Miklos
« Je donne mon avis non comme bon mais comme mien. » — Michel de Montaigne

This blog is © Miklos. Do not copy, download or mirror the site or portions thereof, or else your ISP will be blocked. 

8 décembre 2013

Qui est le doyen des acteurs belges ?

Classé dans : Cinéma, vidéo, Sciences, techniques — Miklos @ 1:57


Le doyen des acteurs belges.
Cliquer pour agrandir.

À toute question sa réponse dans l’Encyclopédie mondiale et universelle du savoir absolument incontestable™. En l’occurrence, un article dont on voit ci-dessus l’incipit, en fournit la réponse : Pierre Laroche.

La version définitive de sa date de naissance – l’historique de l’article montre qu’elle a changé au fil de l’évolution des connaissances historico-scientifiques pour se stabiliser il y a plusieurs mois – est sans nul doute le fruit de sérieuses recherches archivistiques de la part des petites mains laborieuses qui construisent inlassablement ce monument du savoir, et qui ont nécessité le déchiffrage de stèles romaines, Laroche étant d’évidence né à l’époque bénie où « Gallia est omnis divisa in partes tres, quarum unam incolunt Belgae… »

L’ancienneté de l’information démontre indubitalement sa véracité, puisque il est notoirement avéré que lorsqu’un blagueur (belge, évi­demment) « vandalise » la Wikipedia, le robot de service et les masses laborieuses conjugueront leurs forces pour détecter et réparer quasi instantanément cet outrage à la Vérité.

22 novembre 2013

« Nous avons bien recu votre mail nous demandant de ne pas donner suite a votre demande d’assurance »

Classé dans : Actualité, Sciences, techniques — Miklos @ 13:16

Cette phrase est celle qui ouvre un courriel accompagné d’une pièce jointe qui vient d’apparaître en français ces jours-ci, et qui – dans mon cas du moins – semble provenir d’une adresse officielle, « Elsa.Davenport@gouv.fr ».

Voici le texte du courriel :

Monsieur / Madame,
Nous avons bien recu votre mail nous demandant de ne pas donner suite a votre demande
d’assurance du 22/11/2013 referencee en marge.
De ce fait, nous procedons a l’annulation de cette derniere a sa date d’effet et vous
precisons que vous ne pourriez vous prevaloir d’aucune garantie.
Pour plus de details s’il vous plait verifier fichier joint (dossier_7836173)
Nous vous remercions de bien vouloir en prendre note.
Vous pouvez telecharger gratuitement la derniere version du logiciel Acrobat Reader a partir du site d’Adobe a l’adresse suivante : [adresse supprimée]

Le « gouvernement » ne proposant pas d’assurances aux particuliers, cela devrait déjà mettre la puce à l’oreille, en sus du fait que ce courrier n’est pas nominatif bien qu’il prétende concerner un dossier particulier. Ne parlons pas du manque d’accents et d’autres détails (son origine, « fraud@aexp.com », l’adresse destinée à rapporter des arnaques à… American Express, etc).

La pièce jointe contient un dangereux virus. Sa diffusion de cette façon en anglais est relativement récente, mais il me semble bien que ce soit l’un de ses premiers avatars francophones.

Plus généralement : ne cliquez jamais sur un lien et n’ouvrez jamais une pièce jointe sauf si vous êtes convaincu au-delà de tout doute possible que le courrier provient bien de la source qu’il prétend être et que (i) vous connaissez, (ii) vous attendez. Dans le doute, cherchez dans un moteur de recherche une partie du texte du courriel et/ou les adresses qui y sont mentionnées, ce qui peut aider à révéler une arnaque connue (voici les réponses qui s’affichent lorsqu’on recherche l’adresse fraud@aexp.com).

31 octobre 2013

Comment se préparer à la grande panne

Classé dans : Histoire, Peinture, dessin, Progrès, Sciences, techniques, Société — Miklos @ 22:29


« Dites-donc, Duschmoll, c’est ce que vous appelez réseauter ? »
Source : Publicité IBM, Network World, 4 décembre 1989.

Pour ceux qui identifient l’internet avec le Web, on rappellera que l’émergence du premier, accompagnée de fonctions de courrier électronique, de forums, de chats et de transferts de fichiers, précède d’une vingtaine d’années l’invention du second au début des années 1990.

Ce qu’on sait un peu moins, c’est que le streaming audio a été développé dans les années 1920, bien avant l’apparition des réseaux informatiques, pour diffuser de la musique de fond à des grands magasins ; cette technologie, appelée ulté­rieurement Muzak, utilisait le multi­plexage de lignes télé­phoniques pour ce faire. Et si l’on remonte un siècle plus tôt, c’est en 1836 que Morse (et d’autres) invente le télé­graphe électrique.

Quant aux plus récents moyens de communication rapide, le tout premier SMS a été envoyé en décembre 1992 et Twitter a été créé en 2006.

Mais comment ferons-nous pour com­muniquer quand il n’y aura plus d’élec­tricité (d’autres questions se poseront alors aussi, mais on les laisse pour de futurs billets) ? À défaut de télé­pathie, on pourra évi­demment utiliser la méthode illustrée ci-dessus, mais sa portée est limitée. On rappellera donc d’autres technologies éprouvées : le sémaphore (1806), le porte voix (vers les années 1650), le pigeon voyageur (il y a environ 3000 ans) et les signaux de fumée (utilisés depuis l’antiquité en Chine sur la Grande Muraille jusqu’aux derniers Indiens d’Amérique avant leur colo­ni­sation). Faites vos réserves !


(
source)

26 octobre 2013

Quand La Une aurait dû passer à la trois et inversement…

Classé dans : Actualité, Médias, Sciences, techniques — Miklos @ 11:33


Cliquer pour agrandir.

25 octobre 2013

We are all sorcerer’s apprentices


Walt Disney’s Fantasia (1940)

I discovered Nick Carr’s intelligent and lucid critical analyses of the impacts of ever-increasing omnipresence of digital technology years ago, in 2005. Ever since, I have found that his views aren’t that far from mine on the subject. Needless to say, they aren’t rooted in rueful longings for a paradise lost, nor are we neo-Luddites or, worse, Unabombers.

Take for example his 2008 Atlantic Monthly paper, Is Google Making Us Stupid? What the Internet is doing to our brains: decrease in capacity for concentration [on a single task] and contemplation, trouble reading in-depth long articles or books (if you can read his whole paper uninterruptedly and in one sitting, you haven’t been yet that much affected), change in the style of writing (Twitter is to writing what surfing is to reading), increased reliance or dependence on search engines (or is it on a search engine). He justly quotes Richard Foreman who writes: “I see within us all (myself included) the replacement of complex inner density with a new kind of self—evolving under the pressure of information overload and the technology of the ‘instantly available’.”

In a paper published yesterday in the Atlantic Monthly, “All Can Be Lost: The Risk of Putting Our Knowledge in the Hands of Machines”, he describes how we react to computer failure, e.g., pilots in airplanes: not only those systems are so complex that it is sometimes difficult to gauge what happens when they start failing, but overreliance on them has made us less able than in the past to take over when they do so (can you still mentally figure out how much you’ll pay when you exit a supermarket?). In his words, “Overuse of automation erodes pilots’ expertise and dulls their reflexes, leading to what Jan Noyes, an ergonomics expert at Britain’s University of Bristol, terms ‘a de-skilling of the crew’”.

This isn’t new. Without going back to Plato who bemoaned the negative influence that the invention of writing would have on human memory which Carr quotes it in his 2005 article, this increased dependence and its long-term mental and physical debilitating effects are reminiscent of H.G. Wells’ description of the humans of the future, in his 1895 novel The Time Machine: “The Eloi, like the Carolingian kings, had decayed to a mere beautiful futility.”

Except that our future is likely not to be beautiful. Yes, it is true that while we loose (some?) skills we gain a lot: but as we go higher and faster and live longer, we are also much more tracked and controlled than before by a myriad of the eyes and ears of ever-increasing world-wide complex and interlocked systems in which local failures may cause global harmful repercussions much farther and faster than ever before. And now that we know that the Earth resources aren’t infinite and that a much larger system is breaking down due to our combined negligent and sometime willful actions and inactions, and without not only our technical but also political will and ability to fix or to stop its disruption, we may be less apt to face the unexpected.

Is the future still in our hands? Definitely so, but probably not the way we hoped it would be.

The Blog of Miklos • Le blog de Miklos