Les compétences de traduction des IAs
« Un bon interprète combine une maîtrise linguistique approfondie avec des compétences d’écoute et de communication, une agilité mentale, des connaissances spécialisées, une intégrité et une neutralité sans faille, ainsi qu’une grande sensibilité culturelle. » (source)
Voici deux exemples de ce dont l’IA est capable.
1. Compréhension de l’anatomie externe des poissons
Je demande à l’IA de traduire le mot français « écailles » en hébreu (langue que je pratique couramment, mais j’avais oublié comment ce mot s’y disait).
Le résultat ne manque pas de me surprendre : il signifie « balance » (l’instrument servant à peser, et pas que des poissons).
L’IA fait le même contresens quelle que soit la langue cible ; voici pour l’italien :
Il n’est pas difficile d’en comprendre la raison : cette IA n’a aucune « maîtrise linguistique », elle passe tout simplement par un dictionnaire… français → anglais, puis anglais → langue cible. Or en anglais, le mot « écaille » se dit « scale », mot polysémique (comme nombre de mots en anglais) : il signifie bien « écaille », mais aussi « balance » et « gamme musicale », le sens le plus communément utilisé étant sans doute celui de « balance ». D’où le résultat, un parfait contresens.
Compréhension de la situation politique au Proche-Orient
Voici comment le navigateur Firefox traduit le titre d’un article en anglais concernant une manifestation de centaines de Gazaouis contre le Hamas :
Le résultat est pire qu’un contresens, c’est un charabia incompréhensible. Le sens du titre original est : « Bravant les menaces du Hamas, des centaines de personnes ont été vues en train de manifester contre le groupe terroriste à Gaza, une première depuis un an. »
Qu’en conclure ?
Rien n’est parfait en ce bas monde, surtout pas l’IA. Et donc ne jamais lui faire confiance aveuglément.



