde ? On n’en sait rien, mais en tout cas il y va vite.

Plus tard : le journaliste a corrigé son article (quel avantage, finalement, la publication électronique, on peut tout réécrire, et plus facilement que dans 1984) en prenant acte de ces remarques.

7 juin 2012

Les froufroutants dessous du marché de l’art

Classé dans : Actualité, Arts et beaux-arts, Langue, Médias, Peinture, dessin — Miklos @ 0:57

Dans une récente brève en anglais consacrée à une importante donation d’œuvres au bénéfice du Musée d’art moderne de la Ville de Paris, AMA – Art Media Agency qui se présente comme « agence de contenus sur le marché de l’art » – parle de son directeur, Fabrice Hergott, au féminin, comme on peut le voir ci-dessus, et plus qu’une fois. Ce n’est donc pas une coquille mais une vraie news, comme on dit.

Curieux, on s’est intéressé aux dessous de cette information, non pas à ceux de l’intéressé(e) mais de l’agence en question. Son site ne fournit aucun détail sur sa localisation physique ni sur son éditeur, si ce n’est que c’est une marque de A&F Markets, dont il faut alors consulter le site pour trouver une adresse parisienne.

C’est donc une société française, ce que confirme le registre du commerce.

On se demande alors comment elle a fait pour obtenir des informations si confidentielles ou intimes que même Wikipedia ne les mentionne pas encore puisqu’on y parle de la personne en question au masculin.

On se demande aussi pourquoi aucune des mentions légales que requiert la LCEN (loi de 2004 sur la confiance dans l’économie numérique) n’apparaît sur le site de l’agence en question, ni, d’ailleurs, sur celui de sa maison-mère qui, lui, ne fournit qu’un lien vers une page inexistante, intitulé « avis de non responsabilité ». Il faut aller sur un troisième site pour trouver les mentions en question.

Curieux, les dessous du marché de l’art.

Post scriptum

Jeff vient de signaler à Akbar une autre curiosité dans ce texte, et ceci dès la première ligne du première paragraphe, où l’on lit “a donation of 130 works too the Musée” au lieu de “to”. Akbar, lui, avait remarqué l’inversion temporelle à la fin de ce paragraphe, qui parle d’une exposition commençant en octobre pour se terminer en mars 2013.

Jeff et Akbar sont les personnages d’une série de bandes dessinées de Matt Groening, qui est aussi le père de la fameuse – et infâme – famille Simpson.

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