Miklos
« Je donne mon avis non comme bon mais comme mien. » — Michel de Montaigne

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25 septembre 2011

Les clics et les claques de Gallica

Classé dans : Littérature, Livre, Sciences, techniques — Miklos @ 22:47

Battre ce qu’on aime est l’effet le plus naturel de tout sentiment d’affection. — « Dissertation sur l’usage de battre sa maîtresse », in Mémoires de l’académie des sciences, inscriptions, belles-lettres, beaux arts, &c., nouvellement établie à Troyes en Champagne, vol. II, 1756.

« Qui aime bien chastie bien. » Dans notre vieux langage, chastier ne voulait pas dire punir, corriger, mais élever, instruire, endoctriner, comme le prouve le poème intitulé Le Castoiement d’un Père à son Fils, composé au xiiie siècle, et qui n’est qu’une suite de préceptes accompagnés d’exemples à l’appui. — Antoine Le Roux de Lincy, Le livre des proverbes français, 1842.

Ce n’est pas par américanophilie qu’on se rend bien plus souvent dans la bibliothèque numérique de Google que sur Gallica, celle de notre bibliothèque nationale, mais bien par souci d’efficacité : on y trouve en général plus rapidement plus d’ouvrages (en français, comparons ce qui est comparable) qui correspondent à nos recherches.

Le projet Google Books a commencé, comme on le sait, en dépit – certains ont dit en défi – des droits de propriété intellectuelle européens (pour simplifier). Ce n’est que bien récemment – sans doute, suite à des procès (qui pour certains se sont finalement réglés hors tribunal) intentés par des ayants droit et, surtout, pour permettre à l’entreprise de se refaire une virginité aux yeux de la Commission européenne et d’entrer dans des projets tels qu’Europeana – qu’un nombre croissant d’ouvrages, pour certains précédemment accessibles, se voit exclu de la présentation en texte intégral. S’il ne s’agissait que d’ouvrages d’évidence sous droits (ou orphelins), ce serait tout à fait acceptable. Mais on remarque la disparition de l’accès complet à des livres dont les droits sont d’évidence échus. Ce n’est pas nouveau – et le phénomène, incompréhensible (Google n’a pas voulu répondre à la question qu’on lui a posée à ce sujet), concernait par exemple toutes les éditions du 17e siècle des œuvres de François Poullain de la Barre. Mais il se développe systématiquement : Victor Hugo – dont nous cherchions des mentions de la Tour Saint-Jacques dans ses écrits – est mort il y a 126 ans : eh bien, une recherche dans Google Books sur les textes publiés au 19e s. ayant « Victor Hugo » comme auteur fournit « environ 17 100 000 résultats » dont uniquement « environ 833 000 » en texte intégral (ces nombres peuvent changer) : 4,87%. On ne peut y trouver aucune version accessible d’Actes et paroles, texte pourtant publié en 1876.

C’est dans ces cas qu’on se tourne vers Gallica. C’est là qu’on y a trouvé les éditions du remarquable De l’égalité des deux sexes de Poullain de la Barre (qu’on a retranscrit et annoté), et c’est là qu’on y trouve les Actes et paroles de notre poète national, tous en accès libre. Et pour cause : la bibliothèque nationale de France connaît et respecte le droit d’auteur. Mais… il y a plusieurs mais.

En premier lieu, lorsqu’on a voulu faire une recherche avancée dans Gallica, et que l’on a cliqué sur le lien idoine, on s’est vu rétorquer « Erreur interne au serveur, le document n’est pas accessible ». On recommence : idem. On se dit que ça marchera demain, on ressaie 24 heures plus tard : idem. Curieux, ce serveur planté si longtemps. On essaie avec un autre navigateur, ô miracle, ça marche. Ce n’est donc pas l’affaire du serveur, mais du code de la page web de la BnF qui ne fonctionne pas identiquement, selon que l’on utilise un navigateur ou un autre (tous deux très répandus).

Ensuite, en parcourant les œuvres de Victor Hugo présentes dans Gallica, on tombe sur des Carnets intimes qu’on ne connaissait pas. Écrits en 1870-1871, ils ont été publiés et présentés par Henri Guillemin chez Gallimard en 1953. C’est pourquoi Gallica n’en fournit pas le contenu, et indique « Feuilletage d’extraits gratuits via Gallimard ». On s’empresse de cliquer sur le lien Feuilleter l’ouvrage, qui renvoie vers une notice du site de Gallimard. Comment faire pour feuilleter ? On remarque finalement une imperceptible icône grisée, sous forme d’un livre ouvre, à droite du titre. On clique. Une fenêtre supplémentaire s’ouvre, où l’on voit la couverture de l’ouvrage avec une flèche qui permettra uniquement de le feuilleter : impossible d’y effectuer une recherche dans le contenu, impossible de connaître le nombre de pages. La qualité de la numérisation et du zoom laisse à désirer, on ne se décourage pas et on feuillette, on feuillette… Résultat des courses ? Les seules pages accessibles à la lecture sont celles de la récente introduction, mais rien de ce qu’a écrit Hugo il y a 140 ans n’y est disponible. « Extraits gratuits », indeed. Tous ces clics pour rien, quelle claque ! Google, à l’aide !

« Le Sénat bascule à gauche » (anon.)

Classé dans : Actualité, Politique — Miklos @ 20:00


« La poussée de l’opposition est réelle et plus ample que je ne l’avais pensé. » — Gérard Larcher.

24 septembre 2011

Promenade Paris III et IV

Classé dans : Architecture, Littérature, Photographie — Miklos @ 21:25

Tour Saint-Jacques
(autres photos ici)

Le centre de la Ville était occupé par un monceau de maisons à peuple. C’était là en effet que se dégorgeaient les trois ponts de la Cité sur la rive droite, et les ponts font des maisons avant des palais. Cet amas d’habitations bourgeoises, pressées comme les alvéoles dans la ruche, avait sa beauté. Il en est des toits d’une capitale comme des vagues d’une mer, cela est grand. D’abord les rues, croisées et brouillées, faisaient dans le bloc cent figures amusantes ; autour des halles c’était comme une étoile à mille rais. (…) Il y avait aussi de beaux édifices qui perçaient l’ondulation pétrifiée de cette mer de pignons. (…) [C]’était le riche clocher carré de Saint-Jacques-de-la-Boucherie, avec ses angles tout émoussés de sculptures, déjà admirable quoiqu’il ne fût pas achevé au quinzième siècle. (Il lui manquait en particulier ces quatre monstres qui, aujourd’hui encore, perchés aux encoignures de son toit, ont l’air de quatre sphynx qui donnent à deviner au nouveau Paris l’énigme de l’ancien. Rault, le sculpteur, ne les posa qu’en 1526, et il eut vingt francs pour sa peine.)

Victor Hugo, Notre-Dame de Paris

20 septembre 2011

Petits macarons

Classé dans : Cuisine — Miklos @ 18:16

100 gr. d’amandes en poudre
100 gr. de noix de coco en poudre
100 gr. de sucre en poudre
5 blancs d’œufs
Cointreau

Chauffer le four à 190°.
Mélanger vigoureusement les ingrédients secs et les blancs d’œufs (non battus) jusqu’à l’obtention d’une pâte homogène.
Rajouter du Cointreau sans que la pâte ne devienne liquide.
Disposer en tas (env. 1 cuiller à soupe) sur une plaque ou au fond de petits moules à brownies.
Cuire pendant une quinzaine de minutes ou jusqu’à ce qu’ils dorent. Laisser refroidir.

19 septembre 2011

Tartelettes à la fourme d’Ambert

Classé dans : Cuisine — Miklos @ 22:56

Pâte brisée
250 gr. de farine
125 gr de beurre demi-sel
10 cl. de bière
 
Appareil
250 gr. fourme d’Ambert
250 gr. crème fraîche
4 œufs
un peu de lait
120 gr. de cacahuètes
(ou de cerneaux de noix) concassées
option : 75 gr. de raisins de Corinthe
sel, noix de muscade râpée

Préparation de la pâte
Sortir le beurre la veille pour qu’il ramolisse.
Mêler beurre et farine, travailler rapidement avec les doigts et rajouter la bière, jusqu’à obtention d’un pâton homogène qui ne colle pas (rajouter un peu de farine si nécessaire).
Mettre en boule, envelopper dans un papier cellophane et laisser reposer au moins une heure.
 
Préparation de l’appareil
Chauffer le four à 180°.
Battre la fourme, la crème et les œufs (et éventuellement le lait) jusqu’à l’obtention d’une crème assez homogène, puis rajouter un peu de sel et la noix de muscade râpée.
Rajouter éventuellement les raisins de Corinthe.
Rouler la pâte et l’étaler dans des formes à tartelettes (12-16, selon l’épaisseur) ou dans une forme à tarte. Badigeonner le bord avec du jaune d’œuf mélangé à un peu d’eau (ce qui la fera dorer joliment).
Éparpiller des cacahuètes concassées sur le fond des tartelettes, puis y verser l’appareil à l’aide d’une cuiller jusqu’à 2/3 de la hauteur.
Enfourner pour 25-30 minutes (surveiller pour éviter qu’elles ne soient trop cuites : sortir quand leur aspect est bien doré).
Servir de préférence chaud.

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