Miklos
« Je donne mon avis non comme bon mais comme mien. » — Michel de Montaigne

This blog is © Miklos. Do not copy, download or mirror the site or portions thereof, or else your ISP will be blocked. 

4 octobre 2018

Life in Hell : Banques, je vous hais (suite)

Banques, je vous hais ! Cliquer pour agrandir.

Akbar en a assez de ses démêlés avec sa banque, Haches Baissées. Il a donc décidé de migrer l’essentiel de son compte (et surtout : de ses débiteurs – taxes et impôts, assurances, syndic, gaz, électricité, internet, téléphone… et il en passe) vers AfterBank, banque toute numé­rique.

Chez AfterBank

Le passage s’effectue sans grandes douleurs, mais rapidement Akbar s’aperçoit que la carte Visa Premier de sa nouvelle banque a des ratées : certains des paiements en ligne qu’il effectue par son entre­mise sont rejetés, d’autres non, et le paiement par contact cesse de fonc­tionner (c’est énervant, ça, mais pas dramatique, au moins comme ça on ne pourra pas la pirater à distance, se dit Akbar in peto). Le service client (non entièrement numérique, lui) lui dit de réini­tialiser la carte, ce qu’il fait. Sans succès.

Chez Trésoreo

Sur les recommandations de Jeff qui l’encourage vivement à ne pas garder son épargne dans un livret mais dans une assurance-vie, Akbar en ouvre une chez Trésoreo, autre banque toute numérique : il remplit les formulaires adéquats et les dépose en ligne. Puis il attend. Au bout de quelques jours, il essaie de joindre le support pour demander ce qu’il en est. On ne peut le faire en ligne, et le numéro de téléphone indiqué pour ce faire est loin d’être gratuit. Après avoir appuyé sur quelques dizaines de touches pour répondre au robot qui veut le diriger sur le bon interlocuteur, il s’entend répondre qu’il y a un problème informatique, et que sa demande en ligne est peut être perdue, qu’il l’envoie par courrier papier s’il n’a pas de réponse la semaine suivante… Tentant de contrôler ses pressions systolique et diastolique, Akbar se dit qu’il attendra. Et finalement, une lettre lui parvient avec les informations pour se connecter à son nouveau compte.

Il lui faut maintenant alimenter cette nouvelle assurance-vie. Le site de Trésoreo propose une page pour ce faire, intitulée « Effectuer un versement sur votre contrat d’assurance-vie », mais le contenu de cette page annonce… « Veuillez nous excuser pour cette anomalie survenue lors du traitement de votre demande. Pour accéder à la page d’accueil de Trésoreo cliquer ici. » Une fois, deux fois, le matin, le soir… pas de changement.

Toujours contrôlant ses pressions, Akbar essaie de joindre le support client (même topo que ci-dessus, Akbar vous passe les détails) et s’entend répondre qu’il y a un (autre) problème informatique qui sera résolu la semaine prochaine. Entre temps, il peut virer de l’argent à partir d’une autre banque vers le compte courant qui « accompagne » le compte assurance-vie, puis remplir un formulaire (papier) qui demande à la banque de virer la somme arrivée sur le compte courant vers l’assurance-vie (vous suivez ? Plus compliqué tu meurs, grommelle Akbar).

Chez AfterBank

Pour effectuer le virement en question, Akbar retourne vers son compte en ligne AfterBank. Il doit d’abord rajouter le compte courant Trésoreo à la liste de ses bénéficiaires (de virements ! de rien d’autre, hein ?) : il renseigne l’IBAN, et arrive sur la page qui lui annonce qu’un code de confirmation lui sera envoyé par SMS. Il clique « OK », et alors… et alors s’affiche « Le service d’envoi SMS est momentanément indisponible, merci de réessayer ulté­rieu­rement »…

Calmement, Akbar essaie de joindre le support téléphonique. Après 4 minutes d’attente, un robot fort aimable lui annonce que « Tous nos agents sont occupés. Souhaitez-vous être rappelé ? ». Akbar opine, et choisit, parmi les créneaux, celui de 9h-12h et se rend disponible pour répondre à l’appel. Qui ne vient pas. . . À 13h30, Akbar rappelle, et tombe finalement sur un « conseiller » qui, à sa question concernant le non-rappel, lui dit qu’ils sont en sous-effectifs (ce n’est pourtant pas un organisme public, s’exclame Akbar silencieusement), et lui conseille de faire la demande d’ouverture dudit bénéficiaire par mail, ce qui sera plus rapide que via le site, même quand celui-ci refonc­tionnera.

Dont acte : Akbar remplit un n-ième formulaire, l’envoie… Et attend toujours ce rajout, plus de 36 heures plus tard. Le lendemain, il rappellera le support téléphonique ; après avoir tapé sur 19 touches du téléphone, il aurait dû tomber soit sur un conseiller (cela tient du miracle) soit sur le robot annonçant qu’ils sont tous occupés : que nenni, ce robot doit l’être aussi, Akbar n’entend qu’une musique de fond répétitive. Au bout de plusieurs minutes il raccroche.

Chez Haches Baissées

Le nouveau conseiller de la banque d’origine d’Akbar (nouveau, parce que le précédent en était parti sans qu’Akbar n’en soit informé) souhaite rencontrer Akbar. Officiellement : pour se présenter, faire connaissance (Akbar se demande s’il doit lui faire part de ses hobbies, et si c’est le cas, il lui demandera les siens). Mais Akbar suspecte aussi que c’est parce que le dit conseiller a dû s’apercevoir que le compte d’Akbar est devenu quasi inactif depuis les déboires de juillet : pas de virements, pas de prélèvements, pas de dépenses…

Lors de ce rendez-vous où Akbar évite de ressasser les griefs qu’il a contre cette banque, le conseiller évoque une assurance-vie qu’Akbar détient depuis des années chez Admirali par l’intermédiaire de Haches Baissées. Il (le conseiller) lui demande d’obtenir les détails du contrat, lui-même n’ayant aucune information sur ce contrat ni de moyens d’en avoir, bien qu’il représente Admirali auprès d’Akbar…

Chez Admirali

Après ce rendez-vous, Akbar cherche à se connecter sur le site de l’assureur, ce qu’il n’avait jamais fait auparavant. En cherchant sur l’internet ce site, il en trouve un qui est dysfonctionnel (« Un problème est survenu : Le code apporteur de cette boutique n’est pas renseigné, aucun client ne peut être ajouté. ») ; puis un autre, qui ne le laisse pas créer un compte en ligne parce qu’il ne reconnaît pas son numéro de contrat (Akbar frémit) et lui propose d’appeler son robot téléphonique intelligent. Mais son intelligence doit être limitée, puisqu’il finit par dire qu’il ne comprend pas ce dont Akbar a besoin…

Chez Haches Baissées

En désespoir de cause (non, Akbar n’est jamais désespéré), il ne lui reste plus qu’à se retourner vers son conseiller chez Haches Baissées, celui qui lui avait demandé de se connecter chez Admirali. Celui-ci contacte Admirali, qui envoie finalement à Akbar un mail, complété par une lettre recommandée avec accusée de réception lui fournissant le moyen de se connecter à son compte.

Conclusion (toute temporaire)

Akbar se dit qu’il devrait sans doute faire comme Alécaki. Et puis, malèche !

Panait Istrati : Les récits d’Adrien Zograffi, t. IV, p. 57. Bibebook, 1926. Cliquer pour agrandir.

Jeff et Akbar sont les personnages d’une série de bandes dessinées de Matt Groening, qui est aussi le père de la fameuse – et infâme – famille Simpson.

23 septembre 2018

Qui a vraiment dit : « Si la route est belle… » ?

Classé dans : Littérature, Peinture, dessin, Sciences, techniques, Société — Miklos @ 14:42


« William’s Cañon », in William Makepeace Thayer (1820-1898), Marvels of the new West: a vivid portrayal of the stupendous marvels in the vast wonderland west of the Missouri River : comprising marvels of nature, marvels of race, marvels of enterprise, marvels of mining, marvels of stock-raising, and marvels of agriculture, graphically and truthfully described, p. 23. 1887. (source) Cliquer pour agrandir.

« Si la route est belle à parcourir, qu’importe qu’elle soit sans issue ? Et si elle est d’un accès difficile, n’est-ce pas une raison pour priser plus haut encore l’habileté de ceux qui y font les premiers pas ? »
— Joseph Bertrand (1822-1900), Éloge de M. de Senarmont. Paris, 1863.

« [S]’il y a du vent ou de la pluie, dit encore saint Thomas, s’il fait froid ou chaud, si le chemin est beau ou s’il est fangeux, s’il y a abondance de biens sur la terre, ou si quelque orage en fait le dégât , toutes ces choses grandes et petites ne sauraient pour lors, eu égard aux desseins de Dieu, être mieux faites ; et Dieu les commence, les continue et les achève toutes pour des motifs très-saints et très-hauts, qui sont non pour chercher sa commodité, mais purement et principalement pour montrer l’excès de son éternelle et démesurée bonté, et toujours par rapport au profit des hommes et des anges. »
— Jean-Baptiste Saint-Jure, De la connaissance et de l’amour du Fils de Dieu, Notre-Seigneur Jésus-Christ. Paris, 1873.

« Aller vite est charmant, si le chemin est beau,
Mais n’en lisez pas moins les avis du poteau. »
— L. D., « Dits et proverbes rimés », La Gazette du village 3e année n° 52, 30 décembre 1866.

« Savez-vous comment, dans le département de l’Yonne, les marchands de bestiaux, quand ils dînent en ville, font remarquer qu’on ne leur donne plus à boire ?
  Ils disent tout simplement : “ La route est belle. ”
  En effet, si la route est belle, on ne verse pas. »
— A. de B., « Par-ci, par-là », in Le Voleur. Journal pour tous, n° 876 , 17 avril 1874.

« Eh ! qu’importe si la route est belle, si l’on avance allègrement, si chaque étape recule une frontière, si l’on aperçoit au lointain, dans le miroitement des horizons nouveaux, se profiler l’aspect de la cité future. Qu’importe les traînards, les réfractaires, les impatients ou les dissidents, si l’on approche, si l’on arrive… »
— T. Steeg, « Les majorités », in Le XIXe siècle, n° 13889, 30 ventôse an 116 – samedi 21 mars 1908.

« Allons au bord de l’eau, allons dans les bois encore nus. Oublions, pour un jour, les menaces et les trahisons. Oublions, pour une heure, que la justice n’est plus juste, et n’est pas forte ; essayons d’oublier que le duc Pozzo di Borgo est au vert, lui aussi, et que le C.S.A.R. reprend sa meurtrière vigeur.
  Printemps qui chante, un bol d’air, un bain de lumière douce. Profitons-en.
  Pour une vie propre, saine et joyeuse, dans la liberté reconquise est bien gardée.
  La grande lutte qu’il ne faut pas oublier, même si le ciel est pur et si la route est belle. »
— Claude Martial, « Printemps », in L’Humanité, 35e année, n° 14323, lundi 7 mars 1938.

« La vérité est que le monde inconnu, c’est, non pas aux magiciens et aux spirites, mais aux romanciers et aux poètes qu’il faut en demander le chemin. Eux seuls ont la clef d’or du palais des rêves ». Anatole France, La Vie littéraire, tome I, 124.

« Si le chemin est beau, ne nous demandons pas où il mène ».
— Anatole France (BrainyQuote)

« Si le chemin est beau, n’essayons pas de savoir où il mène. »
—Anatole France (page Nantua ma ville, Facebook)

« Si le chemin est beau, ne demandons pas où il mène. »
— Anatole France (maximelagace.com)

« Si le chemin est beau, nous ne devons pas demander où elle conduit. »
— Anatole France (Pinterest)

« Si le chemin est beau, demander où elle conduit à. Mais si la destination est belle, jamais l’esprit sur le chemin, continuer à marcher. »
— Patrick Idowu (Potdecitations.com)

« Si le chemin est beau, ne demandez pas où il mène, avancez, appréciez. »
(page Amour émotion & vie, Facebook)

Cliquez pour agrandir.

22 septembre 2018

Un notoirement É(cœ)urant Z(ozo), ou, Changer de (pré)nom

Classé dans : Actualité, Racisme, Société — Miklos @ 10:45

Les noms que François Morel a égrainés dans sa magnifique réponse à Éric Zemmour sur France Inter. Cliquer pour agrandir.

Il est vraiment banalement stupide de voir Éric Zemmour s’en prendre à des prénoms « à consonance étrangère », alors que chez lui, c’est le nom de famille qui ne sonne pas très français (et pour cause, il provient de l’arabe).

Si un prénom – dont le choix est souvent dû à un effet de mode (tiens, Z. ne s’en prend pas aux Bryan, Kevin, Dylan et autres imports de séries télévisées étrangères, voire à Sadi Carnotl’un de nos présidents de la république, dont le prénom était arabe…) – ne qualifie qu’un individu, un nom identifie – en théorie – toute une lignée et l’ancre souvent dans ses origines, proches ou lointaines. On peut changer de nom, surtout quand il s’agit de le franciser : il faut lire à ce propos le bel ouvrage Changer de nom de Nicole Lapierre (Persée, 1995).

Quant à Zemmour, eh bien, qu’il fasse ce qu’il prêche (quoique certains prêcheurs de nombreuses Églises de par le monde ne sont pas vraiment un exemple à suivre) et même plutôt deux fois qu’une : qu’il le change d’abord (par exemple) en « Durand », puis en « Dupont ». Comme ça, quand il s’appellera finalement Éric Dupont, et qu’on lui demandera, « Avec un faciès comme le vôtre, comment vous appeliez-vous avant, hein ? », il pourra répondre fièrement : « Éric Durand, bialtaakid ! »

13 septembre 2018

Einstein avait raison

Classé dans : Actualité, Sciences, techniques, Société — Miklos @ 20:47


Calvin et Hobbes sur la balance à deux fléaux de Roberval (« fléaux » sans doute parce que Roberval, dont le nom de famille était en fait Personne de Roberval ce qui ne l’a pas empêché de devenir quelqu’un, était connu pour être très querelleur), montrant que tout est (parfois curieusement) relatif.

Enfin, en quelque sorte. On vient de nous apprendre que les unités de base (kilo, mais aussi ampère – la mesure du courant électrique sauf celui qui passe entre deux personnes –, mole – il ne s’agit pas de la mycose du champignon de couche, mais d’une « quantité de matière contenant un nombre de molécules égal au nombre d’atomes contenus dans 12 g de l’isotope de carbone 12C » – et degré Kelvin – aucun rapport avec Calvin et Hobbes) vont être redéfinies de façon encore plus précise, encore plus absolue que jusqu’ici.

Pourquoi est-ce nécessaire, pourquoi est-ce possible ? Eh bien, la technique en a besoin, la science le permet, alors pourquoi pas ? Dans cette ère du numérique s’imposant à tous les domaines de la vie courante (et les autres aussi), la nécessité de quantifier de plus en plus précisément est inéluctable.

Mais quid de l’homme, dans tout ça ? Ces unités si précises permettront-elles de mieux mesurer la longueur d’une queue chez Pôle Emploi, aux urgences à l’hôpital ou à l’Armée du salut, le courant qui passe entre deux personnes ou dans la société, la masse utile de l’aide concrète fournie aux plus démunis ?

Après tout, ce qui compte (puisqu’il s’agit de mesure) vraiment pour l’homme, n’est-ce pas le relatif plutôt que l’absolu ? Plus ou moins pauvre, plus ou moins faim, plus ou moins malade ou à la rue, plus ou moins libre, plus ou moins instruit…

9 août 2018

Life in Hell : Banques, je vous hais

Classé dans : Actualité, Progrès, Société, Économie — Miklos @ 11:05

No comment.

Akbar s’était retrouvé malgré lui client de la banque Haches Baissées, ce géant multinational ayant racheté en 2008 la banque qui avait racheté, en 2001, RV, sa petite banque si sympathique, qu’il avait rejoint en 1999, après que la Beh ! Haine Pet (dont il était client depuis son retour en France en 1985, malgré son nom aux consonances menaçantes) ait totalement m…é avec son compte (vous suivez ?).

Ses déboires (et débits) n’ont pas tardé à venir : dès 2009, même. Relevant le défi, peu de temps après il ouvre un compte chez une banque en ligne, After Bank, après avoir comparé l’offre. Il y met ses économies, obtient même une carte de crédit gratuite, tout en continuant à utiliser Haches Baissées pour l’essentiel de la gestion courante qu’il peut effectuer en général en ligne, sans se rendre dans son agence ni passer par son « conseiller » qui, périodiquement, disparaît comme le chat de Cheshire mais sans le sourire ni sans prévenir Akbar, pour être remplacé parfois bien plus tard par un autre conseiller destiné à disparaître tout aussi soudainement.

Mais le mois de juillet a été catastrophique et pas que pour la planète. Akbar souhaite établir un virement mensuel permanent de 250 € vers l’étranger, à commencer impérativement le 1er août : comme il est impossible de l’établir en ligne (bien qu’on puisse rajouter des bénéficiaires et leur faire des virements ponctuels en ligne), il envoie le 9 du mois un courrier (électronique, c’est déjà ça) à la banque pour ce faire. Elle lui répond en demandant les coordonnées du bénéficiaire, ce qu’il fait le jour même. Huit jours plus tard, elle lui envoie (électroniquement, c’est déjà ça) un formulaire à signer (Akbar se demande in peto pourquoi ne l’avait-elle pas fait dès sa première réponse), il obtempère le même jour, le 17, en précisant que, si le premier de ces virements permanents n’est pas effectué le 1er août, il le fera manuellement. Dix jours plus tard, la banque l’informe que ses services centraux n’ont pas sa signature et ne peuvent donc valider la demande – alors qu’ils continuent à honorer ses chèques… –, lui envoyant un autre formulaire à signer pour… valider sa signature (à quoi Akbar se dit que si quelqu’un avait pris le contrôle de son compte, il aurait pu faire n’importe quoi pour le vider à toute berzingue), il obtempère le même jour. Le virement n’ayant pas été effectué à la date requise, Akbar le fait lui-même comme il en avait informé la banque, lui redemandant de ne pas faire ce premier virement. Il constate le lendemain que la somme est partie deux fois, identiquement, et qu’en sus la banque s’est octroyé 25 € de commission sur l’un et 45 € (18 %, précise Akbar sans calculette) sur l’autre (ce qui est loin d’être la petite commission, se dit Akbar).

Question petite commission, justement : il s’avère qu’Akbar reçoit une pension de… 70-75 € mensuellement de l’étranger depuis bientôt deux ans. Ayant constaté que la banque prélevait 25 € par virement (donc, plus d’un tiers !), il était parti en guerre contre elle, et avait obtenu qu’elle s’engage à ne s’octroyer que 12,50 € par virement, tout en remboursant la différence depuis le début. Ce qu’elle avait finalement fait, après des mois d’échanges de courrier de plus en plus allumés (non, ça n’a pas contribué au réchauffement climatique, assure Akbar). Et voici qu’il constate qu’en juillet il a été débité de 25 € sur ce virement, malgré l’engagement formel de la banque.

Ne pouvant joindre un être humain de vive voix dans son agence (pourtant une des plus grandes de Paris) – leur téléphone sonnant dans le vide ou passant parfois à occupé –, il décide de transférer l’essentiel de ses opérations financières vers la banque After Bank : en moins de 24 heures, il modifie ses coordonnées bancaires chez quasiment toutes les sociétés et organismes qui le débitent ou le créditent, et commence à utiliser quotidiennement la carte de crédit fournie avec ce compte.

Mais voilà… même si Akbar peut payer en magasin avec cette carte, voire retirer des espèces dans un distributeur, tous les paiements qu’il tente de faire en ligne sont rejetés, malgré les sommes dérisoires des achats, le contraignant à utiliser la carte liée à son compte Haches Baissées (il se dit qu’il a bien fait de la garder). Il attend toujours la réponse de sa seconde banque qui n’a pu lui fournir d’explication…

Maintenant, Akbar se dit, la haine au cœur, qu’il devra sans doute migrer vers le Mi colchón de DeS’S (aucun rapport avec le diplôme, comme on peut le constater) dont il vient d’apprendre l’existence ici.

Jeff et Akbar sont les personnages d’une série de bandes dessinées de Matt Groening, qui est aussi le père de la fameuse – et infâme – famille Simpson.

The Blog of Miklos • Le blog de Miklos