Miklos
« Je donne mon avis non comme bon mais comme mien. » — Michel de Montaigne

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28 juillet 2014

Ha ! ha !

Classé dans : Langue, Lieux, Littérature, Peinture, dessin — Miklos @ 2:59

Les Québécois, et surtout les Louisiens d’entre eux, ne souriront même pas à la lecture de ce titre (pour autant qu’il y ait un Québécois qui le lise) : il leur évoquera sans nul doute Saint-Louis du Ha ! Ha !, petite municipalité de quelque 1 300 habitants – les Louisiens en question – du Témiscouata (vous êtes bien avancés, hein ? allez, cliquez ici), non loin de deux petites villes, Trois-Pistoles et de Rivière-du-Loup, toutes deux situés sur la rive sud du Saint-Laurent. À une vingtaine de kms de Trois-Pistoles se trouve aussi une des baies du Ha ! Ha ! (parce qu’il y en a plusieurs).

Si je suis passé il y a bien des années par ces trois bourgades, ce n’était qu’à cause de leurs noms, et surtout pour ce Ha ! Ha ! là. C’est une raison comme une autre, et c’est ce qui m’avait aussi fait passer à la même époque par Odessa, pas celle d’Ukraine (où ma mère est née et que j’aurais aimé voir, mais les circonstances…) mais celle de l’État de New York. Soit dit en passant, il y a plus d’une douzaine d’Odessa aux US, dont deux dans le seul État du Dakota du Nord, et une quinzaine de Paris (je ne compte pas dans le lot les New Paris), et si vous cherchez des localités aux noms réellement originaux, il y a bien Truth or Consequences dans l’État du Nouveau-Mexique.

Ce que je viens d’apprendre c’est qu’il existait à Paris une rue du Ha-Ha (l’actuelle impasse Guéménée). Voici ce qu’en dit Henri Sauval, dans son fameux Histoire et recherche des antiquités de la ville de Paris :

«La rue du Ha-ha est un cul-de sac-qui n’est guère moins beau que la rue de la Cerisaie, mais qui a encore trompé bien plus de monde qu’elle : car il est long, large, rempli de portes cochères, et comme il est placé dans la rue St Antoine à côté de la Place Royale, une infinité de personnes y ont été attrapées, pensant y aller par là; et parce qu’en ces sortes de surprises, et lorsqu’on trouve tout le contraire de ce qu’on s’est imaginé, aussitôt on s’écrie, ha ha.

On tient que c’est ce qui est cause que le peuple lui a donné ce nom. II est certain qu’elle faisait autrefois partie de l’Hôtel des Tournelles ; on y montre encore la salle où mourut Henri II du coup de lance qu’il reçu en joutant contre Montgommery à la rue St Antoine :» et dans ce logis-là même où se voit cette salle, est mort il y a quelques années Claude Mydorge, l’un des premiers mathématiciens de notre temps.

Le haha désigne aussi, en français comme en anglais, une « ouverture exé­cutée dans un mur de clôture, avec un fossé au dehors, pour prolonger une pers­pective ou dégager une vue » (TLFi) ; c’est sans doute la raison pour laquelle on trouve, ou trouvait, une allée du haha dans des parcs, à l’instar de celui du château de Sceaux (selon le Dictionnaire historique de la ville de Paris de Hurtaut et Magny, 1779) ou une allée des hâ-hâ (ou Ha ! Ha !) dans les jardins du château de Versailles, voire une rue qui porte ce nom à Londres (cf. photo à droite, cliquer pour agrandir).

Pour finir, on citera le Poème à crier et à danser de Pierre Albert-Birot (1876-1967) :

(source : Robert Sabatier, Histoire de la poésie du XXe siècle. Révolutions et conquêtes.)

26 juillet 2014

Hajj, le pèlerinage à la Mecque.


Entrée de l’exposition Hajj, le pèlerinage à La Mecque à l’Institut du monde arabe.
Autres photos ici.

«Mecque (La) , ville de l’Arabie heureuse, célèbre pour avoir été le berceau du mahométisme. Mahomet n’est pas le premier qui l’ait illustrée. On prétend que c’est dans ce lieu qu’est placé le tombeau d’Abraham. Si l’on en croit Nicolas de Damus, le fameux chêne de Mambré, sous lequel ce patriarche conversa avec trois anges, était ce qui attirait à la Mecque ce concours de peuples voisins, païens, juifs et chrétiens. Les succès de l’islamisme n’ont fait que lui donner un nouveau lustre. Elle voit arriver tous les ans des caravanes nombreuses de pèlerins, dont une des plus belles est celle du Caire, et qui viennent dans ce sanctuaire de leur religion rendre leurs hommages à Mahomet. Ce concours cessera d’étonner, si l’on réfléchit que la loi de Mahomet fait un devoir rigoureux de ce pèlerinage ; et cette opinion est si fortement inculquée dès l’enfance, que les femmes même l’entreprennent avec leurs maris, et même seules. Toutes ces caravanes, se trouvant rassemblées, se rendent un certain jour, sur la montagne d’Arafat, à six lieues de la Mecque, où ils croient qu’Abraham offrit à Dieu le sacrifice de son fils lsaac. La fête qu’ils célèbrent dans cet auguste lieu se nomme Korban-bairam, ou le second Bairam ; mais les Arabes l’appellent Je al Korban, et Je al Adha, c’est-à-dire, la fête du sacrifice : parce que, dans ce jour, on immole une multitude prodigieuse d’animaux de toute espèce.

C’est dans ce lieu que les pèlerins: se rasent la tête et le visage, et prennent le bain. Après avoir fait leurs prières, ils s’en retournent à la Mecque. Ils visitent la maison d’Abraham, qu’on appelle la Kaaba et les autres lieux consacrés par la religion des mahométans. On place dans la grande mosquée le pavillon nouvellement apporté du Caire, et on en retire le vieux, qu’on remet entre les mains de l’émir-hadgi.

La ville de la Mecque n’étant pas assez grande pour contenir une multitude si prodigieuse d’étrangers avec leurs équipages, les caravanes sont obligées de camper aux environs de la ville, et séjournent sous des tentes pendant l’espace de neuf à dix jours. Il se tient là une foire des plus considérables du monde, et le commerce qui s’y fait est prodigieux. On admire surtout le silence et la tranquillité qui règnent dans ce concours étonnant de marchands et de pèlerins.

Ceux qui avaient, avant Mahomet, la présidence du temple de la Mecque, étaient d’autant plus considérés, qu’ils possédaient, comme aujourd’hui, le gouvernement de la ville. Aussi Mahomet eut la politique, dans une trêve qu’il avait conclue avec les Mecquois ses ennemis, d’ordonner à ses adhérents le pèlerinage de la Mecque. En conservant cette coutume religieuse qui faisait subsister le peuple de cette ville, dont le terroir est des plus ingrats, il parvint à leur imposer sans peine le joug de sa domination.

La Mecque est la métropole des mahométans, à cause de son temple ou kiabé, maison sacrée, qu’ils disent avoir été bâti dans cette ville par Abraham ; et ils en sont si persuadés, qu’ils feraient empaler quiconque oserait dire qu’il n’y avait point de ville de la Mecque du temps d’Abraham. Ce kiabé, que tant de voyageurs ont décrit, est au milieu de la mosquée, appelée haram par les Turcs ; le puits de Zemzem, si respecté des Arabes, est aussi dans l’enceinte du haram.

La ville, le temple, la mosquée et le puits, sont sous la domination d’un shériph, ou, comme nous l’écrivons, chérif, prince souverain comme celui de Médine, et tous deux descendants de la famille de Mahomet ;» le grand seigneur, tout puissant qu’il est, ne peut les déposer qu’en mettant à leur place un prince de leur sang.

Fr. Noël, Dictionnaire de la fable, ou mythologie grecque, latine, égyptienne, celtique, persane, syriaque, indienne, chinoise, mahométane, slavone, scandinave, africaine, américaine, iconologique, rabbinique, cabalistique, etc. Quatrième édition. Paris, 1823.

Pourquoi mon mail marche-t-il ici et pas là ?

Classé dans : Progrès, Sciences, techniques — Miklos @ 4:31

L’omniprésence des gadgets de communication qui donne le sentiment d’être connecté 24 heures sur 24 (ce qui implique de ne plus dormir) s’accompagne pourtant souvent de frustrations de tous ordres. Nous allons aborder celle-ci : comment se fait-il, par exemple, que je puisse envoyer du mail de chez moi où je suis connecté en Wifi mais pas d’ailleurs (en 3G, 4G ou même en Wifi) tandis que je peux en lire aussi bien à mon domicile qu’ailleurs ?

L’utilisation du courrier électronique consiste en plusieurs activités qui s’arti­culent, comme on peut le voir ci-contre (cliquer pour agrandir), entre l’équi­pement que l’on a sous la main (ordi­nateur, tablette, smart­phone…) et celui d’un hébergeur de boîte à lettres et donc de services de courrier électroniquePar exemple : Free, Hotmail, Google, 1&1…, par l’entremise d’une connexion internetEn Wifi ou Ethernet vers une liaison filaire ADSL sur une box, et/ou par accès sans fil ou cellulaire via un smartphone, en Edge, 3G, 4G… en passant par un fournisseur d’accèsBouygues, Free, Orange, SFR…, qui peut être le même opérateur que l’hébergeur de courrier ou non. :

1. la rédaction d’un courrier à l’écran puis sa transmission au destinataire ou à un relais qui poursuivra sa transmission ;

2. la réception d’un courrier puis sa lecture à l’écran ;

3. la gestion des courriers (dans ce qu’on a coutume d’appeler une boîte à lettres).

Qu’est-ce qu’un courrier électronique ?

C’est un fichier (peu importe ce qu’il contient : texte, images, musique…Eux-mêmes pouvant être des fichiers distincts : ils sont alors combinés en un seul fichier, sorte de paquet servant à l’expédition.) assorti au strict minimum d’une adresse de destinataire (par exemple : Mary.Dupuis@geocities.com). On peut donc le comparer à une lettre papier, qui consiste de la lettre elle-même et de l’enveloppe portant le nom et l’adresse du destinataire.

On appelle d’ailleurs par analogie « enveloppe » l’ensemble des infor­mations accompagnant le corps du mail, autant celle nécessaire à sa trans­mission (l’adresse du destinataire) que celles facul­tatives (l’objet du courrier, le nom du desti­nataire, le nom et l’adresse de l’expé­diteur, etc.) ; en outre, l’application émettant le courrier et les relais le trans­mettant y rajou­teront d’autres infor­mations (notamment la date et l’horaire précis d’envoi et de passage de relais en relais, les iden­tifiants internet de ces relais, etc.). Le destinataire n’en verra en général qu’une infime partie dans l’entête du message, celle qui lui est utile (qui a envoyé le message et quand, son objet), comme on peut le voir ci-contre (cliquer pour agrandir).

Soit dit en passant, rien n’oblige – autre que l’éthique… – que ces informations soient véridiques, à deux titres : que le nom et l’adresse indiqués comme ceux de l’expéditeur existent bien, et qu’ils soient ceux de l’expéditeur réel : ce n’est que l’adresse du destinataire qui compte pour la transmission du courrier. On peut écrire ce que l’on veut sur une enveloppe papier, et on peut aussi le faire pour un courrier électronique, ce que spammeurs et scammeurs exploitent pour tenter de dissimuler leurs traces (en fournissant nom et adresse inexistantes), voire tromper le destinataire sur l’origine du courrier (en fournissant par exemple le nom et l’adresse de votre banque, de l’EDF ou de tout autre service commercial en ligne que vous avez utilisé). Ils peuvent aussi falsifier le reste des informations (datation, traces de passage…) présentes dans l’enveloppe d’un message.

Qu’est-ce qu’une boîte à lettres électronique ?

Il s’agit d’un espaceFichier, dossier ou dossier de dossiers. où sont déposés à leur arrivée les courriers envoyés à une adresse électronique particulière qui lui est attachée (Jean.Dupond@free.fr ou Mary.Dupuis@geocities.com par exemple), espace assorti au moins d’un service capable de réceptionner des courriers à tout moment et de les ranger dans les boîtes adéquates. Une seule et même boîte peut d’ailleurs posséder plusieurs adresses électroniques distinctesAppelées des alias : les mails envoyés à celles-ci parviendront toutes à la même boîte.

Par analogie, on peut comparer ces boîtes à celles se trouvant dans le hall d’un immeuble et le service de distribution à celui de la Poste. Dans l’un et l’autre cas, pour lire le courrier, il faut le relever (on verra tout de suite comment cela se fait).

Dans la plupart des cas, les boîtes à lettres électroniques sont gérées par un prestataire de service de mail (gratuit ou payant), qui peut fournir ou non d’autres services, notamment l’accès à l’internet. Ainsi, Free, Orange, SFR, 1&1…, fournisseurs d’accès à l’internet, proposent aussi leur service de mail (qu’on est libre d’utiliser ou nonPlus ou moins. Certains opérateurs internet forcent la main pour que leurs usagers utilisent aussi leurs services de mail.), tandis que Microsoft ou Google proposent un service de mail (Hotmail ou Outlook, pour le premier, Gmail pour le second) sans pour autant être des fournisseurs d’accès à l’internet ; lorsqu’on possède une boîte à lettres chez ces derniers, il faut détenir indépendamment un accès à l’internet.

Quoi qu’il en soit, l’accès à cette boîte et à ses services assortis (au minimum : envoi et réception des courriers, mais aussi, selon le fournisseur, des services enrichis, tels que la gestion de carnets d’adresses, l’organisation des archives de courrier, filtrage automatique ou non de spams, etc.) par son ou ses « propriétaires » nécessite la possession d’identifiants ne permettant, en principe, cet accès qu’aux personnes autorisées.

Comment s’effectuent la relève et la lecture de son courrier ?

On peut consulter sa boîte à lettres globalement de deux façons.

À distance : on se connecte, via le WebÀ l’aide d’un navigateur tel que Chrome Internet Explorer, Firefox, Opera, Safari… à un service de gestion de sa (ou ses) boîte(s) à lettres fourni en place par l’hébergeur de la boîte (Hotmail, Gmail, Webmail, Zimbra…).

On saisit à la main ses identifiants (nom de compte, mot de passe). S’affichent alors à l’écran les contenus qui s’y trouvent (courrier entrant, éventuels dossiers de rangement de courriers précédemment réceptionnés, dossier de spams…) et des boutons permettant de gérer la boîte et d’accéder aux services proposés, et en l’occurrence à la gestion du courrier entrant.

On peut alors afficher à l’écran – via une page Web – le contenu de nouveaux courriers, les ranger dans des dossiers faisant partie de la boîte à lettres (chez le prestataire), les effacer, etc. On peut aussi y répondre, on abordera la rédaction de courriers.

Quoi qu’il en soit, sauf à recopier ou sauvegarder sur son propre ordinateur les courriers arrivés dans la boîte à lettres, ils se trouvent tous chez le prestataire. Ceci peut en assurer une meilleure pérennité mais peut l’ouvrir aussi à des menaces d’attaques de masse de pirates. Il n’y a pas de perfection en ce bas monde.

En résumé : dans ce cas d’usage, il suffit, pour accéder à sa boîte à lettres par le Web, d’avoir une connexion qui permet de « naviguer » sur l’Internet (câblée, Wifi, 3G, 4G…).

Localement : on utilise une application locale à son appareilLes navigateurs mentionnés ci-dessus sont aussi des applications locales, mais ils permettent de gérer les contenus de la boîte à lettres directement chez le fournisseur en accédant au « compte mail ». –à l’instar d’Outlook (Microsoft), Mail (Apple), Thunderbird (logiciel libre)… –, souvent accessible en cliquant sur une icône d’enveloppe qui ne porte pas forcément le nom de l’application ou du logiciel sous-jacent.

Cette application se charge de se connecter directement à la boîte à lettres distante pour en récupérer les nouveaux contenus et les afficher localement, voire aussi les y stocker. Par « directement », on entend que cette application se connecte à un service particulier du fournisseur de mail, destiné à permettre la récupération de courrier par une application (plutôt que par un être humain).

Il existe deux types de services (appelés protocoles) pour ce faire, POPPost Office Protocol. et IMAPInternet Message Access Protocol., le second permettant en sus à des applications de gérer la boîte distante (on y reviendra).

L’un comme l’autre nécessitent que l’application qui y fait appel fournisse au service distant un nom de compte et un mot de passe : ce sont ceux du détenteur de la boîte à lettres. Selon le cas, il peut être aussi nécessaire de fournir des informations supplémentaires (par exemple, une méthode de chiffrage du contenu transféré qui peut autrement être intercepté et lu par des petits curieux).

En résumé : dans le cas de l’utilisation d’une application de courrier local, ce dernier doit être correctement configuré – au minimum, identifiants du compte, adresse internet du service distant (par exemple : pop3.live.com, imap.googlemail.com…) et choix explicite de la méthode, POP ou IMAP (paramètres éventuellement assortis d’autres informations) – pour pouvoir se connecter à la boîte à lettres distante. Une fois cette configuration validée, à chaque accès la récupération pourra se faire, pour autant que

Bref comparatif des deux méthodes : une application de mail local permet de gérer de façon centralisée un ensemble de boîtes à lettres, autant pour la réception que pour l’émission, tandis que l’accès par le Web est distinct pour chaque boîte à lettres. Si l’on en possède plusieurs, il est plus avantageux d’avoir un système centralisé.

La méthode locale permet aussi de récupérer rapidement de nombreux mails puis de les lire ultérieurement sans avoir à être connecté à l’internet, puisqu’ils ont été copiés localement par l’application. Toutefois, si l’on décide d’en effacer certains ou de les stocker dans des sous-dossiers de la boîte distance, il faut être connecté pour ce faire.

C’est la mise en place de cette méthode qui peut s’avérer plus ardue (l’installation éventuelle de l’application et ses mises à jour, s’il n’est pas disponible en standard sur l’appareil ; le paramétrage des boîtes distantes…).

Comment s’effectuent la rédaction et l’envoi du courrier électronique ?

Pour simplifier, on ne parlera ici que des courriers textuels (mais le principe est le même pour d’autres contenus) que l’on rédige à l’aide de son clavier, sur l’équipement que l’on a sous la main (ordinateur, tablette, smartphone…). Comment produit-on le fichier constituant le corps du courrier ? Là aussi, il y a globalement deux façons de procéder.

À distance : on se connecte, via le WebÀ l’aide d’un navigateur tel que Chrome Internet Explorer, Firefox, Opera, Safari… directement à sa boîte à lettres (ou à une de ses boîtes), au même service qui permet de lire les courriers. On utilisera pour la rédaction d’un nouveau courrier les boutons qui permettent de le faire.

Le corps du courrier se constitue donc, au fil de sa saisie au clavier, chez le fournisseur. Avant d’être envoyé par la personne qui le rédige ainsi à distance, il y sera probablement stocké dans un dossier Brouillons, puis, une fois terminé, dans un autre dossier, Courriers envoyés (ces noms peuvent varier selon le fournisseur, mais le principe est le même). Le service distant se chargera alors de le transmettre à son destinataire.

En résumé : dans ce cas d’usage, il suffit, pour accéder à sa boîte à lettres par le Web, d’avoir une connexion qui permet de « naviguer » sur l’Internet (câblée, Wifi, 3G, 4G…).

Localement : on utilisera dans ce cas en général la même application qui a servi à lire localement les courriers : elle offre aussi la possibilité d’en rédiger et de les transmettre au service distant, afin qu’il les expédie aux destinataires.

Une fois le courrier prêt à partir (en général : lorsqu’on clique sur un bouton Envoyer), cette application se charge de se connecter directement au service de courrier distant pour le lui transmettre. Par « directement », on entend que cette application se connecte à un service particulier destiné à permettre l’expédition de courrier par une application (plutôt que par un être humain).

Il existe un type de services pour ce faire, appelé SMTPSimple Mail Transfer Protocol.. Là aussi, l’application doit être configurée de façon à connaître l’adresse internet de ce service – qui est distincte, et c’est essentiel – de l’adresse du service de réception des mails –, d’identifiants de compte pour ce faire, et éventuellement d’informations de chiffrage.

C’est dans la disponibilité et l’accessibilité de ce service que se posent en général les problèmes, dus aux abus croissants que font les spammeurs et scammeurs de tout poil : pour tenter de dissimuler leur traces et d’expédier à peu de frais des milliers de mails, ils repèrent des services SMTP peu ou pas sécurisés (ou dans lesquels ils ont pu obtenir des identifiants de comptes) et s’en servent comme relais.

De ce fait, les fournisseurs restreignent de plus en plus les accès à ce service. Certains opérateurs, qui fournissent un accès internet et des boîtes à lettres, ne permettent de se connecter à leur service d’expédition de courrier que lorsque l’appareil de l’expéditeur est connecté à leur réseau, que ce soit par Wifi ou par les normes de téléphonie mobile (Edge, 3G, 4G…, s’ils fournissent ce type de connectivité). C’est le cas par exemple pour Free, mais ça ne l’est pas pour 1&1.

Il existe un palliatif à ce type de handicap dû au fait signalé plus haut : le service d’envoi de mails (SMTP) étant distinct du service de lecture (POP, IMAP), on peut configurer son appli­cation pour envoyer ses mails par l’entremise d’un autre fournisseur de services mail (par exemple, Hotmail, Gmail, 1&1…) que celui qui héberge la boîte à lettres en question et qui, lui, n’a pas mis en place cette restriction. Il faut pour cela en général détenir une boîte à lettres chez ce fournisseur alternatif dont on ne se servirait que pour transmettre le courrier (cf. image ci-contre, cliquer pour agrandir).

è Par exemple : un utilisateur détient une boîte à lettres chez Free, à l’adresse Jean.Dupont@free.fr, avec comme nom sur l’enveloppe « Jean Dupont ».

Pour en lire le contenu, il doit configurer son application pour accéder à cette boîte à lettres chez Free, via l’une des deux méthodes POP ou IMAP.

Pour envoyer des courriers, il peut utiliser le service d’expédition de courrier (SMTP) associé à cette boîte. Mais pour éviter d’être bloqué au cas où son appareil ne serait pas connecté au réseau Free, il peut (i) ouvrir une boîte à lettres chez un fournisseur alternatif qui ne bloque pas l’envoi de courriers hors son réseau, par exemple Marc.Durand@hotmail.fr (s’il choisit ce service) avec comme nom sur l’enveloppe « Marc Durand », puis (ii) configurer son application pour qu’elle envoie le courrier identifié comme provenant de la première boîte (chez Free) par l’entremise du service d’expédition de la seconde boîte (chez Hotmail).

Mais attention : Hotmail transmettra ce courrier à son destinataire après avoir remplacé l’adresse et le nom originaux de l’expéditeur (Jean.Dupont@free.fr, Jean Dupont) par ceux de la boîte utilisée pour l’expédition (Marc.Durand@hotmail.fr, Marc Durand), ce qui n’est pas forcément souhaitable pour plusieurs raisons, et notamment pour que le destinataire ne se trouve pas répondre à la seconde adresse tandis qu’on souhaitait qu’il réponde à la première… Si l’on utilise une passerelle Gmail (avec compte Jacques.Martin@gmail.com, et nom Jacques Martin), lui, laissera inchangé le nom, mais remplacera l’adresse : ainsi, l’expéditeur apparaîtra au destinataire comme étant Jean Dupont à l’adresse Jacques.Martin@gmail.com…

Ce n’est pas le cas de tous les fournisseurs : 1&1, par exemple, permet d’accéder au service d’expédition de courriers de n’importe quel endroit sur l’internet (en d’autres termes sans être connecté sur son réseau) et ne remplace ni l’adresse ni le nom de l’émetteur par ceux de la boîte passerelle utilisée. ç

En résumé : si le fournisseur de connexion internet (à domicile) et le fournisseur d’accès téléphonique (en Edge, 3G ou 4G) sont les mêmes, les équipements pourront se connecter aux boîtes à lettres qui y sont hébergées sans problème.

Si ce n’est pas le cas, ou s’il existe des boîtes hébergées ailleurs, il faudra configurer l’application de mail de façon à ce qu’elle envoie les courriers via un relais – potentiellement différent de l’hébergeur – qui accepte des mails quelle qu’en soit la provenance (voir ci-dessous « Services alternatifs d’envoi de mail »), ou alors utiliser l’interface Web pour envoyer le mail.

Bref comparatif des deux méthodes : en ce qui concerne la rédaction de mail, le comparatif des méthodes locale et distante utilisées pour la lecture s’applique aussi ici.

Mais comme on vient de le voir, c’est pour l’expédition que la différence peut être importante : certaines boîtes à lettres ne permettent pas à des applications locales d’envoyer du mail par leur entremise si l’on n’est pas connecté au réseau fourni par l’hébergeur de la boîte…

Il existe deux alternatives dans ce cas : (i) utiliser une boîte alternative pour continuer à envoyer le mail par l’application locale sans risquer d’être bloqué ; (ii) utiliser le mail à distance (Web) pour envoyer du mail lorsque l’application de mail locale ne peut le faire.

En résumé

L’accès au courrier hébergé chez un fournisseur peut se faire soit par le Web, ce qui fonctionnera toujours, indé­pen­damment de la nature de la connexion à l’Internet (ADSL ou cellulaire), soit par une application locale, qui devra utiliser POP ou IMAP (cf. la section suivante) pour réceptionner les courriers sur l’équipement de l’utilisateur, et SMTP pour en envoyer (cf. l’image ci-contre, cliquer pour agrandir).

Cette dernière opération peut ne pas être possible si l’utilisateur l’effectue à partir d’un réseau d’un opérateur différent de l’hébergeur de sa boîte à lettres.

POP ou IMAP ?

Comme mentionné plus haut, ce sont deux méthodes alternatives destinées à relever du mail d’une boîte à lettre distante et à les lire dans une application locale à l’appareil.

Voici les principales différences :

– POP recopie automatiquement les mails se trouvant dans la boîte distante vers l’appareil local ; il peut ou non, ce faisant, effacer les mails de la boîte distante. S’il les efface, ils ne pourront être vus, ultérieurement, par un autre appareil connecté à cette boîte à lettres, et inversement… Ainsi, la lecture sur des appareils distincts de courriers arrivés dans la même boîte pourrait paraître incohérente : on risque de ne pas retrouver sur le second appareil un courrier lu précédemment sur le premier. En sus, POP ne permet pas de gérer à distance la boîte à lettres (y créer des dossiers, y déplacer ou effacer des courriers sélectivement, etc.).

– IMAP ne recopie pas les courriers de la boîte à lettres distante : il en donne une « image conforme » via l’application locale. Ainsi, quel que soit l’appareil par lequel on consulte sa boîte, on verra exactement la même chose. Un courrier lu sur un appareil sera toujours présent ultérieurement qu’on le consulte sur le même appareil ou sur un autre (sauf si on l’a explicitement effacé). En outre, IMAP permet de gérer la boîte distante (y créer des sous-dossiers, déplacer des courriers d’un dossier à un autre, etc.).

On est alors en droit de se demander pourquoi ne pas toujours choisir IMAP comme mode de relève de ses courriers ? La réponse est simple : tout dépend de la, ou des, méthode(s) proposée(s) par l’hébergeur. Par exemple, Hotmail ne propose que POP…

En guise de conclusion temporaire

Les technologies ayant pour caractéristique d’être en mouvance permanente, tout ce qu’on en dit à un instant donné est susceptible de ne plus être aussi vrai quelques temps plus tard.

Non seulement les techniques sous-jacentes se complexifient, mais l’offre devenant de plus en plus abondante, l’utilisateur se retrouve devant une panoplie de choix multiples qui ont, chacune dans leur domaine, des avantages et des désavantages techniques et économiques, mais qui, une fois combinées, peuvent s’avérer causer des problèmes inattendus, de nature technique surtout, mais qui font perdre parfois beaucoup de temps, et comme le temps c’est de l’argent, les solutions choisies peuvent finalement s’avérer ne pas être aussi économiques que ça…

Ainsi, pour la téléphonie, il peut être plus avantageux de choisir un opérateur A, tandis que pour l’internet à la maison un opérateur B. Et voilà que se pose potentiellement le problème d’expédition de courriers…

Le monde en noir et blanc était plus simple…

25 juillet 2014

À vouloir être le premier à tout prix…

Classé dans : Actualité, Médias — Miklos @ 16:20


JT de France 2, le 25/7/2014 à 13h17.

France 2 a consacré 22 minutes de son journal télévisé de 13 heures à la (nouvelle…) catastrophe aérienne qui endeuille nombre de familles et d’amis de ses victimes françaises.

Commencé – et terminé – par la diffusion « d’images exclusives qui viennent de nous parvenir », et agrémenté de « directs du palais de l’Élysée », le journal n’a consacré que cinq secondes à la présentation du numéro d’urgence d’une cellule téléphonique mise en place par le Quai d’Orsay, numéro que le présentateur a encore plus rapidement énoncé, en trois secondes

Quelle personne dans un état normal aurait pu soit mémoriser le numéro pour le noter plus tard, soit avoir le temps d’aller chercher stylo et papier pour le noter ? La question est encore plus pertinente pour celles qui en auraient vraiment besoin, les proches des voyageurs, rongés par l’inquiétude ou le désespoir ? Ne parlons pas de tous ceux qui n’ont pas regardé l’écran à cet instant.

Pourquoi ne pas avoir affiché ce numéro dans un sous-titrage qui serait resté présent durant toute la séquence consacrée à cette triste actualité, pourquoi ne pas l’avoir rappelé à la fin du journal télévisé, quitte à ne pas remontrer les « images exclusives » des restes de l’appareil, rediffusion qui apparaît surtout comme un faire-valoir de la chaîne ? L’attitude compatissante du présentateur durant la séquence (soit dit en passant, la capacité des présentateurs à changer instan­ta­nément d’expression pour refléter les émotions des séquences successives du JT est absolument sidérante) ne pallie pas ce manque d’attention à ceux qui auraient eu besoin d’infor­mations concrètes et utiles.

Ce n’est malheureusement pas la première fois que cette chaîne (il m’arrive rarement d’en regarder d’autres) agit ainsi dans des cas semblables.


À vouloir être le premier à tout prix…

24 juillet 2014

Life in Hell : Qu’il est difficile d’extirper le ver de la Pomme, ou, On (ne) va (pas) en faire une compote !

Classé dans : Actualité, Cuisine, Nature, Peinture, dessin, Sciences, techniques — Miklos @ 17:48


Akbar, Jeff, la Pomme et le Serpent. Cliquer pour agrandir.

Jeff est accro aux devices qui l’entourent, tandis qu’Akbar les considère tous comme des vices. Au moins, marmonne-t-il in petto, son jardin de délices est très fruitier : oranges et pommes sont ses objets quotidiens. Mais les vers qui y pullulent n’ont rien de poétique.

Pour son rapport-au-monde, Jeff est abonné à Orange. Lors d’un récent problème de connectivité, Akbar – qui est son porte-parole technique – se connecte au service Customer Chat, qui répond instantanément « Bonjour et bienvenue sur l’eChat Orange. Nous vous mettons en relation avec un conseiller, merci de patienter. Le temps d’attente est estimé à 15 minute(s). » C’est acceptable, pensent les deux larrons (qui communiquent entre eux télépathiquement, ce qui a aussi parfois ses problèmes).

Puis le décompte commence. Après une dizaine de minutes, Orange leur dit que Le temps d’attente est estimé à 13 minute(s). Et ainsi de suite… Au bout de 40 minutes, Orange n’a de cesse de répéter toutes les deux minutes que Le temps d’attente est estimé à 1 minute(s). Au bout d’une heure et quart, Akbar lance un Ô rage ! et coupe la communication (si on peut appeler cela une communication) avec Orange.

Saisi, Jeff s’écrie « Ciel ! », ce qui ne manque de rappeler à Akbar la curieuse méthode de décompte de Siel, le système de panneaux d’affichage du temps d’attente jusqu’aux prochains passages des autobus de la RATP dans certaines stations : les minutes sont parfois aussi longues que chez Orange, avec, en sus, une faculté vraiment science-fictionnelle de remonter dans le temps.

L’ordinateur portable de Jeff n’étant pas assez portable et son iPhone étant trop petit pour travailler en déplacement, il décide de s’acheter le tout dernier iPad. Celui qu’il finit par commander sur le site de la Fnac à un prix défiant quasiment toute concurrence arrive plus rapidement que son ombre, mais la couleur du clavier ne correspondant pas aux critères esthétiques de Jeff, il demande à le remplacer. Après quelques ratées dans les échanges avec le robot de la Fnac et quelques réponses ironiques voire blessantes du seul humain qui répondit à son appel au service téléphonique d’après vente, il y parvient. Akbar se dit en son for intérieur que moins il utilisera les services en ligne, moins il sera frustré.

Il s’agit maintenant de faire en sorte que les contenus de son iPhone se retrouvent sur l’iPad et inversement. C’est le service de synchro­nisation que propose le logiciel iTunes, installé sur son portable. Or problème ! il ne voit pas l’iPad quand les deux larrons le branchent sur le PC, bien qu’il soit à jour et que le PC lui-même le détecte sans aucun problème.

Ils se décident donc de faire appel au service de demande d’assis­tance en ligne d’Apple : via leur site, on peut demander d’être appelé sur-le-champ ou de planifier un appel ultérieur. Ils choisissent d’abord la première option qui indique un temps d’attente de 2 minutes. Dix minutes plus tard, toujours rien. Akbar vérifie si Apple n’a pas été racheté par Orange ou inversement, mais non.

Ils passent à l’autre option : rendez-vous demain matin. Après plusieurs échecs lors du choix de créneaux pourtant indiqués comme disponibles, ils décident d’attendre en ligne qu’on les appelle. Ce qui est fait rapidement. Un « opérateur » les met poliment en attente, ils obtempèrent, puis la communication est coupée. Akbar se retient d’exploser, il y a assez d’explosions comme ça dans le monde.

Ils se résignent à appeler l’assistance téléphonique dont ils trouvent ailleurs le numéro. La réponse est rapide et surtout humaine : on leur dit poliment d’attendre quelques instants. Après une dizaine de minutes, W., un technicien fort aimable, prend la communication, et indique à Akbar des procédures à faire sur iTunes, que notre compère avait d’ailleurs toutes tentées par le passé sans succès. Au bout d’une quinzaine de minutes, la communication coupe. Au même instant, la prise d’écran qu’avait effectuée le technicien pour voir ce que faisait Akbar est aussi coupée. Jeff et Akbar attendent. En vain, personne ne rappelle. Il ne leur reste plus qu’à tenter de prendre un rendez-vous d’appel pour le lendemain matin, ce qui est fait.

Après un bon dîner (gazpacho de Dr Doudoune, riz au poisson – maquereaux pour Akbar, colin pour Jeff qui déteste les maquereaux de tous ordres –, glace au lemoncello), Jeff réintègre sa tanière tandis qu’Akbar passe une partie de la nuit à éplucher les sites de support technique d’Apple. Il tombe finalement sur une page qui, entre autres vérifications – qu’il avait faites dans le passé et refaites quelques heures plus tôt sous la direction du technicien disparu – lui demande aussi de mettre à jour le pilote USB de l’iPad dans les périphériques Windows. Ce qu’il fait, et ô miracle !, voici qu’iTunes – qui était pourtant à jour, lui – aperçoit enfin l’iPad.

Le lendemain matin, Jeff revient en compagnie de son iPhone, et quelques instants plus tard Apple appelle. Après une autre coupure téléphonique, Akbar se retrouve finalement en contact avec Y., un autre technicien très aimable. Il l’informe de ce qu’il était arrivé à faire tout seul. Y. lui dit qu’il faut maintenant sauvegarder l’iPhone sur le PC, et restaurer cette sauvegarde dans l’iPad.

Problème : maintenant, iTunes ne voit pas l’iPhone, ce qui n’était pas le cas auparavant. Après toutes sortes de manipulations qu’Y. demande à Akbar de faire, qui culminent dans la création d’un nouveau compte sur le PC et de l’installation d’iTunes qui a pour effet de « réparer » celui en présence sur le PC mais sans aucun effet bénéfique, Y. annonce à Akbar qu’il va transférer la communication en haut. Ciel, se dit Akbar in petto, j’espère qu’il ne s’agit pas de Siel.

Non, c’est M., technicienne supérieure, très aimable et en sus patiente, détendue et dotée d’humour (toutes attitudes sans doute autorisées en haut), qui rendront plus que supportable le long dialogue de près de deux heures qu’il aura avec elle. Dans une des périodes où elle le met en attente pour chercher quelques informations de son côté, il décide d’essayer d’effectuer sur le PC ce qu’il avait fait la veille pour l’iPad : mettre à jour le pilote USB de l’iPhone. Ô miracle, voici maintenant qu’iTunes voit les deux iTrucs.

Akbar n’est pas au bout de ses peines. Une fois effectuée la sauvegarde-restoration (vu la quantité de musique et de podcasts que Jeff a enregistrés, la démarche est longue), ils constatent que les contacts, le calendrier et les paramètres des boîtes à lettres ne sont pas passées sur l’iPad.

Le problème des contacts se règle à l’aide de M. qui dirige à l’aveugle Akbar dans la longue procédure finalement couronnée de succès. Le rajout de l’accès au compte mail principal de Jeff (par le protocole imap sur Free) joue des tours, mais M. trouve après une brève recherche qu’il ne faut pas spécifier de nom de compte ni de mot de passe pour le courrier sortant (curieux, ça) et le tour est joué. Pour le reste, c’est aux deux larrons de jouer. Jeff et Akbar la remercient avec profusion.

Akbar ressaisit à la main dans l’iPad tous les paramètres de la dizaine des autres comptes de mail de l’iPhone de Jeff. Puis c’est dans son bureau que Jeff finira de synchroniser son calendrier avec son ordinateur professionnel.

Pour récompenser ceux des fidèles lecteurs qui seraient arrivés à la fin de cette saga si commune finalement de nos temps, voici deux recettes fort intéressantes, tirées d’un ouvrage au titre prometteur :


Le Cuisinier royal, ou, L’Art de faire la cuisine, la pâtisserie et tout ce qui concerne l’office pour toutes les fortunes par M. Viard, Homme de bouche. Dixième édition augmentée de 850 articles, et ornée de 9 planches pour le service des tables depuis 12 jusqu’à 60 couverts, par M. Fouret, ex-officier de bouche du Roi d’Espagne ; suivie d’une notice sur les vins, par M. Pierhugue, sommelier du Roi. Paris, 1820.
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Jeff et Akbar sont les personnages d’une série de bandes dessinées de Matt Groening, qui est aussi le père de la fameuse – et infâme – famille Simpson.

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