Miklos
« Je donne mon avis non comme bon mais comme mien. » — Michel de Montaigne

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12 août 2014

Promenade à Paris : la Tour, la roue, les dames et les oiseaux

Classé dans : Lieux, Photographie — Miklos @ 18:56


La tour de Paris-plage et la Conciergerie. Cliquer pour agrandir.


Le musée d’Orsay. Cliquer pour agrandir.


Des lendemains qui chantent. Cliquer pour agrandir.


La danseuse et le chien. Cliquer pour agrandir.


La dame à la lanterne. Cliquer pour agrandir.


L’oiseau et la pyramide du Louvre. Cliquer pour agrandir.

Autres photos ici.

10 août 2014

Cannes, une ville qu’on aime détester, ou, Valétudinaires de tous les pays, unissez-vous !

Classé dans : Actualité, Lieux, Médias, Sciences, techniques — Miklos @ 10:11


Deux publicités juxtaposées proposées par Facebook.

Toujours à l’attention de nos préoccupations du moment et de notre intérêt à long terme, Facebook nous offre de façon toute désintéressée des publicités selon lesquelles il ressort que la ville de Cannes se trouve en seconde position dans la liste des villes les plus anti­pa­thiques au monde pour les touristes étrangers, tout en étant la quatrième des dix villes françaises préférées des touristes étrangers.

Ce n’est pas contradictoire : tout est relatif, comme on le sait sans avoir lu (ni compris) Einstein.

L’intérêt de certains visiteurs pour Cannes n’est pas récent, comme on peut le voir dans ce texte d’Élisée Reclus datant de 1870. En parcourant ce texte, on peut comprendre que la ville ne pouvant guérir tous les maux de la Terre, certains des valétudinaires des pays du nord, notamment les surexcités du système nerveux, venus y trouver un soulagement en soient repartis déçus, ce qui pourrait aussi expliquer les résultats contrastés de ces sondages.

« La ville sans cesse grandissante de Cannes est située autour d’une petite anse et sur une colline assez escarpée, qui se prolonge dans la mer par un promontoire étroit, et que couronnent les tours d’un château et d’une église.

Cannes n’est qu’un simple ch.-l. de cant. de l’arrondissement de Grasse ; mais elle n’en est pas moins la troisième ville du départ. des Alpes-Maritimes ; sa population, qui a triplé en trente ans, dépassait 9,600 h. en 1866. — La ville s’étend le long de la plage sur plus de 6 kil. de longueur, de la Bocca, à l’O., jusqu’au promontoire de la Croisette à l’E. D’après M. de Valcourt, auteur de Cannes et son climat, Cannes devrait être préférée par un grand nombre de malades aux autres villes d’hiver du littoral méditerranéen, « parce qu’elle réunit trois conditions essentielles : 1° abri contre les vents conti­nentaux, grâce à un amphithéâtre de collines et de montagnes orienté en plein midi et n’offrant aucune solution de continuité ; 2° absence de tout torrent dont le lit large et caillouteux, habituellement à sec et échauffé par le soleil, puisse être la cause d’un courant-d’air incessant ; 3° possibilité de placer les malades, suivant les indications, soit au bord même de la mer, soit assez loin du rivage pour les mettre hors des atteintes de la brise. Ce dernier point est d’une importance capitale. » [...]

La température moyenne de l’année est, à Cannes, de 16°,4, c’est-à-dire qu’elle dépasse d’un demi-degré la température de Nice, de Gênes, de Pise, de Florence, de Rome, et se trouve même légèrement supérieure à celle de Naples. Les hivers, et c’est là le point important pour les malades, sont relativement d’une très-grande douceur dans la ville provençale. […]

Il pleut en moyenne pendant 70 jours, et la tranche d’eau qui tombe annuellement est d’environ 800 millimètres. Ce sont là des chiffres peu élevés ; mais il faut remarquer en outre que les pluies, soudaines et fort abondantes, sont en général de courte durée : aussitôt après les averses, les nuages s’évanouissent et le ciel reprend toute sa sérénité. Sur les rivages de la Méditerranée, il est peu d’endroits où le ciel soit aussi pur, aussi éclatant, aussi dégagé de vapeurs qu’il l’est à Cannes. Entre Paris et Cannes, la différence est énorme. Ainsi, tandis qu’à Paris le mois de décembre offre 2 jours sans nuages, à Cannes au contraire, le soleil brille pendant 22 jours de tout son éclat (de Valcourt). À Cannes, « il n’y a jamais de brouillard. »

À ces avantages du climat de Cannes, il faut ajouter ceux que procurent la nature perméable du sol et l’inclinaison des couches de rochers. Les eaux des ruisseaux débordés n’étant pas retenues en flaques malsaines à la surface de la terre, ne dégagent point de miasmes. En outre, les forêts de pins qui croissent sur les collines répandent dans l’atmosphère leur senteur bienfaisante. Ce n’est pas tout : Cannes offre aux baigneurs une plage doucement inclinée vers la mer et des eaux dont la température moyenne est de 6 à 8° plus élevée que celle de l’Atlantique, sur les côtes occidentales et septentrionales de la France. Cannes est sans contredit l’une des villes du littoral où l’on prend les plus agréables bains de mer. En été, les médecins de Cannes ajoutent les bains de sable aux bains de mer, comme un puissant agent thérapeutique pour le traitement de certaines maladies.

Grâce à l’heureuse position de leur ville et à tous les avantages dont la nature les a comblés, les habitants de Carnes se trouvent dans d’excellentes conditions de salubrité générale. Les épidémies sont rares dans le pays, de même que le croup et les angines couenneuses si terribles à Paris. D’après le docteur Sève et les autres médecins, ce climat essentiellement tonique, mais non excitant, produit surtout d’excellents effets « dans tous les cas d’anémie, de chlorose, de débi­li­tation générale, de scrofule, de rachitisme et d’engorgements lymphatiques, dans les diverses névroses et névralgies ; mais ce sont surtout les affections chroniques de l’appareil respiratoire, l’asthme, la phtisie à tous ses degrés et les diverses affections catarrhales qui se modifient le plus avantageusement sous l’influence de cet air pur, suffisamment sec et chaud. » Cependant, il faut bien se garder de croire que le climat de Cannes convient à toutes sortes de maladies. « Évidemment, dit le docteur Whitley, là où il y a trop d’activité dans l’appareil sanguin ou trop de surexcitation dans le système nerveux, cet air tonique, cette grande clarté du jour, ce brillant reflet de la mer ne sont pas des conditions favorables. »

Quoi qu’il en soit, attirés par la renommée du beau ciel de Cannes, les valétudinaires de tous les pays du nord, suivant l’exemple qui leur a été donné, en 1851, par le chancelier Brougham, viennent, chaque année plus nombreux, demander à ce climat la guérison de leurs maux. Avec les malades arrivent les parents et les amis bien portants, les touristes valides et les simples désœuvrés qui vont où la mode les pousse. Aussi les pentes et les collines qui descendent vers Cannes ne suffisent déjà plus à la foule grossissante des visiteurs, et les vallons environnants sont graduellement envahis par les bâtisseurs de villas. Bientôt toute la côte, du promontoire de la Garroupe à l’embouchure de la Siagne, ne sera plus, comme la campagne de Gênes, qu’un immense jardin semé de palais.

L’intérieur de Cannes ne répond pas encore à l’admirable beauté des environs ; La ville ne possède guère d’autres monuments que les hôtels ; les rues de la partie haute sont étroites, tortueuses, mal pavées, souillées d’ordures ; les quais laissent à désirer aussi sous le rapport de la propreté. Le centre de la ville est formé par la promenade du Cours, que décorent des fontaines jaillissantes et des petits jardins renfermant quelques dattiers et d’autres plantes exotiques. […]

Les principales villas des environs de Cannes sont presque toutes libéralement ouvertes aux étrangers, même pendant le séjour des propriétaires ;» nombre d’entre elles méritent d’être visitées, soit à cause de leur architecture, soit à cause de leurs jardins ou du point de vue.

Élysée Reclus, Nice – Cannes – Monaco – Menton – San Remo, Paris, 1870.

7 août 2014

Sortir du cercle vicieux

Classé dans : Actualité, Histoire, Médias, Politique, Religion, Société — Miklos @ 12:16


Comprendre les origines de la guerre à Gaza en… par lemondefr

« Je ne suis pas quelqu’un de sen­ti­men­tal, je ne crois donc pas en une soudaine lune de miel entre les Juifs et les Pales­ti­niens. Je ne m’attends pas à ce que les deux parties anta­go­nistes, une fois la formule magique trouvée, s’em­brassent en larmes, dans une scène digne de Dosto­ïevski où les frères perdus se retrouvent. […] Non, je ne m’attends à rien de tout cela, et sûrement pas à une lune de miel. Si je m’attends à quelque chose, c’est plutôt à un divorce juste et équitable, entre Israël et la Pales­tine. Or un divorce n’est jamais une chose heureuse, qu’il soit juste ou plus ou moins juste. Un divorce fait mal, c’est quelque chose de dou­lou­reux. Et parti­cu­liè­rement celui-là, qui sera un drôle de divorce où les deux parties reste­ront dans le même appar­tement, pour toujours. C’est un divorce où personne ne démé­nage. Et comme l’appar­tement est tout petit, il sera indis­pensable de décider qui aura la chambre A, qui la chambre B, qui aura le salon, et de trouver, en plus, un arran­gement spécial pour la salle de bain et la cuisine. Vraiment pas très commode… Mais c’est toujours mieux que cette sorte d’enfer que nous traver­sons en ce moment, dans ce pays que nous aimons. Un pays où les Pales­tiniens sont opprimés au quotidien, harcelés menta­lement, privés, humiliés, affamés par un gouver­ne­ment mili­taire israélien cruel. Un pays où les Israéliens sont terrorisés tous les jours par des attaques terro­ristes impi­toyables, frappant indif­fé­rem­ment civils, hommes, femmes, enfants, écoliers, clients des centres commerciaux. Oui, tout est pré­fé­rable à cela ! Oui, il faut un divorce équi­table. Et, à la fin, une fois que nous aurons mené à bien ce doulou­reux et équi­table divorce en créant deux États, fondés en gros sur les réalités démo­gra­phiques […], une fois le divorce prononcé et la sépa­ra­tion opérée, les Israéliens et les Pales­tiniens se pres­seront pour passer la frontière et aller boire un café ensemble. L’heure du café aura enfin sonné. »

Amos Oz, « Un conflit entre deux causes justes », trad. Sylvie Cohen, 2003.

Cette vidéo très bien faite rééquilibre quelque peu les carences des médias qui n’avaient pas pipé mot sur le bouclage de Gaza du côté égyptien ni sur les tirs de missiles répétés vers les villes isra­éliennes depuis plusieurs années.

Il en ressort que cette radicalisation spécifique à Gaza provient du succès du Hamas aux élections. On peut évi­dem­ment s’interroger sur les raisons de ce succès : à l’époque, Gaza n’était pas coupée du monde (tout est relatif, puisque la fourniture de matériel élec­tro­nique hyper sophis­tiqué pour équiper les fameux tunnels a continué à provenir du Qatar, sans parler des fameux missiles et de leurs lanceurs).

Quelles qu’en soient les raisons histo­riques – chaque côté trouvera son compte dans sa propre histoire – sur le fond, je ne peux que regretter que les voix ayant appelé dès 1967 à accorder aux Pales­tiniens un État viable aux côtés d’Israël : Yeshayahu Leibowitch alors, puis (notamment mais pas uni­que­ment) Amos Oz, par exemple (voir ci-contre). Ou le magni­fique appel de Gilbert Sinoué, « Cher Yitzhak Rabin », publié dans le Libé du 6 août.

Est-ce que cet État mena­cerait Israël plus qu’il ne l’est mena­cé aujour­d’hui par la montée de la radi­ca­li­sation natio­na­liste et reli­gieuse des deux côtés ? Sans doute pas. Est-ce que sa création contre­car­rerait cette montée ? Pas for­cé­ment, lorsque l’on voit ce qui s’est passé dans d’autres pays arabes après qu’ils se soient débar­ras­sés d’une façon ou d’une autre de leurs dicta­teurs res­pec­tifs.

Mais il est juste que cela se fasse. Et mieux vaut tôt que tard. L’Allemagne et la France ont bien fait la paix, après tant d’années…

Il faut briser ce cercle vicieux de haine, de guerres et de morts, laisser le passé de côté et regarder vers l’avenir qui néces­site plus que jamais la colla­bo­ration accrue de tous pour faire face ensemble aux défis envi­ron­ne­mentaux qui ne manquent de monter, eux aussi.

31 juillet 2014

Bien avant le téléphone…

Classé dans : Progrès, Sciences, techniques, Société — Miklos @ 17:43


Le téléphone en 1877.

L’instrument qui, sous ses avatars successifs, deviendra le greffon le plus commun de l’homme moderne, a été inventé dans la seconde moitié du XIXe siècle. Il participe du désir de l’homme de pouvoir parler et entendre à distance au-delà des limites de son ouie et de la portée de sa voix ; il en va de même pour la vue (loupe, lunettes, télescope, radio-­télescope, microscope, puis microscope électronique et scanner…) ou pour d’autres capacités physiques (cheval, voiture, train, bateau, montgolfière, avion, fusée…). Ces réalisations ont mis à mal les rêves de télépathie et de télékinésie de l’homme, et il ne lui reste plus qu’à souhaiter voyager dans le temps. Et puis…

En ce qui concerne la voix, il aura fallu attendre la seconde moitié du 19e siècle pour lui permettre de faire le tour de la Terre, voire d’atteindre la Lune. Auparavant, il y avait bien les porte-voix à la portée limitée (cf. ci-contre, cliquer pour agrandir). Vers la fin du 18e siècle, Claude Chappe invente le télégraphe (optique) qui, s’il ne transmet pas la voix, transmet du moins sa (complexe) transcription.

D’autres dispositifs purement acous­tiques, ont été imaginés vers la même époque. Le texte qui suit en décrit un, le télégraphe acoustique, imaginé par Thomas Dick ; le dernier paragraphe est parti­cu­liè­rement intéressant, puisqu’il décrit ce qui était en 1825 une utopie et qui est devenu notre quotidien, résultat autrement plus curieux que ne l’imaginait l’auteur de cet article d’antan. On trouvera le texte (en anglais) dans lequel Thomas Dick décrit son invention, et qui est, lui, remarquable pour son introduction consacrée aux tentatives de l’homme de se dépasser dans d’autres domaines.

«Télégraphes acoustiques. — Une compagnie se dispose à couvrir l’Angleterre de lignes télégraphiques qui toutes viendront rayonner autour de Londres, qui en occupera le point central. Le gouvernement pourra se servir de ces télégraphes ; mais ils ne seront pas dans sa possession exclusive, et c’est principalement dans les intérêts du commerce qu’ils doivent être établis.

La compagnie n’est pas encore fixée sur le choix du système télégraphique qu’elle emploiera; elle a engagé tous ceux qui auraient à cet égard des vues particulières, à les lui communiquer, en promettant de grands avantages à l’auteur du projet qui serait définitivement adopté. M. Thomas DickHomme d’église et scientifique écossais, 1774-1857., qui a composé sur les sciences naturelles des écrits estimés, a conseillé l’établissement de télégraphes acous­tiques. Il suppose qu’ils seraient préférables à ceux qui sont maintenant en usage en France et en Égypte.

Quelques expériences faites récemment ont convaincu M. Thomas Dick que l’on pouvait étendre la voix humaine à une distance de 8 et de 10 lieues. Les expériences de M. BiotJean-Baptiste Biot (1774-1862). En utilisant des tubes d’acier de 950 mètres de longueur, il a effectué de nombreuses mesures de la vitesse de propagation du son dans les gaz et les solides., sur la transmission du son à travers les corps solides et par l’air dans de longs tubes, ont établi qu’elle s’opère à travers la fonte, dix fois plus vite que dans l’air. M. Biot a reconnu qu’à une distance de 476 toises, on s’entendait parfaitement à voix basse. Un ecclésiastique, nommé don GautierMoine cistercien, qualifié par Dick comme inventeur du télégraphe ; il avait présenté son invention en 1781, donc 9 ans avant que Claude Chappe n’invente son télégraphe, à Condorcet, Milly, Franklin et autres hommes de science., avait déjà conçu, à la fin du siècle dernier, la possibilité de transmettre des sons articulés à une grande distance. Il proposa de construire des tonnelles horizontales qui s’évaseraient à leurs extrémités, et au moyen desquelles, à une distance d’un demi-mille anglais (800 mètres), les battements d’une montre pourraient être entendus beaucoup mieux qu’en l’approchant de l’oreille. Il calculait qu’une succession de tonnelles semblables transmettrait un message à 900 mille (360 lieues) dans moins d’une heure.

L’application de cette théorie aurait les résultats les plus utiles et les plus curieux ; par exemple, une personne placée à l’extrémité d’une grande ville pourrait, à une heure désignée, communiquer un message, ou converser avec une autre personne placée à l’extrémité opposée;» des amis qui habiteraient des villes éloignées corres­pon­draient par des paroles, et reconnaîtraient sans peine leur identité, au son de leur voix.

Revue encyclopédique, ou, Analyses et annonces raisonnées des productions les plus remarquables dans la littérature, les sciences et les arts. T. 28, décembre 1825.

L’amour est-il mort, et autres questionnements et considérations métaphysiques

Classé dans : Littérature, Peinture, dessin, Photographie, Politique, Religion, Société — Miklos @ 1:26


L’amour [n’]est [pas] mort.

« L’amour est mort en France :
C’est un
Défunt
Mort de trop d’aisance.
. . . . . . . . . . . . . . . . . .
Et tous ces nigauds
Qui font des madrigaux
Supposent à nos dames
Des cœurs,
Des mœurs,
Des vertus, des âmes !
Et remplissent de flammes
Nos amants presque éteints,
Ces pantins
Libertins ! »

(Extrait d’une chanson de Charles Collé (1709-1783), citée par Eugène Scribe dans son discours de réception à l’académie française, prononcé dans la séance du 28 janvier 1836.)


La vie n’est pas une passerelle.

La vida es una pasarela est une série de photos du photographe colombien Jaime Ávila. If life is a catwalk, run like a dog est le sous-titre de Nowhere Near Here, vidéo d’animation de l’artiste de street art Pahnl (2010).


Nous avons tous grandi dans le corps d’une femme.
Cliquez pour agrandir.

«Il y avait une fois un homme très méchant, un meurtrier, dont l’esprit, quand il mourut, entra dans le corps d’un bœuf. Ce bœuf eut un maître dur qui le nourrissait mal, et le traitait à grands coups d’aiguillon. L’esprit de ce bœuf se rappelait qu’il avait été un homme, et quand le bœuf mourut, il entra dans le corps d’un cheval. Ce cheval appartint à un grand seigneur qui le nourrissait bien, mais une nuit les ennemis de ce seigneur vinrent l’attaquer, et il monta sur son cheval et le poussa à travers des rochers et des lieux escarpés. Le cheval mit le pied entre deux rochers, et ne put l’en extraire qu’avec grande difficulté, et son fer y demeura pris. Son maître le monta encore le reste de la nuit (et l’esprit du cheval se rappelait qu’il avait été dans un homme). Ce cheval mort, son esprit entra dans le corps d’une femme enceint, et s’incorpora dans l’enfant que cette femme portait dans le ventre. Cet enfant grandit et vint à l’entendement du Bien, puis il fut fait bon chrétien. Et comme il passait un jour avec son compagnon à l’endroit où le cheval avait été déferré, cet homme dont l’esprit avait été dans le cheval dit à son compagnon : « Quand j’étais un cheval, je perdis une nuit un fer entre ces deux rochers, et j’allais ensuite pendant toute la nuit déferré. » Ils se mirent tous deux à chercher ce fer, et ils le trouvèrent entre les deux rochers et le conservèrent.

L’hérétique disait donc que l’âme de l’homme entre dans le corps de la bête et l’esprit de la bête dans le corps de l’homme.» Ce qu’entendant, Guillemette dit : « Las moi ! Quelle peine a subie cet esprit avant de pouvoir arriver dans une belle tunique ! »

(Extrait de la confession et déposition d’Arnaud Sicre d’Ax du chef d’hérésie, in Le Registre d’inquisition de Jacques Fournier, 1318-1325.)


We’re Like Cocaine & Candy – It’s time to dance – Je vous aime mais femmes.
Cliquer pour agrandir.

Mais hommes aussi !


Monsieur Cube.

«Les Chinoises passent leur jeunesse dans une torture continuelle pour se donner» des pieds de chèvre. […] Dans certains pays, les mères cassent le nez de leurs enfants. Dans d’autres elles façonnent leur tête en cube.

(Journal des dames, 5 août 1798.)


Dans quel monde… ?

«Ô ciel ! je me meurs. Dans quel monde vivons-nous ? que d’ennemis le bonheur rencontre en son chemin sans pouvoir les éviter ! Quelquefois il fait trop froid, quelque fois trop chaud pour être heureux ; »  on n’est jamais content une semaine de suite. Je deviendrai tout à fait un philosophe grommelant sans cesse et trouvant à redire à tout.

([F. Brooke,] « Histoire de Julie Mandeville. 1761 », trad. de l’anglais, in Bibliothèque universelle des romans, juillet 1785, 1er vol.)


Liberté, égalité…

La devise des Anciens et celle des Modernes.


La vie est [éphémère].

D’où l’utilité du recyclage.

Voir le diaporama.

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