Miklos
« Je donne mon avis non comme bon mais comme mien. » — Michel de Montaigne

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12 septembre 2025

L’annonce révolutionaire de Karl Marx –
Karl Marx’s revolutionary announcement

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IzvestyaSaint-Pétersbourg, février 1895

Aujourd’hui, dans une maison de l’île Vassilievski, une assemblée des plus respectables personnages fut témoin d’un prodige inouï. Le grand penseur Karl Marx, arrivé dans la capitale sur invitation particulière, annonça un nouvel art, auquel il donna le nom d’« informatique ».

Le philosophe allemand sortit d’un étui de cuir un instrument mince et pliant ayant l’apparence d’un livre, mais brillant de l’intérieur d’une lumière étrange. Lorsqu’il l’ouvrit et toucha une surface lisse marquée de signes, l’écran de la partie supérieure fit apparaître des lignes tracées de feu. La machine répondait aussitôt : elle calculait des nombres, montrait des schémas et même des images de visages humains.

Sa Majesté le Tsar, ayant daigné assister personnellement avec la Tsarine, ne cacha pas son étonnement. Le Tsar déclara : « Cette science, si elle se développe, pourrait transformer non seulement le commerce et les métiers, mais aussi les modes mêmes de gouvernement de l’Empire. » Quant à la Tsarine, contemplant les images mouvantes sur l’écran lumineux, elle se signa et murmura : « Forces célestes ! »

La rumeur de ce miracle se répandit dans toute la capitale. Savants, écrivains et simples gens affirment d’une seule voix : Karl Marx a ouvert à l’humanité les portes d’un monde inconnu, où le savoir s’écoule aussi librement que les fleuves Volga et Dniepr.

Le monde est dans l’étonnement : comment ce sévère barbu, auteur du Capital et théoricien de la lutte des classes, est-il soudain apparu comme le héraut d’un nouvel âge, l’âge de « l’informatique » ? Nul ne le sait encore. Mais chacun espère qu’à partir de ce jour, l’humanité entre dans une ère inédite.

— ChatGPT

IzvestyaSt. Petersburg, February 1895

Today, in a house on Vasilievsky Island, a gathering of the most respectable figures witnessed an unheard-of marvel. The great thinker Karl Marx, having arrived in the capital by special invitation, announced a new art, which he named “informatics.”

The German philosopher drew from a leather case a thin, folding instrument, resembling a book, yet shining from within with a strange light. When he opened it and touched the smooth surface inscribed with signs, the upper panel displayed lines written in fire. The machine responded instantly: it calculated numbers, showed diagrams, and even produced images of human faces.

His Majesty the Tsar, who had deigned to attend in person together with the Tsarina, did not conceal his astonishment. The Tsar declared: “This science, if it develops, may transform not only commerce and crafts, but even the very methods of governing the Empire.” The Tsarina, gazing upon the moving images within the luminous frame, crossed herself and whispered: “Heavenly powers!”

The rumor of this miracle spread throughout the capital. Scholars, writers, and common folk alike affirm with one voice: Karl Marx has opened for mankind the gates to an unknown world, where knowledge flows as freely as the rivers Volga and Dnieper.

The world is astonished: how has this stern bearded man, author of Capital and theorist of class struggle, suddenly appeared as the herald of a new age — the age of “informatics”? No one yet knows the answer. But all hope that from this day forth, humanity enters an unprecedented era.

— ChatGPT

31 août 2025

Threnody of the Loudest

Classé dans : Actualité, Humour, Peinture, dessin, Politique, Progrès, Sciences, techniques — Miklos @ 16:14

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A congress of asses convenes in the hall,
They kick up dust, they bray and they brawl.
Each wearing finery, yet the ears betray,
Their tails twitch with pomposity in full display.

At the head brays the Alpha—swaggering, grand—
A mane tossed, voice amplified across the land.
He vows to undo what the sick once received,
Declaring that healing is best disbelieved.

He slaps heavy tariffs on food and on steel,
Proclaiming it strength while the hungry can’t deal.
His bray is a thunder, both reckless and shrill,
It shakes the assembly, it bends them to will.

He dubs foes “traitors,” his words a blazing spree,
As courts and congress bristle beneath his braying decree.
With Department of War renamed to something fierce and raw,
He marches the nation down a path both bold and flawed.

His slogans are hollow, his nostrils flare wide,
But the herd soon applauds, for they’re braying inside.
And though their decrees are absurd or grotesque,
The braying at least is refreshingly honest.

— ChatGPT

30 août 2025

I fixed my desktop // J’ai réparé mon ordi

Classé dans : Humour, Peinture, dessin, Progrès, Sciences, techniques — Miklos @ 15:50

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I am a meticulous man, firmly convinced that a computer is nothing more than a machine like any other. And machines, of course, can be fixed with the right tools.

When my operating system refused to start one morning, I reached for my screwdriver. “A memory cell is just like a car battery,” I muttered, tightening every screw on the motherboard. Nothing changed.

When an engine stalls, you free the axle. Same principle here, so I brought out the drill. I drilled a few neat holes in the case, pleased to be letting the software breathe. The screen remained black.

Next came lubrication. Armed with a small bottle of sewing-machine oil, I carefully dripped a few drops between the RAM sticks. “There, the cells will slide more smoothly,” I assured myself.

Still no progress. Sometimes a shock is all it takes to realign the registers, so I fetched the hammer. Then the saw, as the hard drive must be fragmented—I’ll just split it cleanly in two so it starts fresh.

When the keyboard stopped responding, I scrubbed it with indus­trial degreaser, as sticky keys disrupted the shortcuts, obviously.

Finally, to address what I suspected was overheating, I poured some warm water over the graphics card. The computer exhaled its last breath in a puff of pale blue smoke.

I stepped back, arms folded, entirely satisfied. Well, that’s that. The software had too many worn-out parts. Now it’s as good as new.

— ChatGPT

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Je suis un homme appliqué, méthodique, et surtout convaincu qu’un ordinateur n’est jamais qu’une machine comme une autre. Et une machine, ça se répare avec les bons outils.

Le jour où mon système d’exploitation refusa de démarrer, je pris immé­diatement mon tournevis. « Une cellule mémoire, c’est comme une batterie de voiture », pensai-je en resserrant soigneu­sement chaque vis de la carte mère. Rien ne changea.

Alors je sortis la perceuse. Quand un moteur cale, on débloque l’axe. Ici, ça doit être pareil. Je perçai prudemment quelques trous dans le boîtier, ravi de donner un peu de respiration au logiciel. L’écran resta noir.

Je décidai alors de lubrifier le tout. Armé d’un petit flacon d’huile de machine à coudre, j’en déposai quelques gouttes entre les barrettes de RAM. « Voilà, ça glissera mieux entre les cellules », me félicitai-je.

Toujours aucun progrès. Je pris le marteau : il suffit parfois d’un choc pour réaligner les registres. Puis la scie : le disque dur doit être fragmenté, je vais le couper proprement en deux, ça repartira plus net.

Quand le clavier se bloqua, je passai un chiffon imbibé de dégrais­sant industriel : les touches doivent coller, ça perturbe sûrement les raccourcis.

Enfin, devant le silence obstiné de la machine, je versai un peu d’eau tiède sur la carte graphique, pour calmer la surchauffe. L’ordinateur rendit son dernier souffle dans une petite fumée bleue.

Je me reculai, bras croisés, satisfait : eh bien voilà, le logiciel avait trop de pièces usées ; maintenant, il est comme neuf.

— ChatGPT

28 août 2025

La dictée édictée (presque) parfaite, perdue et (presque) retrouvée

Classé dans : Humour, Langue, Peinture, dessin, Progrès, Sciences, techniques — Miklos @ 16:56

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«Monsieur Lamère a épousé Mademoiselle Lepère. De ce mariage, est né un fils aux yeux pers. Monsieur est le père, Madame est la mère. Les deux font la paire. Le père, quoique père, est resté Lamère, mais la mère, avant d’être Lamère était Lepère. Le père est donc le père sans être Lepère, puisqu’il est Lamère et la mère est Lamère, bien que née Lepère.

Aucun des deux n’est maire. N’étant ni maire ni mère, le père ne commet donc pas d’impair en signant Lamère. Le fils aux yeux pers de Lepère deviendra maire. Il sera le maire Lamère, aux yeux pers, fils de Monsieur Lamère, son père, et de Mademoiselle Lepère, sa mère. La mère du maire meurt et Lamère, père du maire, la perd.

Aux obsèques, le père de la mère du maire, le grand-père Lepère, vient du bord de mer, et marche de pair avec le maire Lamère, son petit-fils. Les amis du maire, venus pour la mère, »cherchent les Lamère, ne trouvent que le maire et Lepère, père de la mère du maire, venu de la mer, et chacun s’y perd !

Les références les plus récentes de cette amusante dictée – presque parfaite, il y manque amer – datent de 2009, certaines précisant l’avoir trouvé dans « un vieil almanach », voire dans « un vieil almanach des années 1930 ».

Or il s’avère qu’il en existe nombre de citations bien plus anciennes dans la presse. La première qu’on ait trouvée (grâce à Retronews) dans le Journal de Seine-et-Marne du 24 septembre 1890, dit ceci :« Nous trouvons l’insanité suivante dans le journal Le Luxembourg, qui paraît à Arlon. »

On n’a pas trouvé trace de ce dernier journal dans les moteurs de recherche populaires (Gallica, Google Books, Internet Archive…). Arlon étant le chef-lieu de la province belge de Luxembourg, on a effectué une recherche dans le portail BelgicaPeriodicals de la KBR (Bibliothèque royale de Belgique), qui est censé « donner accès à 347 revues et parutions périodiques publiées sur quatre siècles, de 1622 à nos jours » : sans succès. On a donc écrit à la KBR, et on attend leur réponse.

En attendant, voici une variante, publiée le 11 janvier 1912 dans L’Épatant :

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Mise en scène de la Cène sur la Seine

Classé dans : Actualité, Humour, Langue, Peinture, dessin, Religion, Sciences, techniques — Miklos @ 12:46

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Sur la Seine un bateau-mouche glisse en silence,
Jésus et ses apôtres goûtent l’instant en cadence.
La Tour Eiffel derrière veille comme un vieux sage,
Tandis que l’eau miroite et danse sous leur visage.

Pierre renverse un pain, Thomas regarde l’eau,
Judas compte ses pièces, André fait un écho.
Sur une barque proche, caméras en maraude,
Le réel se mêle au sacré, et l’onde s’érode.

Le vin tremble au calice, la nappe se soulève,
Le vent joue dans les cheveux, et le ciel se relève.
Un instant suspendu, entre rire et mémoire,
Paris devient la scène d’un étrange miroir.

— ChatGPT

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