Miklos
« Je donne mon avis non comme bon mais comme mien. » — Michel de Montaigne

This blog is © Miklos. Do not copy, download or mirror the site or portions thereof, or else your ISP will be blocked. 

16 octobre 2012

Alla breve. XXXVI.

Classé dans : Actualité, Alla breve, Musique — Miklos @ 19:58

[250] Une partition de Bach aux enchères. La maison de ventes Sotheby’s va disperser aujourd’hui et demain une partie de la collection musicale André Meyer, qui comprend des documents musicaux inestimables (façon de parler : ils seront estimés et raflés, n’en doutons pas) : les premières éditions du Clavier-Übung I de Jean-Sébastien Bach (les six Partitas pour clavier BWV 825-830) et du Traité d’harmonie de Rameau annotée par lui-même, des manuscrits musicaux de Beethoven et de Schoenberg… La collection André Meyer (décédé en 1974) – à ne pas confondre avec son homonyme et contemporain, célèbre banquier et grand collectionneur d’œuvres d’art et.. de partitions musicales (décédé en 1979) – avait fait l’objet d’un catalogue (en 1961) ; la bibliothèque-musée de l’Opéra (faisant partie du département de la musique de la bibliothèque nationale de France) en détient certains documents vendus auparavant. (Source)

[251] À propos de partition. Le chef d’orchestre Jean-Claude Casadesus, qui dirige l’orchestre national de Lille depuis 1976 et président de Musique nouvelle en liberté, vient de publier La partition d’une vie, ouvrage d’entretiens avec le musicologue Frédéric Gaussin. On pourra voir ici un entretien que France 3 Nord-Pas de Calais a réalisé avec lui, et dans lequel il décrit son engagement actif visant à fournir l’accès à la « grande musique » à ceux qui en sont exclus. La famille Casadesus compte un grand nombre de musiciens et d’artistes depuis au moins quatre générations. (Source)

[252] Georg Solti cent ans plus tard. Né le 21 octobre 1912 (et décédé en 1997), le grand chef hongrois (que j’ai eu la chance d’entendre à plusieurs reprises) sera le sujet de commémorations diverses, centenaire oblige. À cette occasion, Rupert Christiansen, critique opéra du Daily Telegraph depuis 1996, offre quelques souvenirs de son tout premier entretien avec ce géant de la musique, qui a su non seulement le mettre à l’aide, mais s’est intéressé à lui : « Assez parlé de moi, c’est ennuyeux ! Je veux vous connaître. Comment vous êtes-vous intéressé à la musique ? ». Ce n’était pas une pose : lors de l’entretien suivant, deux ans plus tard, il s’était souvenu des réponses. Lors de cette première fois, il a confié à son intervieweur que Bartók avait été le plus grand être humain qu’il ait jamais rencontré, et qu’un chef ne doit pas avoir de préférences musicales : ses goûts à la maison doivent rester du domaine du privé ; il se doit de diriger toute musique qu’on lui présente au mieux de ses capacités, qu’il l’aime ou non. (Source)

[253] Le palmarès 2012 des Grands prix Sacem. Le 26 novembre, les prix (avec concert à l’appui) seront remis entre autres Éric Tanguy (distinction carrière) et Fabien Waksman (distinction jeune compositeur) dans la catégorie « grands prix de la musique symphonique ». Le prix spécial a été attribué à la chanteuse Catherine Ringer précédemment des Rita Mitsouko. (Source)

[254] Les lauréats des Classic Brit Awards. Cérémonie annuelle organisée par l’industrie phonographique britannique, elle vise à récompenser des musiciens et des ensembles qui se distinguent en « musique classique et crossover » (ça attire tout de même un peu plus de public que la musique classique). Parmi les lauréats de cette année : le ténor pop et classique Andrea Bocelli (catégorie artiste international de l’année), le chef d’orchestre et compositeur de musique de film John Williams (compositeur, œuvre d’une vie – tiens, la Wikipedia n’a pas jugé bon de sauter sur l’information), le violoniste et chef d’orchestre André Rieu (album de l’année), la violoniste Nicola Benedetti (artiste femme), le chef d’orchestre Vasily Petrenko (artiste homme), et le jeune pianiste Benjamin Grosvenor (prix des critiques), dont on peut lire ici un bel entretien avec lui et son frère atteint du syndrome de Downs. (Source)

[255] Rebecca, une tragédie musicale. Rebecca, chef d’œuvre de Daphne du Maurier qui a inspiré le film éponyme oscarisé de Hitchcock (qui s’est inspiré d’une autre de ses nouvelles pour Les Oiseaux), n’est pas qu’un drame de la jalousie, c’est aussi l’histoire d’une comédie musicale se transformant en tragédie financière : la tentative de montage à Broadway de son adaptation allemande par Michael Kunze (paroles) et Sylvester Levay (musique) s’avère être un fiasco causé par une arnaque monumentale et rocambolesque : les producteurs avaient payé plus de 60.000$ à un certain Mark Hotton, qui avait inventé de toutes pièces des investisseurs étrangers supposés leur apporter une aide financière de 4,5 millions de dollars. Selon ce « financier » qui utilisait des faux sites web et adresses électroniques, l’un de ces personnages imaginaires, Australien, aurait contracté la malaria lors d’un safari en Afrique et serait décédé juste avant d’effectuer le virement. N’y a-t-il pas là de la matière pour une nouvelle comédie musicale ? (Source)

[256] Cette soprano qui fait le trottoir… Amelia Feuer, jeune étudiante américaine à la Haute école de musique de Genève, se voit contrainte de trouver des moyens de subsistance – la vie n’y est pas donnée, dans ce coin de l’Europe – faute de financements. Elle chante donc dans les rues des classiques de l’opéra et des comédies musicales. Non seulement elle y trouve son compte – 120 francs suisses en quarante minutes, bien mieux qu’à Paris (mais les Français sont de grands radins) – mais elle considère cela comme une excellente expérience pour devenir ultérieurement soliste à l’opéra. Elle n’y aura pas besoin de micros cachés, comme certains… (Source)

Alla breve. XXXV.

Classé dans : Actualité, Alla breve, Musique — Miklos @ 11:53

[243] Un luthier, vite ! Musician’s Guide Map est un site interactif permettant de géolocaliser facilement des magasins d’instruments de musique. Il en répertorie déjà près de 600, dont 562 en Europe – la grande majorité en France : non pas que ce soit la spécialité nationale de notre doulx pays, mais cette réalisation est sans doute relativement franco-française, malgré le secret dont elle s’entoure : aucune information sur son (ou ses) auteur(s), la page Crédits, truffée d’ailleurs de fautes d’orthographe, ne précisant que le fait qu’il est « protégé par les lois en vigueur sur la propriété intellectuelle et le droit d’auteur ». On suspecte fort qu’il soit la réalisation d’un Sylvain Bouancheau, a.k.a. Sylgoud, titulaire du nom de domaine et amateur d’oud, seul instrument mentionné dans la page Liens dudit site. (Source)

[244] Stefan Zweig le musicien. Celui dont on aime tant lire les nouvelles et les romans a aussi été librettiste, celui de La Femme silencieuse (Die Schweigsame Frau), opéra-bouffe d’un Richard Strauss vieillissant créé à Dresde en 1935 – en l’absence du juif Zweig dans cette Allemagne nazifiée – sous la direction de Karl Böhm (on lira ici avec profit les avatars de cette œuvre). C’est sous son bâton qu’on en trouve un enregistrement de 1959 dans les trois CD accompagnés d’un livre et comprenant nombre d’extraits d’œuvres de Bach à Berg en passant par Haydn, Mozart, Schubert, Mahler, Schoenberg, Webern, et que l’on peut écouter ici. (Source)

[245] Les déboires de Kurt Masur. En avril de cette année, alors que le chef du Gewandhaus de Leipzig dirige un concert de l’Orchestre national de France (dont il avait été le directeur artistique de 2003 à 2008), il chute du podium dans la salle et se fracture l’omoplate, ce qui ne l’a pas empêché de revenir sur scène : en septembre, il ouvre la 19e saison du festival de musique d’Usedom (en mer baltique), et y dirige l’orchestre philharmonique balte de jeunes dans la première symphonie de Chostakovitch. Certains des musiciens – surtout ceux assis à l’arrière de l’orchestre – ont regretté de ne pouvoir entendre ce que disait le chef durant les répétitions : à 85 ans, c’est surtout sa voix qui en a pris un coup. Et là-dessus, on apprend qu’il souffre – à l’instar de James Levine dont on vient de raconter les problèmes – de la maladie de Parkinson. (Source)

[246] Le retour de Georges Prêtre. On avait annoncé en septembre l’annulation pour raisons familiales du concert Trilogie romaine (d’Ottorino Respighi) que devait donner le chef, âgé, lui, de 88 ans, avec l’orchestre philharmonique de Monte Carlo. Il revient au podium diriger cette formation dans un concert qu’il dédie à la mémoire de son fils disparu ces derniers jours à l’âge de 70 ans. Au programme, deux œuvres de Poulenc – dont il était le chef préféré – et une de Moussorgski. (Source)

[247] Saint Ceré en hiver. On connaît le Festival de Saint-Céré, fondé en 1980 et issu des « Rencontres de chant choral » créées dans les années 1960 par Pierre Host. Depuis 1986, l’équipe du Festival gère Opéra Éclaté, une compagnie nationale de théâtre lyrique et musicale. Elle y organise un festival d’hiver qui s’est ouvert samedi dernier avec un concert du chœur Archipels sous la direction de Joël Suhubiette. (Source)

[248] Bordelais majeurs, la Cochonne rit en chœur recrute chez le Pépère ! Il s’agit d’une chorale associative, créée en 2010 afin de « valoriser la chanson à boire, à rire et à manger ». Quant au pépère en question, il s’agit d’un bar à vin, musiques et cochoncetés, pardon, cochonnailles qui organise toutes sortes de manifestations musicales qui ont l’air bien sympathiques, ma foi. (Source)

[249] Le compositeur assassin. On fête (si l’on peut dire) aujourd’hui l’anniversaire du décès de Gesualdo dans des circonstances plutôt gore. Lui-même avait occis sa femme et l’amant de cette dernière, ce qui ne l’avait pas empêché de reprendre, plus tard, une autre femme plus une maîtresse. Mais il devait drôlement (si l’on peut dire) regretter son geste…

Alla breve. XXXIV.

Classé dans : Actualité, Alla breve, Musique — Miklos @ 0:59

[236] Ça va très piano, pour les pianos. Comme le montre ce reportage de la chaîne NBC, la vente des pianos a non seulement baissé de plus de 80% ce dernier siècle (aux US ? ailleurs ?) mais ils finissent de plus en plus souvent leur vie dans des décharges publiques. Si au moins ils avaient été donnés à la merveilleuse compagnie Royal de Luxe pour leur lancer de pianos (qu’on a eu la chance de voir au Grand Palais, il y a quelques années)… !

[237] Ça va très bien pour Zubin Mehta. Le célèbre chef d’orchestre indien vient de recevoir des mains de Shimon Peres, président d’Israël, la médaille de distinction présidentielle en reconnaissance de sa contribution à la culture dans ce pays : il y dirige l’orchestre philharmonique depuis 1977 – ayant assisté alors à certains de ses concerts, je peux encore me souvenir du plaisir que j’y avais éprouvé – et a récemment créé un programme d’éducation musicale à l’intention des citoyens arabes d’Israël. (Source)

[238] Jubilé des fringants sexagénaires. Réservez vos places les 25 et 29 novembre à Londres et les 13 et 15 décembre à Newark (New Jersey), si vous êtes fans des Rolling Stones : pour fêter les cinquante ans de leur naissance (en tant que groupe), ils reviennent sur scène après cinq ans d’absence dans un tout nouveau décor de scène plein de langue et de lèvres qui atteindront le public, sans parler d’écrans vidéos et de toutes sortes d’effets hyper-énergétiques. (Source)

[239] Le Fantôme de l’Opéra fête ses 25 ans. Il ne s’agit pas du merveilleux roman de Gaston Leroux (dont on avait précédemment parlé) qui, lui, a fêté ses 100 ans il y a deux ans, mais de la comédie musicale d’Andrew Lloyd Webber, qui a l’insigne honneur d’avoir eu, à ce jour, plus de représentations que tout autre spectacle à Broadway : elle a battu le record précédent détenu par une autre œuvre du même compositeurs, Cats, en 2006, en passant le cap des 7468 spectacles, auxquels se sont rajoutés depuis 2800 autres. Cet anniversaire important (surtout financièrement) aura lieu le 26 janvier 2013. Le spectacle avait été créé à Londres deux ans auparavant, et avait donc fêté ses 25 ans britanniques il y a un an. On ne compte plus les prix qu’il a raflés. (Source)

[240] Mademoiselle Mozart a 7 ans. Stephen Fry dit, pardon, tweete, que la jeune violoniste, pianiste et compositrice Alma Deutscher est le (la ?) Mozart d’aujourd’hui. Dans une vidéo de NBC on la voit composer une sonate pour violoncelle puis interpréter ses œuvres au piano et au violon (simultanément ? l’article ne le précise pas). Elle a aussi composé un court opéra. Mais qu’en pensent les critiques musicaux ? (Source)

[241] Le retour de James Levine. Après deux ans d’absence pour de graves problèmes de santé, durant lesquelles il avait été remplacé par Fabio Luisi, le chef d’orchestre du Met annonce qu’il revient sur scène (en fauteuil roulant) diriger un concert en mai à Carnegie Hall puis, durant la saison 2013-2014, trois opéras – Cosi fan tutte de Mozart, Falstaff de Verdi et Wozzeck de Berg – au Met et trois autres concerts à Carnegie Hall. (Source)

[242] L’opéra romantique à la sauce multimédia participative. Un récital comprenant des arias d’opéras romantiques (Massenet, Verdi, Puccini, Humperdinck…) a été monté et réalisé avec la collaboration du public (c’est tellement dans l’air du temps qu’on n’est pas étonné), qui pouvait fournir, avant le début du spectacles, des citations littéraires accompagnées d’illustrations vidéos ; une fois le récital commencé, les citations s’affichaient ; le public pouvait réagir en envoyant un mot à l’aide d’un iPad ou d’un smartphone vers un site web, d’où il était projeté sur un des écrans dans la salle ; puis la vidéo était projetée, et enfin l’aria était interprétée. À l’entracte, le public était appelé à voter pour choisir des représentations d’œuvres d’art correspondant le mieux aux citations, et les lauréates étaient projetées dans la seconde partie du concert. Wow, man, that’s cool! (Source)

12 octobre 2012

Lequel des deux est plus réussible ?

Classé dans : Actualité, Langue, Médias — Miklos @ 11:08


Cliquer pour agrandir.

Raté ! Il ne semble pas, il est certain, que Les Échos n’ont pas connais­sance du subjonctif, qu’ils auraient dû utiliser avec il semble que pour indiquer le doute. Il est certain qu’ils ignorent le fait qu’on pouvait aussi utiliser ici l’indicatif, mais alors en écrivant a réussi (ou ont réussi, l’un ou l’autre se dit ou se disent).

Si, par contre, ils voulaient indiquer la capacité inhérente de l’un ou l’autre candidat à réussir, ils auraient pu écrire Il semble peu probable que l’un ou l’autre soit réussible, du moins d’après le Dictionnaire étymologique (on vous en fait grâce du titre complet, vous le trouverez en légende) de Noël et Carpentier (1831) :


François Noël et Louis Carpentier : Philologie française, ou, Dictionnaire étymologique, critique, historique, anecdotique, littéraire, contenant un choix d’archaïsmes, de néologismes, d’euphémismes, d’expressions figurées ou poétiques, de tours hardis, d’heureuses alliances de mots, de solutions grammaticales, etc. pour servir à l’histoire de la langue française. Paris, 1831.

On peut se demander pourquoi ce terme, bien plus efficace et compré­hen­sissable, pardon, compréhensible, que celui de réussissable (qu’on trouve chez Flaubert et ailleurs, mais pas dans beaucoup de dictionnaires et qui fait surtout penser à suçable, qu’on trouve en 1845 dans le Dictionnaire des mots nouveaux de Radonvilliers), n’ait pas réussi, justement, à s’imposer en français. L’efficacité de notre langue n’est pas une carac­téristique de son génie, à l’opposé de l’anglais. Réussible n’était d’ailleurs pas si rare que cela, en voici quelques autres usages (le premier extrait, de la plume du roi Henri IV, est particu­lièrement intéressant pour ses aspects politiques, le second pour son auteur, et le troisième pour la profusion des compliments utilisés pour rejeter une requête…) :

«Pour moy, je desire, comme Sa Saincteté, que le dict royaulme d’Angleterre tombe entre les mains d’un prince catholique ; je n’ignore aussy les raisons qui me doivent faire desirer que ceste couronne demeure separée de celle d’Escosse, ny celles qui me doivent donner jalousie des alliances qu’a le roy d’Escosse en mon Royaulme ; mais c’est injustice de s’opposer à la justice, et imprudence de s’engager en une entreprise peu reussible, comme celle que l’on propose à Sa Saincteté. Je dis qu’il sera plus équitable, facile et utile à la religion catholique, de penser à réduire le dict roy d’Escosse au giron de l’Eglise, qu’à s’opposer à son establissement par les moyens qui ont esté ouverts à Sa Saincteté. Je n’en parle pas sans fondement. » — Henri IV, lettre missive au cardinal d’Ossat, 24 décembre 1601.

«M. de Manicamp, se voulant mettre en estat de meriter par quelque chose de considerable la grace de son retour dans le royaume que je tasche de luy procurer de Sa M, se doit rendre à Dinant et de là à Sedan pour vous faire quelque proposition. Je vous prie de l’escouter favorablement et de bien examiner la chose, afin que, si vous trouvez l’affaire reussible, vous luy donniez toutes les assistances qui pourront dependre de vous pour en faciliter l’execution. » — Cardinal Marazin, lettre au marquis de Fabert, 20 novembre 1654.

«Pour ce qui vous regarde, Monsieur, je ne voy rien qui vous puisse faire apprehender de la diminution dans les graces anciennes du Roy et je tiendray la main, selon la petite estendüe de mon pouvoir, qu’elles se maintiennent en l’estat où elles ont d’abord esté mises. Mais, pour les faire accroistre, quoyque vous le meritassiés extrêmement par tant de rares qualités qui vous séparent si fort du commun des hommes, cela passe mes forces et je ne le pourrois tenter sans péril en un temps qu’il s’en est fait des retranchemens entiers de nos propres François à leur grande mortification, sans qu’aucun s’en ose plaindre parce que la libéralité du Roy en ce genre a esté toute libre et sans obligation à la continuer. Le bon Mr Waghenseil, qui avoit mesme servi la France utilement n’en a jouy que deux seules fois et ne laisse pas de s’en loüer. Je vous déclare cecy avec ma candeur ordinaire afin de ne vous laisser pas prendre d’autre route en traittant avec nos Mrs que celle que j’y prens pour ma conservation propre, et que quand vous aurés quelque dessein auprès d’eux vous sachiés y employer les moyens les plus conformes à leur goust et qui soient les plus réussibles. » — Jean Chapelain (de l’Académie française), lettre à M. Hermannus Conringius, professeur en médecine, etc., à Helmstadt, 3 décembre 1670.

8 octobre 2012

Betty revient, toujours (en)chantante…

Classé dans : Actualité, Musique — Miklos @ 13:16

Nos chansons yiddish, mes chansons françaises
        Samedi 13 octobre à 20h30
        Maison de la culture yiddish
        
29 rue du château d’eau
        75010 Paris
Réservations : 01 47 00 14 00

Au programme : ses propres compo­sitions françaises avec des chansons moins connues du répertoire yiddish, ainsi que des chansons célèbres du répertoire international traduites en yiddish. Betty est accompagnée du pianiste Roger Pouly.

The Blog of Miklos • Le blog de Miklos