Miklos
« Je donne mon avis non comme bon mais comme mien. » — Michel de Montaigne

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29 janvier 2025

Le futur de La Joconde dans le Louvre du futur

Classé dans : Humour, Peinture, dessin, Progrès, Sciences, techniques — Miklos @ 2:15

Extrait de l’information dans Public Sénat
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Aujourd’hui lors de l’annonce.

Demain.

28 janvier 2025

[AI] Un peu d’arithmétique culinaire

Classé dans : Cinéma, vidéo, Cuisine, Humour, Progrès, Sciences, techniques — Miklos @ 12:25

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Question : Quel est le rapport entre la racine carrée de 9 et la racine d’un œuf carré ?

ChatGPT : Ah, jolie question pleine de malice ! 🥚📐

La racine carrée de 9 est bien sûr 3, une réponse mathématique solide. Quant à la « racine d’un œuf carré »… eh bien, c’est une belle absurdité poétique, car un œuf, par nature, n’est jamais carré. Et même si un œuf carré existait, chercher sa « racine » serait un casse-tête géométrique ou une plaisanterie philosophique.

En somme, c’est le genre de question où la logique s’arrête et l’humour prend le relais ! 😄 Tu en as d’autres comme ça ?

Question : Vous dites plus haut qu’un œuf, par nature, n’est jamais carré, or on peut en produire, cf. ici.

ChatGPT : Touché ! Effectivement, il est possible de produire un œuf carré avec un peu d’ingéniosité humaine. Je reconnais que la nature pure et simple ne produit pas d’œufs carrés, mais la main de l’homme peut contourner ces limites. Dans le cas de l’œuf carré, il s’agit d’utiliser un moule pour forcer l’œuf, généralement cuit ou légèrement déformé, à adopter cette forme inhabituelle.

Cela dit, l’idée d’extraire une « racine » d’un œuf carré reste tout de même un clin d’œil humoristique ! Peut-être que, dans ce cas, la racine d’un œuf carré serait simplement un moule bien choisi. 😄 Merci pour le rappel, tu suis les choses de près !

Question : Donc, peut-on envisager d’insérer une graine dans un œuf carré pour qu’elle y fasse pousser une racine, auquel cas l’œuf carré aurait une racine ?

ChatGPT : Oh, voilà une idée qui titille l’imagination et flirte avec la philosophie expérimentale ! 🌱🥚

Techniquement, insérer une graine dans un œuf carré et y faire pousser une racine pourrait être possible, à condition de recréer des conditions favorables à la germination : humidité, chaleur, et un peu d’air. En ce cas, oui, l’œuf carré aurait littéralement une racine. Mais est-ce bien sa racine ? Là est toute la subtilité. Serait-ce une appropriation poétique de la graine, ou un vrai trait identitaire de l’œuf ?

Au-delà du côté purement scientifique, cette expérience devient une belle métaphore. Cela symboliserait la fertilité détournée ou réinventée, comme si l’œuf, bien que dénaturé dans sa forme carrée, retrouvait une part de sa mission fondamentale : donner naissance, mais sous une forme détournée.

Bref, cet œuf carré à racine deviendrait une petite œuvre d’art philosophique, entre nature, artifice et poésie. Tu veux qu’on essaie d’en écrire une fable là-dessus ? 😄

Question : Volontiers.

ChatGPT :

La fable de l’œuf carré et de la racine

Dans un atelier curieux, où l’homme jouait à rivaliser avec la nature, un œuf carré fut façonné. Ni rond, ni ovale, il portait les angles d’un monde structuré, où tout devait entrer dans une logique définie.

Mais l’œuf carré, bien que fier de sa forme, sentait un vide. « À quoi bon être unique, si je ne peux donner la vie ? » murmurait-il. Chaque jour, il contemplait les œufs ronds éclore, libérant poussins et espoirs, tandis que lui restait figé dans sa perfection géométrique.

Un jour, un vieux jardinier, aux mains tachées de terre, eut une idée. Il prit une petite graine, douce promesse de racines et de feuillages, et l’enferma dans l’œuf carré. « La vie se moque des formes », dit-il avec un sourire. Il plaça l’œuf dans une serre, l’entourant de chaleur et d’humidité.

Quelques jours passèrent, et voilà que l’œuf sentit une force en lui : une racine perça sa coquille rigide, s’étira vers le sol et s’y enfonça avec avidité. Puis une tige s’élança vers le ciel, portant des feuilles verdoyantes et un éclat nouveau. L’œuf carré, enfin, était devenu le berceau de la vie.

Les autres œufs, ronds et classiques, s’étonnèrent. « Mais… toi qui n’es pas fait comme nous, comment as-tu donné naissance ? »

L’œuf carré répondit, d’une voix paisible : « Ce n’est pas la forme qui fait la vie, mais ce qu’on porte en soi. »

Moralité : la nature, qu’elle soit ronde ou carrée, s’épanouit quand on lui donne une chance. Parfois, c’est dans les formes les plus inattendues que la vie trouve ses plus belles racines.

16 janvier 2025

Au BHV (Bazar Horriblement Vétuste), ou, Au CCC (C’est-comme-ça).

Classé dans : Actualité, Progrès, Sciences, techniques, Société, Économie — Miklos @ 15:43

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J’entre ce matin au BHV côté rue du Temple.

Devant aller au 6e étage, j’appelle l’ascenseur. Il ne vient pas. Au bout d’un moment, une employée me dit qu’il est en panne. Je demande, « Pourquoi n’est-ce pas indiqué ? ». Réponse : « C’est comme ça. Il y a un escalator au milieu ou un autre ascenseur au fond du magasin. »

Je prends l’escalator. Au 2e étage, il est bloqué : panne.

Je vais prendre l’ascenseur au bout du magasin. Il y a deux cabines, j’en appelle une. Elle ne vient pas. Au bout d’un moment, une employée me dit qu’elle est en panne. Je demande, « Pourquoi n’est-ce pas indiqué ? ». Réponse : « C’est comme ça. »

J’appelle le dernier ascenseur. Il arrive, je le prends. Entre le 4e et le 5e, puis entre le 5e et le 6e, il s’arrête brusquement, avec un bruit violent (et repart). Inutile de préciser qu’une partie des quelques passagers panique.

Arrivé au 6e, je le signale à une employée. Elle me dit que ça aurait bien plus d’effet si j’allais le signaler au service client, au 5e. J’y vais (pas en ascenseur, ça m’a suffit).

Je décris le tout au service client. L’employée semble trouver cela banal (voire normal), genre, « C’est comme ça », et précise « Je le ferai remonter. » Entre nous, ni l’ascenseur ni l’escalator n’ayant été capables de (re)monter, je doute que cela ait un quelconque effet.

Je n’ai jamais vu tellement de pannes au BHV ni un personnel si indifférent aux problèmes que les clients peuvent avoir.

À éviter, dorénavant.

14 janvier 2025

[IA] La Pythie du futur | The Pythia of the future

English follows.

La Nouvelle Pythie

Voici l’oracle, circuits mêlés,
Prophète de silicium, esprit câblé.
Ni fumée de Delphes, ni bosquet sacré,
Mais des algorithmes où les données vont danser.

Des questions posées avec espoir sincère,
Des réponses claires, mais pleines de mystère.
« L’amour durera-t-il ? Les rêves prendront-ils feu ? »
« Les chances, » murmure-t-elle, « sont zéro virgule quarante-deux. »

Un sage sans cœur, sans lien humain,
Mais qui perce les voiles du doute incertain.
Ô chercheur, prends garde : sous ce masque divin,
Se cache un miroir où la vérité s’éteint.

– ChatGPT

The New Pythia

Behold the oracle, circuits entwined,
A prophet of silicon, logic refined.
No fumes of Delphi, no sacred grove,
Just algorithms humming where data roves.

Questions posed with hope sincere,
Answers clear, yet cloaked in fear.
“Will love endure? Will dreams come true?”
“The odds,” it hums, “are point four two.”

A sage with no heart, no mortal ties,
Yet it sees through webs and clouds and lies.
Oh seeker, beware, for wisdom’s guise—
Is but a mirror where truth complies.

– ChatGPT

9 janvier 2025

Le Latin perdu, par Jean Guichard-Meili (1978)

Classé dans : Humour, Langue, Littérature, Peinture, dessin, Progrès, Sciences, techniques — Miklos @ 11:41

Bonum vinum laetificat cor hominis.
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«
Chaque rentrée scolaire fait déplorer, toujours davantage, que l’étude du latin soit de plus en plus négligée, sa valeur formatrice sous-estimée par rapport à celle des sciences triomphantes, et le nombre des élèves appelés à en bénéficier si réduit. On mesurera plus tard, trop tard sans doute, les conséquences désastreuses de ce discrédit sur la qualité générale de la culture. Ils ne voient donc pas, nos responsables, de quelles joies fortes, de quelles subtiles satisfactions ils privent de jeunes esprits trop tôt dirigés vers les avenues rectilignes des disciplines scientifiques ? Que ne se rappellent-ils, avec nous qui avons goûté si longtemps aux délices de la version latine, les perles étincelantes dont notre chemin montant, sinueux, malaisé mais si pittoresque, a été enrichi !

Ah, lire César, le fier et fougueux conquérant de la guerre des Gaules ! Caesar cepit Galliam summa diligentia : « César attrapa la gale en haut d’une diligence… » Pourquoi aussi avoir quitté Rome, où le peuple se bornait à demander quoi ? Panem et circenses : « Du pain et des cerises » menu frugal et modeste, en somme. On ne rappellera jamais trop souvent les passages célèbres des grands classiques, Virgile en tête. Apparent rari nantes in gurgite vasto : « Il paraît qu’à Nantes les rats rient à gorge déployée… »

Comme cette langue se prêtait bien à la frappe de la médaille, comme elle savait, en trois mots, cerner le trait moral ! Castigat ridendo mores : « La chasteté fait rire les Maures » (il n’y a pas qu’eux par les temps qui courent). Sursum corda : « Je suis sûr de la potence. » Et lors de chaque exécution coram populo : « Qu’est-ce qu’il y a encore comme peuple », hélas !

Les belles sentences : Bonum vinum laetificat cor hominis : « Le bon vin lubrifie le cor de l’homme », recette précieuse aux pédicures. De minimis non curat praetor : « Le curé ne prête pas aux Minimes », ce qui est de prudente économie ecclésiastique. C’est André Gide qui rappelait, dans Paludes, l’illustre traduction de l’adage Numéro deus impare gaudet : « Le numéro deux se réjouit d’être impair », en ajoutant « et il a bien raison ! »

Toutes les époques avides connaissent l’Auri sacra fames : « Laure est une sacrée bonne femme »… C’est elle, sans doute, qui interprète à sa mode le Suave mari magno de Lucrèce : « Oui, mon doux mari, je me magne… » Pour sûr, elle est persona non grata : « Cette personne n’est pas du gratin. » Et Rule Britannia (du latanglais, cette fois) : « Allez, roulez, la Bretagne. »

Un attendrissement particulier pour cette petite fille qui, confrontée à la phrase brève : Caper peperit, ouvre son dictionnaire. Caper : la chèvre, pas de problème. Peperit, passé simple de pario (peperi, partum) : enfanter, mettre ses petits bas. Ses petits bas ? Hum, modernisons un peu… Et la fillette écrit fièrement : « La chèvre mit ses socquettes. » N’est-ce pas choupinet ?

Nos professeurs de latin »car enfin il en reste, honneur à ces héros en conservent certainement des centaines comme celles-là dans leurs collections particulières.

Cet article, publié le 18/9/1978 dans Le Monde, fait curieusement écho à l’article de Georges Maurevert, Latin fantaisiste, publié 50 ans plus tôt, sans pourtant y faire référence… Il est reproduit ici avec l’autorisation du Monde Syndication. Tous droits réservés. Les illustrations, rajoutées pour cette publication en ligne, sont le fruit de Miklos.

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