Should one be amused or amazed at this piece of news? As Rabbi Marvin Hier is quoted to have said, it is highly unlikely that this was “an innocent mistake”: after all, the owner of this flag certainly knew what it symbolized. But let’s be naïve for a minute and assume it was; then it is yet another proof of the tragic cultural and historical shallowness of these Marines. Moral too, when considering what their “colleagues” recently perpetrated elsewhere in Afghanistan, an act quite in line with the ideology represented by that infamous flag. Was that an “innocent mistake” too?
This news item reminds me of a situation I witnessed when visiting the Cleveland Museum of Art, three decades ago. A little printed sign at the entrance of each hall indicated the period and/or genre which the works hanging on its walls belonged to. I happened to be standing in the “Post-War Art” room when two men, in their early 20s, stepped in. Here is what I overheard them say to each other:
— “Post-War Art”. Which war do you think this refers to?
— Must be the Vietnam war.
Had smartphones and search engines been around then, these not-too-smart guys might have googled for the expression and found, right from the second paragraph of the first site to be listed, its real meaning “in Western usage”. Yet googling is definitely not knowing, and external information is not internalized knowledge.
But what would have prompted them to think these two words had a specific meaning beyond their literal (mis)interpretation? Why would these Marines think, how could they ever imagine, that these two letters meant something else than “Sniper Scouts”?
Education. Knowledge.
They didn’t know.
We didn’t know
We didn’t know said the burgermeister,
About the camps on the edge of town.
It was Hitler and his crew
That tore the German nation down.
We saw the cattle cars, it’s true,
Maybe they carried a Jew or two.
They woke us up as they rattled through,
But what did you expect me to do?
We didn’t know at all, we didn’t see a thing.
You can’t hold us to blame, what could we do?
It was a terrible shame, but we can’t bear the blame.
Oh no, not us, we didn’t know.
[...]
— Bonjour et bienvenue chez notre service d’écoute personnalisée. Tapez étoile.
— J’ai dit : tapez étoile, vous ne comprenez pas le français ? OK, if you don’t speak French, press 2. If you don’t understand this message, type 3.
— Merci. Maintenant, tapez 1 si vous êtes un homme, 2 si vous êtes une femme, sinon tapez étoile.
— Avez-vous des enfants ? Si oui, tapez leur nombre au clavier en terminant par dièse, sinon tapez 0.
— Et le dièse, alors ? Même si c’est 0, tapez-le. On recommence. Avez-vous des enfants ? Si oui, tapez leur nombre au clavier en terminant par dièse, sinon tapez 0.
— Tapez le numéro de votre département suivi de dièse et immédiatement de votre numéro de sécurité sociale suivi d’étoile.
— Veuillez énoncer clairement en articulant bien et en moins de trois mots votre problème. Je vous écoute.
— Je n’ai pas compris. Veuillez énoncer clairement en articulant bien et en moins de trois mots votre problème. Je vous écoute.
— Je n’ai pas compris. Veuillez énoncer clairement en articulant bien et en moins de trois mots votre problème. Je vous écoute.
— Je n’ai pas compris. Veuillez énoncer clairement en articulant bien et en moins de trois mots votre problème. Je vous écoute. Il ne vous reste qu’une tentative.
— Tous nos conseillers sont occupés. Veuillez rappeler ultérieurement. Nos horaires sont : de 8h15 à 8h30 et de 15h15 à 15h20 tous les quatrièmes jeudis du mois. Merci et bonne journée.
Bien que, selon l’Insee, la population de la France n’a de cesse de croître sans pour autant faire baisser celle de la planète, on est confronté à la disparition accrue des humains dans les services. Et comme, nous dit-on, nous sommes entrés de plein pied dans l’ère des services, il y a un truc, là.
Cela a commencé avec la poinçonneuse, et maintenant c’est « il n’y a plus de personne au numéro que vous demandez. » Les robots occupent une place croissante dans la vie quotidienne des quelques humains qui survivent à cette hécatombe : tondeuse à gazon infatigable ; caisse automatique aux frustres formats mais à la doucereuse voix dans les parkings, les banques ou les grandes surfaces ; métro – et maintenant voiture et camion – sans conducteur ; ouvrier qui peut travailler côte à côte avec des humains jusqu’à ce qu’il s’en débarrasse tout à fait, aide à domicile pleine d’empathie pour ses clients âgés, femme de ménage capable de faire la lessive mais pas encore de repasser, enseignant capable d’encourager ses élèves humains à se concentrer, chef d’orchestre qui ne s’énerve jamais et qui n’a pas besoin de partition, médecin au diagnostic imparable ou chirurgien au scalpel plus que précis… Et pour ceux qui se sentent vraiment seuls, les Japonais – qui d’autre ? – viennent d’inventer le minirobot portable, en attendant la prostituée-robot.
Ils sont partout. Et nous, où allons-nous ? C’est contre cette invasion-là qu’un certain parti devrait s’insurger, en encourageant l’immigration, celles des humains venus d’autres contrées, pour reconquérir le terrain que nous abandonnons à ces robots par commodité, par indifférence.
Elle n’a eu de cesse de répéter à chaque élection législative :
« Il faut une majorité au Président de la République et au gouvernement qui a été nommé. Pour moi, c’est une démarche spontanée, naturelle. Je ne peux concevoir que l’on reparte sur une cohabitation. C’est du concubinage, du rapport de forces. Cela ne va pas dans l’intérêt de nos concitoyens. » — Josette Cazes, candidate UMP, 2002.
Lors d’une « réunion républicaine » de l’UMP, organisée mardi 29 mai au Havre dans le cadre des élections législatives, le président de la République Nicolas Sarkozy a une nouvelle fois promis d’incarner la « rupture », demandant au Français de lui « donner une majorité » à l’Assemblée nationale afin de mener à bien ses réformes. Devant les 8 000 personnes – selon les organisateurs – rassemblées dans les anciens docks du port du Havre, le président de la République a mis en garde contre « une cohabitation avec son cortège de conflits larvés et de paralysie ». — Le Monde, 29 mai 2007.
Il faut suivre leur conseil et donner maintenant une majorité au nouveau Président de la République.
“The day the music died.” — Don McLean, American Pie.
Ce mois de mai n’est pas si joli que ça : il est en fait pourri, on se croirait en mars ou en avril, et c’est plutôt « ne te découvre pas d’un fil » que « fais ce qui te plaît ».
C’est aussi un mois particulièrement tragique pour la musique qui voit disparaître nombre de musiciens, tous domaines confondus, pour certains mondialement connus, voire uniques en leur genre.
C’est avant tout le décès de Dietrich Fischer Dieskau (le 18, à 86 ans), que j’avais eu la grande chance et le bonheur d’entendre live lors un récital de lieder avec le non moins légendaire Gerald Moore qu’ils avaient donné dans les années 1970. Je ne suis pas le seul à m’en souvenir : c’était inoubliable : ce concert s’était tenu dans un grand auditorium, mais j’avais eu le sentiment de me trouver tout près d’eux, dans un salon de musique par exemple, voire à l’intérieur même de l’œuvre, du fait de leur extraordinaire capacité de projection et de création d’une atmosphère intimiste, et du respect « total » de la musique et du texte là où souvent l’un prend le pas sur l’autre. Interprétation idéale ? c’est un qualificatif que je n’utilise pas, il nie toute alternative passée, présente ou future (et pour ma part, j’apprécie aussi – mais autrement – celle de Hans Hotter dans le Winterreise de Schubert). Il y a, fort heureusement, les nombreux enregistrements qu’il a laissés (voire même un coffret de 25 disques compacts qu’évoque Leo Carey dans un bel article en hommage au disparu), qui restitue son grand art, ainsi que le timbre si particulier de sa voix, comme l’était – différemment, évidemment – celui de Maria Callas : il suffit d’en entendre une syllabe pour la reconnaître.
Mais la musique classique a aussi perdu (le 17, à 79 ans) la pianiste France Clidat – connue sous le qualificatif de « Madame Lizst » (que l’on devrait au critique Bernard Gavoty) – ainsi que les violonistes et pédagogues Roman Totenberg (le 8, à 101 ans), qui avait créé des œuvres de Milhaud, Szymanowksi, Hindemith ou Honegger, et Zvi Zeitlin(le 2, à 90 ans), interprète apprécié de Schoenberg et qui a joué sous la direction de grands chefs à l’instar de Rafael Kubelik, Pierre Boulez ou Antal Dorati.
Il n’y a pas que la musique classique qui a été endeuillée en mai. On a ainsi appris les disparitions de Robin Gibb (le 20, à 62 ans) des Bee Gees ; de « la reine du disco » Donna Summer (le 21, à 63 ans) ; du « parrain du go-go » Chuck Brown (le 16, à 75 ans) ; de Donald « Duck » Dunn (le 13, à 70 ans), bassiste de blues, r&b et gospel et membre de Booker T. & the M.G.’s et des Blues Brothers ; du rappeur Adam Yauch (le 4, à 47 ans), membre fondateur des Beastie Boys et aussi connu sous ses noms de scène MCA ou Nathanial Hörnblowér ; d’Everett Lilly (le 8, à 87 ans), membre du duo bluegrass The Lilly Brothers avec son frère Bea ; du batteur Peter Jones (le 18, à 45 ans), membre des Crowded House ; de Doug Dillard (le 16, à 75 ans), banjoiste des Dillards (groupe aussi connu sous le nom de Darlings) ; du guitariste de r&b Charles “Skip” Pitts (le 1er, à 65 ans), roi de la pédale wah-wah et du thème de Shaft ; du jazzman Mort Lindsey (le 4, à 89 ans), qui avait travaillé pour Merv Griffin et Judy Garland ; de Doc Waston (le 29, à 89 ans), grand folkloriste américain (voix, guitare, seul ou en groupe) à la technique imparable, aveugle quasiment depuis sa naissance, et qui a influencé plus d’une génération de musiciens américains…
Pour ceux qui s’étonneraient du rapprochement Dietrich Fischer Dieskau – Don McLean, on signalera l’élocution parfaite de ce dernier jusqu’aux moindres détails : écoutez donc Vincent (connue aussi sous le titre de Starry, Starry Night), chanson consacrée à La Nuit étoilée de Vincent Van Gogh, et dont les paroles, fort poétiques (et, avouons-le, alternant sublime et cucu la praline), intègrent des procédés littéraires particulièrement intéressants sur le plan sonore, tels les allitérations de flaming flowers that brightly blaze, avec une mélodie et un accompagnement particulièrement épurés (et notamment pour l’époque où plus la musique était tonitruante, plus elle avait de succès, comme il le dit lui-même dans un récent entretien). On écoutera avec profit aussi le très beau And I Love You So (autant pour le texte que la mélodie de la première partie), ou encore la très évocatrice Empty chairs (au texte riche en allitérations et anaphores) où il parle, d’une façon apparemment très détachée, du départ de la femme aimée.
Le JT de France 2, le 16 mai 2012 à 20h, rapportant
la composition du gouvernement de Jean-Marc Ayrault
Avec Jean-Yves Le Drian à la culture, ceux qui craignaient l’absorption de ce ministère par celui de l’éducation et du grand écart sport sont rassurés : la culture sera bien défendue, puisque l’impétrant a été aussi nommé ministre de la défense.
L’info continue de BFMTV à l’écran, sur Twitter et sur son site,
le 18 mai 2012 à 17h
Quant à BFMTV, elle qualifie deux jours plus tard sur tous ses supports Manuel Valls de premier ministre. On se demande quel poste occupe Jean-Marc Ayrault, sur leur planète. Maire de Lille, peut-être ?