Miklos
« Je donne mon avis non comme bon mais comme mien. » — Michel de Montaigne

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1 février 2014

Of the importance of punctuation in the oratory and musical arts

Classé dans : Humour, Langue, Musique — Miklos @ 18:53

The wonderful late Danish comedian and pianist Victor Borge presents his phonetic punctuation system and illustrates it with an except from a “pick pocket edition of a Johann Sebastian Shakesphere’s short story”.

In the open window there suddenly came light. Beautiful Eleanor had alone dreaming of but one thing. – Two years had passed, since she met Sir Henry. She could still remember the unhappy evening, when her father had thrown him out. They had been sitting in the park and Henry had said: “Darling! Is this the first time you have loved?” She had answered: “Yes – but it is so wonderful, that I hope it shall not be the last!”

Suddenly she heard a well known sound. It was he. In two strikes he was near her, embraced, kissed and caressed her. “Henry! What is love?” she asked. He answered: “Well, I couldn’t live without!”……….. She asked: “Where have your thoughts been?” He answered: “With thee, my lady.” Suddenly he had gone. All she heard was the well-known sound of his departing horse.

In another show, Borge teaches Dean Martin his system and they alternate practice and performance in a series of well-known songs: Remember (“Re­mem­ber the night you said ‘I love you!’, remember?”), Never on a Sunday (“Oh, you can kiss me on a Monday / A Monday, a Monday is very very good”), Fly Me To The Moon (“Fly me to the moon / And let me play among the stars”), Maria (“I just met a girl named Maria / And suddenly that name / Will never be the same / To me”), Wunderbar (“Wunderbar, Wunderbar! / What a perfect night for love / Here I am, here you are, / Why, it’s truly wunderbar!”), Shall We dance? (“Shall we dance? / On a bright cloud of music shall we fly? / Shall we dance? / Shall we then say, goodnight and mean goodbye?”) and Do-Re-Mi (“DO – a deer, a female deer / RE – a drop of golden sun / MI – a name, I call myself”).

A French standup comedian (some happen to like his “humor”, I happen not to) did a much more recent act which is essentially a French (and vulgar) adaptation of Borge’s classical (and classy) act, without giving any credits whatsoever to its creator.

31 janvier 2014

Gaudriole

Classé dans : Langue, Littérature, Musique — Miklos @ 11:19


Le pantalon de Casimir, gaudriole populaire.
Paroles de Baumaine et Blondelet, musique de Ed. Deransart (détail). 1879. Source : Gallica.

Le mot de gaudriole (propos ou acte licencieux) serait apparu dans la première moitié du XVIIIe siècle par dérivation de gaudir (se réjouir, cf. la célèbre chanson Gaudeamus igitur) – qui a des connotations plus coquines dans les substantifs gaudisserie (caractère licencieux, paillard) et gaudisseur (jouisseur) –, et de la terminaison -iole que l’on trouve dans cabriole, qui dénote les « bonds légers et folâtres » qui peuvent se pratiquer lors de certaines gaudrioles.

Ainsi, les Mémoires pour servir à l’histoire des spectacles de la foire de Claude Parfait, publiées en 1743, mentionnent un « opéra comique d’un acte » intitulé Les Trois prologues, « dont le premier était effectivement le Prologue, la Gaudriole, ou le repas allégorique était le second, et l’Amphigourie, le dernier, le 30 juin 1739 ». On n’a pas trouvé trace (en ligne) de ce curieux repas.

Par contre, le mot apparaît dans deux textes – Ouvrage de Pénélope, ou Machiavel en médecine, de Julien Offray de la Mettrie et publié vers 1748, et La Faculté vengée, comédie en trois actes, attribuée au même La Mettrie et publiée en 1747. Cet auteur est un personnage parti­cu­liè­rement intéressant : philosophe maté­rialiste, le terme « âme » désigne pour lui seulement l’organe qui nous permet de penser, c’est-à-dire le cerveau. Il la conçoit donc comme étendue et matérielle. La Mettrie propose aussi une théorie morale fondée sur le maté­rialisme. À la morale sociale, il oppose une morale naturelle, la seule véritable, dans laquelle le bonheur est identifié à un ensemble de sensations agréables (ce qui, soit dit en passant, est à la base de l’utili­tarisme de Jeremy Bentham« Par principe d’utilité, il faut entendre le principe qui approuve ou désapprouve quelque action que ce soit en fonction de sa tendance à augmenter ou diminuer le bonheur de la partie dont l’intérêt est en jeu. » (Bentham, 1789, cité par John Kenneth Galbraith in L’Art d’ignorer les pauvres.)). Les rechercher est conforme à la nature et à la raison. L’influence de La Mettrie a été considérable pour tout le courant matérialiste en philosophie, pour les idéologues, et notamment Pierre Jean Georges Cabanis (1757-1808), dont les mémoires sur les Rapports du physique et du moral (1802) tentent d’approfondir la voie de La Mettrie. Les questions ouvertes par La Mettrie demeurent celles de la neurophysiologie contemporaine. (Source : Microsoft Encarta 99).

Le conte libertin que l’on trouvera ici, publié à la même période, s’intitulé tout simplement Gaudriole : c’est non seulement le nom d’une de ses protagonistes mais c’est surtout le propos du récit. Cette facétieuse nouvelle de la recherche – initiatique pour les uns, obsessionnelle pour les autres – de « cet » obscur objet du désir à tout âge met en scène les affres de l’âme et la jouissance des corps, les conflits entre raison et passion, le frustrant distinguo entre vouloir et pouvoir. Gaudriole, oui, mais pas grivoise, tout y est suggéré, et l’auteur semble parfois faire avec un malin plaisir du second degré avec cette littérature de genre. Ainsi, en y réfléchissant quelque peu, vous comprendrez rapidement l’étymologie du nom du fameux fruit chinois que convoitent les deux rivales.

Le récit oppose deux couples : l’un en voie de formation, si l’on peux dire, Arthénie, princesse jeune et (très) innocente et Zamor (on remarquera l’étendue de l’alphabet…), prince fidèle et généreux, à un couple de vieillards lubriques et roués, le mauvais génie Moragrandy qui convoite la princesse tout en étant impuissant, et Gaudriole son épouse, une laide fée qui règne sur une île à l’autre bout du monde, sur laquelle son mari va disperser les membres de son rival, dont l’un d’eux… mais comme le précise le titre du deuxième chapitre, vous en saurez plus quand vous l’aurez lu.

Quant à l’auteur de cette gaudriole, on ne le connaît pas : l’ouvrage a été publié anonymement à La Haye, une source l’attribuant à Claude Godard d’Aucourt (1716-1795) et une autre à François Antoine Chevrier (1721-1762).

25 janvier 2014

À quoi ressemble un labrador, selon Google ?

Classé dans : Sciences, techniques — Miklos @ 23:02


Images similaires à celle d’un labrador, selon Google.

Google offre un service intéressant, la recherche par image : fournissez-lui un graphique, un dessin ou une photo, il trouvera pour vous les images qui lui ressemblent le plus – voire qui lui sont identiques – ailleurs sur l’internet.

Cela peut se révéler d’une grande utilité, par exemple pour débusquer des arnaques de tous genre qui utilisent des photos (de personnes, de biens, de lieux) volées ailleurs sur l’internet. Mais les résultats sont parfois surprenants comme on peut le voir ci-dessus : ce gentil labrador ressemblerait à : un tronc d’arbre, un chien, une jeune femme, deux soldats embusqués en train de tirer à la mitrailleuse, El Pailón del Diablo en Équateur, l’entrée d’une maison troglodyte, un ibis, une corneille, un ours brun et j’en passe (liste complète ).

L’explication semble être due au fait que la recherche se fait principalement sur les couleurs de l’image originale, et pas par une reconnaissance de ce qui y est représenté (dans la plupart des cas ; une exception notable semble être les photos de visages humains, identifiées comme telles). Un autre service, TinEye, ne recherche que les images identiques (à la taille près) : il en trouve donc bien moins, mais parfois, oh surprise, il en débusque des exemplaires que Google n’a pas trouvés.

Comme quoi, il ne faut pas toujours ne faire confiance qu’à notre AMIAspirateur Mondial de l’Information. à tous…

23 janvier 2014

Protégé : Les photos que C***** n’a pas publiées

Classé dans : Actualité, Arts et beaux-arts, Médias — Miklos @ 1:22

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20 janvier 2014

Nouveau cabinet d’avocats

Classé dans : Actualité — Miklos @ 10:36


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