Miklos
« Je donne mon avis non comme bon mais comme mien. » — Michel de Montaigne

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15 novembre 2009

L’individu contre le collectif

Classé dans : Théâtre — Miklos @ 0:26

Ô malheureux citoyens, quel est votre délire ? Croyez-vous les ennemis éloignés ? pensez-vous que les présents des Grecs soient jamais exempts de perfidie ? Est-ce ainsi que vous connaissez Ulysse ? (…) je crains les Grecs, même dans leurs offrandes. Timeo Danaos et dona ferentes. — Virgile, Énéide II 49.

Philoctète de Heiner Müller, qui se donne ces jours-ci dans la salle des Abbesses du Théâtre de la Ville, met en scène un conflit irréductible, celui qui oppose la raison d’État et l’intérêt – fut-il vital – de la personne.

D’une part, Ulysse, personnage éminemment politique : il se débarrasse de Philoctète en l’abandonnant sur une île déserte parce que l’odeur de la plaie de sa jambe incommode ses marins au point de les empêcher de mener sa flotte à bon port ; dix ans plus tard, il ira l’y rechercher, convaincu qu’il est que l’arme invincible que possède le banni et sa capacité à mener les armées lui sont absolument nécessaires pour vaincre Troie. Toutes les valeurs sont abolies face à cette ultime valeur, la survie de sa nation. Pour cela, il vole, il ment, il se renie. Il est même disposé à se laisser tuer par Philoctète, si cela peut assurer la victoire de son camp.

De l’autre, Philoctète, animé par sa vérité, envahi par un esprit de vengeance inextinguible qui le ronge comme la gangrène sa jambe. Voilà dix ans qu’il rampe sur son îlot, qu’il est comme lié à la terre dont il ne peut s’élever du fait de son infirmité et menacé par les vautours tournoyants qui n’attendent que sa mort pour le dévorer, tel Prométhée accroché à son rocher, un aigle lui dévorant le foie. Il hait Ulysse et les Grecs, veut la mort de l’un et la défaite des autres. Voilà dix ans qu’il n’a pas entendu d’autre voix humaine que la sienne propre. Quand celle de Néoptolème frappe ses oreilles, il est déchiré entre la nostalgie pour cette langue perdue qui est la sienne et sa détestation de ce qu’elle représente.

Néoptolème, fils d’Achille, est trop jeune pour avoir connu le conflit qui déchire les deux autres protagonistes et très influençable. C’est pourquoi Ulysse l’a choisi et le coache pour qu’il réussisse dans sa mission : à l’aide de quelques mensonges bien choisis qu’il inculque à son messager, il convaincra Philoctète de les accompagner avec son arme. Néoptolème est un personnage falot, inexistant : animé de bonnes intentions, il n’a pas assez de caractère pour résister aux manipulations – politique d’Ulysse, et affective de Philoctète – et fait fi de ce en quoi il affirme croire – l’honneur, la vérité – selon ce que ces deux maîtres du verbe souhaitent. Il sert d’instrument au premier – Ulysse, invoquant la raison d’État, exige de lui que « pour notre cause tu ne te ménages pas (…). Et autre chose, qui devrait t’importer plus que la vie. Que ton discours subtilise l’arc de ses mains » –, de miroir au second – « Tu as deux yeux, montre-moi mon visage », lui demande Philoctète qui ne s’est pas regardé depuis dix ans, ce qui compte pour lui c’est son image, sa vengeance – et de canal de communication entre les deux ennemis.

Il n’est finalement pas surprenant qu’il finisse par se révolter : ce sera la révolte du faible, il poignarde Philoctète, la voix de sa conscience. Ulysse, en fin politique, réagence immédiatement sa stratégie en fonction des circonstances imprévues : il avait besoin de Philoctète vivant, il s’en servira mort : « Si le poisson n’est pas tombé vivant dans nos filets, mort, il peut nous servir d’hameçon. » S’il faut pour cela créer un mythe, il le fera : « Nous dirons que les Troyens nous avaient devancés, qu’ils voulaient retourner cet homme contre nous. Lui se montra sous son visage grec et il le tuèrent pour sa fidélité. » Il n’en est pas à un mensonge près. Néoptolème veut s’approprier le raisonnement d’Ulysse et menace de le tuer : « Si ça marche sans lui, ça marche sans toi. » Mais le maître démonte la logique infantile de son pâle élève d’une phrase : « On accorde peu de crédit à la parole d’un seul [témoin] et aucune à la tienne. » L’affaire est réglée.

Marc Berman est un saisissant Ulysse qui fait froid dans le dos : d’une détermination absolue, cette machine à penser sait manipuler toute la gamme des expressions pour arriver à ses fins. Maurice Bénichou est un émouvant Philoctète usé par la bataille quotidienne pour suivre mais toujours dévoré par sa rancune et placé devant un autre conflit insurmontable : quitter enfin son îlot en se rendant à son ennemi, ou continuer à y pourrir, littéralement. Néoptolème (Marc Barbé dont le jeu correspond bien au personnage, insignifiant) l’en sortira en l’envoyant sur une troisième voie, celle des Enfers. Le texte, splendide (et fort bien traduit) allie intelligence, finesse et humour (le comic relief qu’on trouvait déjà dans les tragédies de Shakespeare), politique et psychologie. Sa trame minutieuse fait penser à une magnifique dentelle, où chaque point contribue à la perfection de l’ensemble.

23 août 2009

« Avec tout cet argent, notre commune pourrait faire tant de choses ! »

Classé dans : Actualité, Société, Théâtre — Miklos @ 12:30

La fiction précède parfois l’actualité. Rares sont ceux qui avaient entendu parler de la petite commune de Bagnone, en Toscane. Voilà qui est réparé : tous les médias s’étendent sur la somme de près de 150 millions d’euros gagnée par la personne – encore inconnue – qui avait acheté le billet de loto ainsi tiré dans un café du patelin. Les villageois sont ravis qu’un (présumé) voisin ait décroché le gros lot. Surtout, comme ils le disent aux médias, pour lui et pour la commune, qu’ils espèrent qu’il aidera, elle en a tant besoin…

On se croirait dans La Visite de la vieille dame, extraordinaire pièce grinçante que Friedrich Dürrenmatt avait écrite en 1955 (et récemment reprise dans une splendide mise en scène d’Omar Porras) : Clara Zahanassian revient, milliardaire, au soir de sa vie dans son village natal, tombé, lui, dans la misère. Tout le monde est ravi de revoir celle qu’ils avaient ignominieusement chassée, à peine adulte, engrossée par le fils d’un notable. Avec tout son argent, elle pourrait faire tant de choses pour le village ! Quand elle expose sa seule et unique condition, avoir la tête de celui qui l’a ainsi déshonorée en refusant de la défendre et de reconnaître l’enfant, tout le monde refuse, invoquant la morale. Mais tout s’achète…

2 juin 2009

Life in Hell: le massacre des innocents

Classé dans : Cinéma, vidéo, Littérature, Musique, Théâtre — Miklos @ 0:33

Akbar est invité in extremis par Julio à voir la pièce de théâtre L’École des veuves de Jean Cocteau qui se donne présentement à l’Essaïon. Akbar n’en a jamais entendu parler et n’en sait rien d’autre que le titre. Ils sont assis dans la petite salle et attendent. La lumière baisse, une voix demande au public d’éteindre leurs téléphones portables. Sur ces entrefaites, une sonnerie se déclenche. On aperçoit dans la pénombre un spectateur tentant vainement d’éteindre son mobile qui se remet à sonner. Faute d’arriver à ses fins, l’homme décroche et engage une conversation. On entend la voix de son interlocutrice dans les hauts parleurs de la salle. La pièce a donc commencé. Akbar est étonné que Cocteau ait eut vent de ces nouvelles technologies de la communication, mais il n’était pas au bout de ses surprises.

L’homme monte en scène, monologue, interpelle le public, discute avec lui. Il attend un appel de Fanny Ardant qui doit venir jouer dans la pièce qu’il a écrite. Ce n’est pas elle au bout du fil – la célèbre actrice (qui avait quatorze ans lorsque Cocteau est décédé) appellera plus tard mais n’apparaîtra pas (quel dommage ! c’est une bonne actrice, elle) – mais la voisine, une emm… et mauvaise actrice de surcroît qui ne rêve que de décrocher un rôle dans la pièce. Elle ne l’aura pas et, de dépit, lance qu’elle est nulle. Elle ne croit pas si bien dire. Akbar, assourdi par les voix tonitruantes des acteurs, est abasourdi par le modernisme inattendu de la pièce.

Rideau. Enfin, non, il n’y a pas de rideau ; le personnage masculin s’effeuille plus vite qu’une meneuse de revue au Crazy Horse et se retrouve en (légers) habits de centurion (sans la plastique avantageuse à laquelle Spartacus nous avait habitué pour ce type de personnage). Akbar et le public sont ainsi transportés dans le caveau d’un cimetière à Éphèse, quelque deux mille ans plus tôt. Une veuve éplorée (qui tâche de ressembler à Arielle Dombasle mais n’y réussit pas, quel dommage ! c’est une bonne actrice, elle) s’y laisse mourir de chagrin et de faim sur la tombe de son mari. La suivante de la dame (jouée par la voisine emm… qui confirme son manque de talent) la suit de son plein gré dans son triste sort, mais tente de convaincre sa maîtresse d’y renoncer, et de se prendre un autre homme, tiens ! justement, il y a là un centurion qui garde la tombe.

Cela vous rappelle-t-il quelque chose, fidèle lecteur ? L’argument de la pièce est « un conte usé, commun et rebattu », selon les propres termes de La Fontaine, ce qui ne l’a pas empêché de le mettre en vers à sa guise. C’est celui de La Matrone d’Éphèse dont on comptait au moins soixante-seize versions en 1907, de Pétrone (dans le Satyricon) à bien d’autres écrivains connus ou moins connus depuis, à l’instar de Brantôme, John Ogilby, Antoine Houdar de la Motte (1702), John Wolcot (sous le pseudonyme de Peter Pindar), Lessing, Oliver Goldsmith (1762), Eugène Vercousin (1870), Jean Cocteau (avec cette pièce-ci, 1937), Georges Sion (1944) ou Christopher Fry (1946). Les illustrations de la veuve éplorée entourée de sa suivante et du centurion n’ont pas manqué d’inspirer les plus grands, à l’instar de Jean-Baptiste Oudry, de Fragonard ou de Gustave Moreau. Quant à sa mise en musique, on peut trouver The Ephesian Matron, a comic serenata after the manner of the Italian, by Isaac Bickerstaff, esq., the music by Mr. Dibdin, par exemple. Akbar avait récemment entendu une cantate comique composée par Nicolas Racot de Grandval (1676-1753) sur ce thème : fine, joyeuse, enlevée, passant de la tristesse du récent veuvage à l’allégresse du (re)mariage imprévu par un moment de suspense vite résolu.

Ce n’est pas l’impression qu’Akbar a de la pièce qui se joue devant lui : le jeu est maladroit et hystérique, bruyant, lourd et inutilement graveleux, affublé de projections d’extraits du Satyricon de Fellini. Akbar se dit qu’il aurait mieux fait d’aller revoir ce film, un chef-d’œuvre, que cette (mise en) pièce, dont l’interprétation style comédie de boulevard vulgaire ne doit sans doute pas rendre justice aux mânes de son auteur.

Jeff et Akbar sont les personnages d’une série de bandes dessinées de Matt Groening, qui est aussi le père de la fameuse – et infâme – famille Simpson.

2 mai 2009

« On parle si peu avec ceux qu’on aime. Après, il est trop tard, si vite. »

Classé dans : Théâtre — Miklos @ 22:15

France 2 diffuse ce soir en direct la pièce de théâtre L’éloignement de Loleh Bellon (information que la chaîne omet curieusement de signaler dans la fiche qu’elle consacre à cette émission), avec Pierre Arditi, dans le rôle de l’auteur de théâtre égotiste et hystérique, et Carole Bouquet dans celui de sa femme, qui supporte ses affres et le soutient pendant les deux années qu’il passe à écrire sa pièce. Elle sera un succès.

Mais le prix à payer en est l’éloignement que l’épouse vivra : d’avec sa fille, d’avec ses parents – et là il est trop tard, son père vient d’avoir un accident vasculaire qui le laisse en état de légume avec lequel elle ne pourra sans doute plus communiquer – mais aussi d’avec son mari, tout occupé qu’il était à sa création, à n’écouter que ce qui l’encourageait, le rassurait, le complimentait. C’est ce qu’elle arrive finalement à lui faire entendre – là aussi il est peut-être trop tard – avant de partir au chevet de son père : « On parle si peu avec ceux qu’on aime. Après, il est trop tard, si vite. »

Métaphore de l’incommunicabilité et de l’aveuglément dans le couple, sur l’éloignement graduel de l’un sans même que l’autre s’en aperçoive – trop occupé qu’il est par sa propre personne, par sa monomanie, celle de se réaliser –, cette pièce douce-amère qui commence comme une comédie de boulevard se termine en points de suspension : reviendra-t-elle ? La lassitude qu’elle ressent affecte-t-elle son amour pour lui jusqu’au point de non-retour ?

On a particulièrement apprécié le jeu de Carole Bouquet dans la première partie et celui de Pierre Arditi dans la seconde.

15 décembre 2008

Strong but silent

Classé dans : Cinéma, vidéo, Histoire, Société, Théâtre — Miklos @ 1:25

« Les silencieux ne sont pas forcément des penseurs. Il y a des armoires fermées à clef et qui sont vides. » — Madeleine Brohan

« …but she herself was merely a Sphinx without a secret. » — Oscar Wilde

Madeleine Brohan, « fille de cette Suzanne Brohan tant aimée, tant applaudie, et la sœur d’Augustine, la comédienne par excellence, un écrivain sans le vouloir, une grande dame dans son salon, une femme unique »1 est une actrice précoce : « Dans un feuilleton dramatique de cette époque, nous lisons qu’elle avait alors dix-sept ans [à ses débuts remarqués dans Les Contes de la Reine de Navarre, pièce écrite pour elle par Eugène Scribe]… Est-ce possible ? puisqu’elle n’en a que vingt-cinq aujourd’hui, seize ans plus tard. »1

Elle était belle, de cette beauté de l’« opulente et élégante bourgeoisie parisienne »2. Plus vache, Théodore de Banville s’étend : « Les yeux larges et brillants sous de riches sourcils, la bouche sensuelle et chaste, la lourde chevelure, le profil serein et superbe, tout est d’une beauté rare. Le nez seul est peut-être un peu, — mais ceci est une nuance, — un tout petit peu, un très-petit peu fort ; mais l’éclat des trente-deux dents blanches est irrésistible. Des mains royales. La stature et la poitrine beaucoup trop accomplies pour une comédienne, car la vraie actrice doit être maigre comme un manche à balai, pour représenter un bon mannequin à costumes ! Mais on fait ce qu’on peut. » À se demander si la gravure que l’on voit ici représente la même personne… Ou alors, c’est que sa stature et sa poitrine s’étaient fort accomplies au cours des quelque dix années qui séparent l’estampe (1855) de la description qu’en fait Banville (1866).

Les critiques de l’époque sont partagés, ils aiment ou ils n’aiment pas et n’y vont pas par quatre chemins pour le dire. On retiendra ce qu’en écrit Nestor Considérant en 1856 : « Elle possède toutes les qualités de la grande comédienne : un organe admirable, harmonieux et plein ; une diction élégante et sobre, peut-être parfois un peu trop rapide; une grande sobriété dans le geste, qu’elle trouve toujours juste et de bon goût; une noblesse, une sévérité irréprochables dans les attitudes, et pardessus tout la vérité, la simplicité, la chaleur, qui part de l’âme et qui fait tout l’artiste. » Jules Claretie résume : « c’était Madeleine, la spirituelle, vaillante, aimable, applaudie, et toujours belle Madeleine Brohan ».

Madeleine Brohan est nommée sociétaire de la Comédie-Française en 1852 et crée plus tard le rôle titre des Caprices de Marianne de Marivaux. En fin de carrière, elle connaîtra dans Le Monde où l’on s’ennuie d’Édouard Pailleron un grand succès.3 Cette pièce a d’ailleurs connu une seconde vie en 1934 grâce au film éponyme de Jean de Marguenat (avec André Luguet, Pierre Dux, etc.).

À lire les critiques de l’époque, elle était aussi connue pour son esprit, non seulement sur scène mais à la ville. La citation en exergue est intemporelle et résonne avec le propos d’une belle nouvelle d’Oscar Wilde. Elle s’applique de façon lapidaire – et quasi littérale – aux habitués de la salle de sport du quartier. Ces armoires à glace, qu’elles soient trapues ou hautes, sont pour la plupart d’un mutisme (de glace, même dans le sauna) à l’égard de tout inconnu qui les saluerait (ce qu’elles ne font jamais d’elles-mêmes) lorsqu’il les croise à l’entrée ou les côtoie dans le petit espace vital du vestiaire. Rarement, un grognement en guise de réponse, sans même se retourner vers l’interlocuteur. Mais entre elles, ces armoires se mettent à babiller d’une voix de tête toute aussi surprenante que leur silence. Rien à voir avec la diction élégante et la sobriété du geste de Madeleine Brohan…

Madeleine Brohan est curieusement liée à une affaire dont l’écho a perduré. La petite villa qu’elle habitait à Chatou fut la scène d’un meurtre dont le souvenir éclipse celui de l’artiste. En 1882, la maison fut louée par un certain Marin Fenayrou, à propos duquel Octave Mirbeau écrivait : « il est laid, il est abject, il est pharmacien, il est tout ce que vous voudrez, soit. Mais il est marié, et… trompé et, à ces deux titres, il est sacré. » Couple mal assorti : Gabrielle est mariée à l’âge de dix-sept ans par sa mère à Marin qui en a trente. Le mari s’empresse de virer sa belle-mère de la maison de famille et de l’affaire qu’elle lui a transmises. Il est brutal, rusé, joueur et paresseux, la jeune femme est sentimentale. Cinq ans après leur mariage, elle devient la maîtresse de Louis Aubert, un apprenti de vingt-et-un ans qui venait d’arriver dans l’affaire. Il y prend un tel ascendant qu’il rompt avec son patron et s’en va en 1880. Fenayrou l’assassinera en 1882, après avoir appris l’infidélité de sa femme.4

Albert Bataille relate l’affaire dans ses Causes criminelles et mondaines de 1882. Le président de la cour d’Assises devant lequel ils ont comparu, Anatole Bérard des Glajeux, en parle dans ses souvenirs. Elle est reprise après guerre dans la série de bandes dessinées à épisodes Le Crime ne paie pas publiées dans France-Soir dans les années cinquante, et c’est un des quatre épisodes du film éponyme de Gérard Oury, sorti en 1962 avec Pierre Brasseur (Marin), Annie Girardot (Gabrielle) et Christian Marquand (Louis).


1 Félix Savard.
2 Charles Monselet.
3 Que la Wikipedia confond avec son autre pièce, Le Monde où l’on s’amuse.
4 D’après A Book of Remarkable Criminals, par H.B. Irving.

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