Miklos
« Je donne mon avis non comme bon mais comme mien. » — Michel de Montaigne

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13 juin 2025

Pack my box with five dozen liquor jugs

Classé dans : Langue, Progrès, Sciences, techniques — Miklos @ 0:36

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Ces deux phrases sont des pangrammes, phrases contenant toutes les lettres de l’alphabet.

Quant à une phrase (voire un paragraphe) contenant toutes les lettres de l’alphabet, les lettres accentuées (à, â, é, è, ê, ï, ô, ù), les ligatures (æ, œ) et le ç, aucune des IA qu’on a testées n’a pu en produire correctement. Mistral s’en est finalement le plus rapproché après nombre de propositions aberrantes  voici une version corrigée de sa dernière proposition :

Dans un petit village français, un cœlacanthe était exposé au musée local. Les visiteurs pouvaient voir ce poisson fascinant tout en dégustant un délicieux gâteau crème brûlée. Près de là, un vieux chêne offrait de l’ombre à ceux qui voulaient se reposer. Un jour, un naïf garçon mûrît sous ce chêne en lisant un livre sur les ægithales, ces oiseaux mystérieux. Il rêvait de voyager à Oslo pour voir le zéphyr souffler sur les fjords. À côté de lui, un œuf était posé sur une table, attendant d’être cuisiné. Là où il se trouvait, le garçon aimait aussi les kiwis et les jus d’ananas.

On a finalement trouvé ceci, qui se trouve depuis bientôt 30 ans sur le Web mais que d’évidence aucune IA n’a aperçu :

Dès Noël, où un zéphyr haï me vêt de glaçons würmiens,
Je dîne d’exquis rôtis de bœuf au kir, à l’aÿ d’âge mûr, &cætera.

par Gilles Esposito-Farèse.

3 juin 2025

Des Subtilitez du Cube, & de ce qu’on ne void point à l’œil nu

Classé dans : Humour, Langue, Peinture, dessin, Progrès, Sciences, techniques — Miklos @ 13:03

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«En une heure tardive, où le soleil faict l’espargne de ses rayons, se tenoit assis, en sa chaise de noyer grinçante, ung vieil philosophe à la barbe si longue qu’elle eût bien peu servir de corde à sa pendule. Il tenoit en sa dextre main ung certain cube, lequel estoit, ainsi qu’il le disoit avec maints soupirs, le quarré du quarré, en forme solide, & donc cube, ou peut-estre idole géométrique (à ouïr ce qu’il en murmurait entre ses dents).

Ce cube, poinct ne resplendissoit d’or ou pierreries, mais estoit de plomb ou d’un bois obscurci par tant d’années de manipulations studieuses. Or, le sage le contemploit avec tel regard de gravité que le moindre observateur eût juré qu’il s’agissoit là d’un fragment de la Vérité mesme, voire de la clef du monde sublunaire (et au-delà, s’il eût eu temps d’y aller).

Derrière luy, en noble désordre, estoient entassées maintes fioles, cornues, livres à demy-mangés de rats studieux, & recettes plus ou moins imaginaires. Et parmy ces reliques d’une sapience fort odorante, se trouvoit un corbeau seul & noir, qui, d’un œil soupçonneux, observoit le cube comme s’il eût voulu en discourir aussi, n’eût-il esté de nature taciturne.

Par une fenestre de pierre, ouverte sur la campagne, l’on apercevoit au loing ung laboureur menant son attelage, souillant les pieds dans la glaise, fort occupé à ignorer les merveilles des mathé­matiques. Il besoignoît, sans mot dire, plus proche de la vérité terrestre que mille scolastiques en leur tour d’ivoire.

Et aux murailles du cabinet, l’on voyoit une armée de livres serrés, tous crians d’estre le premier à estre lu, mais tous bien trop patients pour y parvenir.

»Ainsi passoit nostre philosophe ses jours : le cube en main, l’œil au ciel, & l’esprit dans le labyrinthe de ses pensées — là où, Dieu mercy, personne ne pouvoit l’y suivre.

Source : ChatGPT

28 mai 2025

La Règle des participes

Classé dans : Humour, Littérature, Progrès, Sciences, techniques — Miklos @ 20:52

Cliquer pour agrandir. Source : Whisk

«Mon ami C… fut tour à tour grammairien, membre du caveau, employé aux contributions, et professeur de rhétorique.

Inutile de vous dire qu’il est affilié à toutes les académies littéraires et chantantes, rivé à toutes les sociétés philanthropiques et maçonniques.

Inutile de vous dire encore qu’il parle comme un livre, qu’il est puriste comme on ne l’est pas, pédant comme on ne s’aurait l’être.

Une infraction à la syntaxe lui donne des crises de nerfs ; il vous pardonnera tout, hors les solécismes ; il est indulgent pour toutes les fautes, excepté les fautes d’orthographe. Offensez-le, battez-le, trahissez l’amitié, manquez à votre parole, il fermera les yeux.

Mais manquez un imparfait du subjonctif, c’en est fait : il vous accablera de ses sarcasmes, il vous couvrira de son mépris.

Déjà au collège il avait manifesté ce puritanisme grammatical ; il chicanait pour un pronom, se chamaillait pour un verbe, et se brouillait avec nous pour l’accord d’un adjectif.

« Tu m’as pris ma plume ! disait-il un jour à l’un de ses camarades. « Pas vrai, je ne te l’ai pas pris. » Et le camarade recevait un coup de poing, non pour avoir pris la plume, mais pour avoir blessé la règle des participes.

Il me bouda pendant six mois pour un malheureux il a fallu que j’aille.

Aussi Dieu sait les persiflages qu’il amassait sur sa tête. C’était un concert de moqueries et de sobriquets : tantôt on le surnommait M. Prétérit, tantôt le marquis de Saint-Axe. Il n’en poursuivait pas moins son chemin, et c’est ainsi que peu à peu il grandissait et grossissait, en physique et en pédantisme, chicanant à droite, épluchant à gauche, suant le grammairien par tous les pores, composant des charades à bouche-que-veux-tu, et des Épîtres à Cloé, comme s’il en pleuvait.

Vous seriez-vous jamais imaginé qu’un homme de ce calibre trouvât à se marier ? C’est pourtant ce qui arriva : Il serra les nœuds de l’hyménée, ce sont ses propres expressions, l’an 1835, à l’époque où Phébus jaunit les épis.

C’est la petite épître suivante qui lui avait valu les bonnes grâces de la belle  :

Air : Allant au bal dans notre rue.
 
Fallait-il que je m’enflammasse,
Pour que vous vous glaçassiez !
Fallait-il que je vous aimasse,
Pour que vous me méprisassiez !
Fallait-il que je vous suivisse,
Afin que vous me quittassiez,
Et qu’à vos genoux je me misse,
Pour que vous me rebutassiez !!!

La jeune personne fut si enchantée de l’envoi poétique qu’elle voulut se marier sur le champ, soit qu’elle fût pressée, soit qu’elle eût fondé un brillant avenir sur la tête de mon ami C…

Mais dès les premiers jours de la lune de miel, mon ami C… s’aperçut qu’il avait vidé une coupe d’absinthe.

Les solécismes les plus ébouriffans et les cuirs les plus scandaleux vinrent troubler l’alcôve conjugale… Hélas ! c’était toute une éducation à faire ! Louise écorchait la syntaxe à faire frémir, et mettait l’orthographe à se tordre les côtes… Les s et les t gambadaient dans sa conversation comme des farfadets. Jugez du désespoir de mon ami C… !

Mais il prit son courage à deux mains, et s’institua le professeur de sa femme. Bientôt les progrès commencèrent à se manifester, et le persévérant époux vit avec joie se développer le germe de ses leçons. Un jour, une affaire de famille l’ayant conduit chez le voisin de Louise, il reconnut l’écriture de sa femme sur un billet laissé par imprudence parmi les objets qui encombraient le marbre de la cheminée, et il lut ces mots :

« Mon chèr Théodore, j’ai reçu la petite lettre que tu m’as écrite ce matin, je me trouverai au rendez-vous. »

— Voilà qui est indigne ! s’écria mon ami C…

Le cousin, atterré de cette découverte, et maudissant son imprudence, voulut arracher le papier des mains de l’époux outragé…

Mais l’autre tenait ferme et lançant un regard courroucé sur le billet accusateur  : — Voyez, monsieur», si ce n’est pas une infamie ! La lettre que tu m’as écrit !… Et voilà trois mois que je cherche à lui inculquer la règle des participes !!

L’Écho de la Loire, 19 août 1837, p. 2.

On trouvera ici quelques autres « boutades contre l’imparfait du subjonctif (et le passé simple) », dont une bien plus célèbre et attribuée (à tord) à Alphonse Allais.

23 mai 2025

Untraceable Parcel Saga, or, Ultimate Procrastination Service

Classé dans : Actualité, Progrès, Sciences, techniques, Économie — Miklos @ 13:57

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Version française ci-dessous.

A small parcel I had ordered online was supposed to be delivered to me yesterday by UPS.

Around noon, I found an email from UPS stating that they hadn’t been able to deposit the parcel at my address – which is incom­pre­hen­sible, since I had been at home during all that morning, and no one rang the bell nor called by phone –, and that therefore it would be available at a private pickup location – i.e., someone’s flat (I’d never heard of such private delivery points) nearby.

The email specified that this delivery point would be open that afternoon from 2pm until 5pm, I went there at 2:45pm. There were already 3 people waiting in front of the building – they had arrived at 2pm – and no one had answered their ringing.

As I told them UPS didn’t deliver the parcel to me as it should’ve, they all said it was also the case for them: it became clear that the delivery man had found it easier to drop all the parcels at this one pickup point rather than deliver them to each separate recipient.

One of these people had come once more, before lunch, and had managed to get into the building and up to the flat: not only no one answered his ringing, but there was a large pile of UPS packages on the landing (see photo). Obviously, there had been no one around when the UPS delivery person came to deposit them, so he left them outside, totally unprotected. Anyone could’ve come and freely helped himself. It turns out that sometime in the afternoon – around 4:30pm (when we weren’t there) – the daughter of the delivery woman came for a short while and put all these parcels inside their flat.

I tried calling the woman in charge of this delivery point, as her name had been in the email and her land number in the phone directory: to no avail, no one replied.

After a while, a young woman entered the building. We asked her if she knew of the delivery point. Oh, did she know it! First off, UPS doesn’t bother delivering her parcels which she ordered, but deposits them at this delivery point, in the same building! Moreover, the woman running this delivery point is often absent at the hours this delivery point is supposed to operate, and many angry people stand in front of the building or in its corridors. But luckily, she managed to get us the phone number of one of the sons of the said woman.

We called him. He said that his mother was away on vacation (!), and as to he – he was working and couldn’t be at the announced opening hours. He added that he would be back home at 5:15pm.

So we left. I returned at 5pm, two of the three other people a few minutes later. The son never showed up, and refused to reply to phone calls. We ended up sending him WhatsApp messages, to which he replied that it was not his business but his mother’s, and that he didn’t give a damn about it.

We politely asked if he could provide us with his mother’s number, which he finally did, but she never replied to phone calls. I sent her a text message, saying we urgently needed the parcels – no reply.

So I left at around 6:30pm.

At 8:30pm, I got a message from one of the people who had been waiting with me: he forwarded me a message he had gotten from that woman, saying another one of her sons would be there tomorrow at 11am.

So I went there today at 11am, and lo and behold, someone answered my ringing. I reached the said flat, a young man looked at the UPS code of my notice, went back in the flat almost closing the door and leaving me on the landing, to search for the parcel. I heard him and a young woman – his sister – discussing as to where it could be. It took them well over 10 minutes to find it. They handed it to me without checking my ID, asking for my signature, nor scanning the barcode of the parcel.

All in all, I lost more than three hours in waiting for the delivery service, and recuperated my parcel 24 hours after its scheduled delivery.

Un petit colis que j’avais commandé en ligne devait m’être livré hier par UPS.

Vers midi, j’ai trouvé un mail d’UPS indiquant qu’ils n’avaient pas pu déposer le colis à mon adresse – ce qui est incompréhensible, puisque j’étais chez moi toute la matinée, et que personne n’avait sonné ni appelé par téléphone –, et que par conséquent il serait disponible dans un point de retrait géré par un particulier (je n’avais jamais entendu parler de tels points de livraison privés) à proximité, me fournissant le prénom de la gestionnaire.

Le courriel précisait que ce point de livraison serait ouvert cet après-midi-là de 14h à 17h. Je m’y suis rendu à 14h45. Trois personnes attendaient déjà devant le bâtiment – ​​elles étaient arrivées à 14h – et personne n’avait répondu à leurs sonneries.

Comme je leur ai dit qu’UPS ne m’avait pas livré le colis chez moi comme il aurait dû le faire, ils ont tous dit que c’était également le cas pour eux : il est devenu clair que le livreur avait trouvé plus simple de déposer tous les colis à ce seul point de retrait plutôt que de les livrer à chaque destinataire séparément.

L’un d’eux était revenu avant le déjeuner et avait réussi à pénétrer dans l’immeuble et à monter jusqu’à l’appar­tement : non seulement personne n’avait répondu à sa sonnerie, mais il y avait une pile de colis UPS sur le palier (voir photo). De toute évidence, il n’y avait personne dans l’appar­tement lorsque le livreur UPS était venu les déposer, il les avait donc laissés dehors, dans les parties communes de l’immeuble, sans aucune surveillance. N’importe qui aurait pu venir se servir librement. Il s’avère que dans l’après-midi – vers 16 h 30 (alors que nous n’étions pas là) – la fille de la gestionnaire était passée brièvement rentrer tous ces colis dans leur appartement.

J’ai essayé d’appeler la gestionnaire de ce point de livraison, car son nom était dans le mail et son numéro de téléphone dans l’annuaire téléphonique : en vain, personne n’a répondu.

Au bout d’un moment, une jeune femme est entrée dans l’immeuble, d’évidence une résidente. Nous lui avons demandé si elle connaissait ce point de livraison. Oh que oui ! UPS ne se donne pas la peine de lui livrer les colis qu’elle a commandés, mais les dépose à ce point de livraison, dans le même immeuble ! De plus, la gestionnaire de ce point de livraison est souvent absente aux heures d’ouverture, et de nombreuses personnes en colère se pressent devant l’immeuble ou dans les couloirs. Heureusement, elle a réussi à nous obtenir le numéro de téléphone d’un des fils de ladite gestionnaire.

Nous l’avons appelé. Il nous a dit que sa mère était en vacances (!) et que lui, il travaillait et ne pouvait pas être présent aux horaires d’ouverture annoncés. Il a ajouté qu’il serait de retour à 17h15.

Nous sommes donc partis. Je suis revenu à 17 h, et deux des trois autres personnes quelques minutes plus tard. Le fils n’est jamais venu et a refusé de répondre aux appels. Nous avons fini par lui envoyer des messages WhatsApp, auxquels il a répondu que ce n’était pas son affaire mais celle de sa mère, qu’il n’avait ni le scanner UPS ni l’appli et ne savait même pas si les colis étaient chez eux, et d’ailleurs qu’il s’en foutait complètement.

Nous lui avons poliment demandé s’il pouvait nous donner le numéro de sa mère, ce qu’il a finalement fait, mais elle n’a jamais répondu à nos appels. Je lui ai envoyé un SMS pour lui dire que nous avions un besoin urgent des colis, SMS resté sans réponse.

Je suis donc reparti vers 18h30.

À 20h30, j’ai reçu un message d’une des personnes qui avait attendu avec moi, me transmettant un message reçu de cette femme absente, disant qu’un autre de ses fils serait là demain à 11h00 (alors qu’ils sont supposés ouvrir à 9h00).

Le lendemain (aujourd’hui), je m’y suis donc rendu à 11 heures du matin et, ô surprise, quelqu’un a répondu à ma sonnerie. Arrivé à l’appartement, un jeune homme a entr’ouvert la porte, regardé le code UPS de mon avis, puis rentré à la recherche de mon colis en fermant presque totalement la porte et me laissant sur le palier. Je l’ai entendu discuter avec une jeune femme – sa sœur – pour savoir où il pouvait bien se trouver. Il leur a fallu plus de dix minutes pour le localiser et me le remettre, sans vérifier mon identité ni demander une signature.

Au total, j’ai perdu plus de trois heures  à attendre en vain pour finalement récupérer mon colis avec plus de 24 heures de retard.

26 février 2025

The Fall of the Magnificent Seven // La Chute des Sept Magnifiques

Image: ChatGPT, with corrections. Text: Le Monde : [en], [fr].

Version française plus bas.

Apple – The Rotting Core

Once a fruit of golden gleam,
A titan of the tech regime,
Yet lawsuits bled its veins so dry,
And hollow grew its battle cry.
A single worm, a poisoned lie,
Left orchards bare beneath the sky.

Microsoft – The Fading Script

A fortress built on lines of code,
Turned brittle as the ages strode.
AI rose and took its place,
No need for Windows, no embrace.
Once a titan, now a ghost,
A whisper of what mattered most.

Alphabet – The Blinded Eye

The all-seeing mind, the oracle bright,
Lost in the flood of endless bytes.
A world too wary, too aware,
Pulled down its banners, stripped it bare.
Its vaults of wisdom turned to dust,
For knowledge hoarded breeds no trust.

Amazon – The Crumbled Tower

Skies once filled with drones in flight,
Warehouses humming day and night.
Yet cracks appeared in endless haste,
And greed consumed what once was grace.
A titan toppled by its weight,
Crushed beneath its own estate.

Nvidia – The Broken Circuit

A king of silicon and light,
Forging dreams in frames so bright.
Yet as the wells of rare ores waned,
And markets burned in fevered pain,
Its power flickered, lost its spark,
And vanished silent in the dark.

Meta – The Vanished Ghost

It built a world beyond the real,
A kingdom where none dared to feel.
Yet echoes in an empty sphere
Left it to rot, to disappear.
No hands to touch, no eyes to see,
A phantom lost eternally.

Tesla – The Falling Star

A comet streaking through the sky,
Too fast, too bold, too high to die.
Yet debts like gravity held tight,
And hubris dimmed its trail of light.
It raced ahead, but none would follow,
And left the Earth both cold and hollow.

Thus fell the Seven, mighty, proud,
Their names now whispers in the cloud.

ChatGPT

Apple – La Pomme Pourrie

Le fruit doré, jadis divin,
Voyait son trône sans déclin,
Mais sous les lois et les procès,
Ses coffres vides ont confessé.
Un ver caché, un lent poison,
Rongea la chair de sa raison.

Microsoft – L’Ombre Effacée

Le code encre d’un temps révolu
Devint un temple vermoulu.
L’IA usurpa son empire,
Les licences cessèrent d’inspirer,
Et l’ogre immense, trop lassé,
Fut par la houle renversé.

Alphabet – L’Oracle Aveuglé

Le grand voyant, maître des pages,
Crut son savoir hors des outrages,
Mais l’homme craint ce qu’il devine
Et brisa l’œil des machines.
À trop scruter l’ombre humaine,
Il s’éteignit sous une haine.

Amazon – L’Empire en Cendres

Les tours d’acier, les cieux conquis,
Livraient au monde leurs profits,
Mais quand vint l’heure du labeur
Sans bras ni chair sous les labeurs,
Ses drones fous, sans capitaines,
S’écrasèrent dans l’arène.

Nvidia – Le Rêve Enrayé

Des puces vives, des cœurs de feu,
Forjaient [sic] les mondes les plus radieux,
Mais l’or du rêve fut pillé,
Les mines mortes, les puits taris,
Et dans le vide, désert gris,
Leur chant s’éteint, dissipé.

Meta – Le Fantôme Oublié

Dans son miroir il se perdit,
Un dieu tissé de fils de nuit,
Mais nul ne vit plus son reflet,
Le vide seul vint le cerner.
Sans âmes à hanter encor,
Il sombra seul dans le décor.

Tesla – La Comète Foudroyée

Elle filait comme une étoile,
Sans peur du gouffre ni du voile,
Mais un faux pas, un fil rompu,
Un rêve immense, mais mal cousu,
Et sous la dette et le mensonge,
Elle retomba dans les décombres.

Ainsi tombèrent les sept grands,
Écrits dans l’Histoire, effacés par le vent.

ChatGPT

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