L’orthographe de Midi Libre, encore des défis importants à régler.

La une de MidiLibre.com, aujourd’hui (corrigée plus tard).

La une de MidiLibre.com, aujourd’hui (corrigée plus tard).

« Un million de téléspectateurs fermeront peut-être leur poste après avoir ouvert Télérama. » (Source)
Le soleil se lève, Akbar aussi. Il descend prendre son courrier. Il ouvre sa boîte à lettres et découvre, stupéfait, plusieurs Téléramas destinés à ses voisins. Tiens, s’étonne-t-il, Mimi et Jaja lisent ça ? Que Nanard en soit un fan ne le surprend pas, par contre.
Quelle que soit son opinion personnelle de la dite publication, en bon voisin il dépose les exemplaires dans les boîtes idoines. De gustibus non disputandi, se dit-il dans son meilleur latin.
À ce moment, entre une factrice, belle, brune et ténébreuse. Akbar la salue et lui demande si c’est la Poste qui distribue ce… hum… périodique, et si oui, pourquoi elle les lui a tous donnés, il n’est pas la concierge de l’immeuble tout de même (pensant affectueusement, in petto et toujours en latin à la gentille et nonobstant observatrice Michèle).
La belle brune et ténébreuse lui répond que non, c’est une société privée qui en est chargée, et d’ailleurs dans les immeubles où elle vient de distribuer le courrier elle en a trouvé de nombreux exemplaires par terre – qu’elle a gentiment mis dans les boîtes de leurs destinataires afin de leur éviter un éventuel traumatisme dû au manque de leur drogue hebdomadaire – et a entendu des gens se plaindre de cet état de fait.
Akbar en déduit que Télérama a décidé d’optimiser ses frais en faisant distribuer son… hum… magazine au lance-pierre par un concurrent de la Poste. Bon coût pour Télérama, mauvais coup pour ses abonnés, conclut Akbar, en français cette fois. Bonus malus, lui souffle Jeff.
Bon bougre, il décide d’écrire à l’éditeur dudit… hum… hebdomadaire pour lui conseiller de demander à son prestataire de s’entraîner au lancer à distance de courrier, ou, à défaut, de le remplacer avantageusement par Romain Mesnil, par exemple, dont les qualités (de viseur) et la connaissance des rues de Paris ne sont plus à démontrer.
Jeff et Akbar sont les personnages d’une série de bandes dessinées de Matt Groening, qui est aussi le père de la fameuse – et infâme – famille Simpson.
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Une petite annonce dans la section parisienne de Craigslist, intitulée « American woman look for serious man – 22 » (le 22 est l’âge prétendu de la prétendante) ne manquera pas de conquérir le cœur de tout chasseur solitare, ou, comme elle le dit si poétiquement, « Faites-moi savoir si vous êtes prêt à plonger dans l’océan le plus passionné de la poussière de tournesol ». « Franchement, écrit notre jeune auteure et nonobstant volleyballeuse tout de go au début de son annonce-fleuve aussi longue qu’un roman de Dostoïevski, je suis une personne très optimiste dont le sourire peut vous réchauffer le cœur, même dans une journée d’hiver enneigée. » Cette phrase rappellera aux fans d’Einstein on the beach de Bob Wilson celle qui exprime l’opinion qu’ont les Russes des parisiennes : “A Russian man once said that the eyes of a Paris lady are as intoxicating as good wine, and that her burning kisses are capable of melting the gold in a man’s teeth.” Pourquoi Dostoïevsky, pourquoi la Russie? Parce que tout homme curieux aura vite fait de rechercher dans Google la source de ce texte évocateur que nous reproduisons ci-dessous. Horresco referens, il s’agit d’une jeune fille esseulée à Tampa en Floride, ou d’une belle moscovite, voire de Juliya, Ukrainienne de 30 ans présente sur de nombreux sites de rencontres de jeunes filles de l’ex-URSS très légèrement vêtues malgré les journées d’hiver enneigées de leur pays (les âmes charitables sont priées de leur envoyer les habits dont elles n’ont plus besoin)… Cette femme aux trois (ou plus) visages n’a aucun des charmes de l’Olympia-Antonia-Giulietta (malgré la proximité du dernier prénom) d’Offenbach. Mais il est vrai qu’elle n’est sans doute pas à la recherche d’un poète fauché mais plutôt d’un, comment dit-on, richissime sponsor. |
An ad in the Paris dating & romance section of Craigslist, purportedly posted by a pretendedly 22 year-old American woman in search of a serious man, will strike a chord in the heart of lonely hunters who, as she poetically pens, “are ready to dive into the most passionate ocean of sunflower’s dust”. “Frankly speaking, writes our young authoress and volley-ball player at the opening of her rambling prose as long as a Dostoyevsky novel (see below), I’m a very optimistic person whose smile can warm your heart even in a snowy winter day.” Doesn’t this remind you, o ye fans of Bob Wilson’s Einstein on the Beach, of the line in the Old Judge speech regarding the opinion of Russian men about the Parisiennes: “A Russian man once said that the eyes of a Paris lady are as intoxicating as good wine, and that her burning kisses are capable of melting the gold in a man’s teeth”? Why do we mention Dostoyevsky and Russian men? Because any man whose curiosity has been piqued by the ad to the extent of googling her before ogling her, would have found that she is a young lonely woman in Tampa (FL), and at the same time a beautiful woman in Moscow as well as Juliya, a 30-year-old luscious Ukrainian woman in Odessa, whose presence on many dating sites dedicated to ex-USSR scantly dressed women despite the many snowy winter days they have to endure will certainly incite you to send her your old, unused, out-of-fashion, clothing. This multifaceted woman doesn’t have any of the charms of Olympia-Antonia-Giulietta (despite the resemblance of Juliya/Giulietta) in Offenbach’s La Vie parisienne. But it is true that she’s probably not looking for a poor poet but rather for a, how shall we put it, rich sponsor. |

C’est à peine si elle dérange
De son vol gracieux et silencieux,
Les espèces d’écailleux, tous plus étranges
Les uns que les autres. Curieux,
Ils suivent la fantômatique sirène,
À la drole de dégaine.
— Florent Lucéa, « La raie manta », in Poèmes animalins,
Publibooks, Paris, 2009.
« …le visiteur découvrira un édifice aux tons clairs et lumineux, puissant et léger à la fois, invitant à s’abriter sous son toit protecteur. » — Site web du Centre Pompidou-Metz.

Centre Pompidou-Metz – structure intérieure.
« Trois galeries, en forme de tubes parallélépipédiques, se superposent et se croisent sous cette grande couverture. Leurs extrémités, semblables à de larges baies vitrées dépassant de la couverture, sont orientées sur différents points clés de la ville… » — Site web du Centre Pompidou-Metz.

VitraHaus, Weil am Rhein (Herzog & de Meuron).
« En clair, ils ont redessiné la maison de notre enfance avec pignon et toit à deux pentes en l’étirant comme une grange. Clou du spectacle, ils ont posé l’une sur l’autre ces maisons de Monopoly, dressant vers le ciel un mikado géant. Hissées, elles se chevauchent, se croisent, s’interpénètrent au niveau des planchers, des plafonds. Même avec la maquette devant les yeux, on s’y perd. » — Philippe Trétiak, « Un lieu, des architectes », in Air France Magazine n° 158, juin 2010.

Los Angeles, le 20/8/2004. — Un ours a été découvert ivre mort dans un camping de Baker Lake, à quelque 130 km au nord-ouest de Seattle (État de Washington). Des campeurs avaient oublié des glacières, que l’ours a réussi à ouvrir, puis il s’est mis à boire canette après canette en les ouvrant avec ses griffes. Ce qui est étrange, c’est qu’il a semblé apprécier seulement la bière locale. Il a goûté une canette d’une autre marque, sans la finir. (Source)
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