Miklos
« Je donne mon avis non comme bon mais comme mien. » — Michel de Montaigne

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7 février 2011

« Voici voici voilà » (Laurie Anderson, Langue d’amour)

Classé dans : Actualité, Langue, Médias — Miklos @ 8:46

Dans sa rubrique potins people sur laquelle se précipite non pas uniquement la ménagère de cinquante ans mais l’internaute avide de savoir tout ce qui arrive aux grands de ce petit monde à l’instar du badaud qui se presse à la porte de tel club pour les apercevoir entrer ou sortir, donc dans sa rubrique potins people, voilà ce qu’écrit Voici :

« Je ne me suis mariée qu’une seule fois avec ce que j’ai cru être l’homme de ma vie, pensant vivre le véritable amour, pour m’apercevoir en finalité que vraisemblablement tout était faux, que tout n’avait été qu’illusion ». Ces mots douloureux pleins d’amertume et de nostalgie, ce sont ceux d’Anne Parillaud, ceux d’une femme anéantie par son divorce avec Jean-Michel Jarre.

Mariée une seule fois avant lui (avec Luc Besson, qui lui a offert le rôle de sa vie, Nikita), cette très jolie brune avait placé un espoir infini dans cette nouvelle histoire d’amour.

On avoue : on n’a jamais entendu parler de cette dame (qui, précise le canard, « n’a jusqu’alors jamais réussi à vivre sans homme », lot de bien de femmes et d’hommes soit dit en passant) avant son anéantissement. On avouera aussi ne pas suivre les aventures et nouvelles aventures de Jean-Michel Jarre. Ce que l’on trouve particulièrement intéressant dans cette news (ragot, en français), c’est le problème de logique qu’elle pose subrepticement :

1. La dame affirme ne s’être mariée qu’une seule fois avec celui qu’elle a cru être l’homme de sa vie.

2. Le (ou la) journaliste nous révèle qu’elle avait été mariée une seule fois avant lui, donc au total au moins deux fois.

De prime abord, on ne peut concilier (1) et (2) : a-t-elle été mariée en tout une seule fois ou deux ? Mais à une lecture plus attentive – ce genre de publication fait vraiment travailler les méninges – on constate que la première assertion signifie, en fait, qu’Anne Parillaud avoue n’avoir été mariée qu’une seule fois avec Jean-Michel Jarre, se différentiant ainsi d’autres stars qui ont pu épouser deux fois (ou plus) l’homme de leur vie à l’instar de Liz (Taylor) qui avait convolé avec Richard Burton le 15 mars 1964 et le 10 octobre 1975. Elle aussi, d’ailleurs, n’avait jamais réussi à vivre sans homme : six autres mariages avec six autres hommes de sa vie qu’on lui souhaite longue.

6 février 2011

Erreur capitale

Classé dans : Actualité, Médias, Sciences, techniques — Miklos @ 23:17

L’émission Capital de ce soir explique ce que sont des disques durs (non, il ne s’agit ni des vinyles ni des problèmes de colonne vertébrale chez les sédentaires) au public de non-initiés (la contemporanéité n’étant composée que de communautés d’initiés, si on n’en est pas c’est qu’on est sûrement déficient quelque part) que nous sommes : une voix convaincante, des mots simples très articulés, des italiques partout : une offre à cinq euros par mois, il a plus d’un million de clients, une histoire incroyable trop belle pour être vraie, l’accès aux données confidentielles de l’armée américaine, les pirates s’attaquent à chacun d’entre nous. Et j’en passe.

On ne demande qu’à être éduqués tout en étant épatés, qu’à être convaincus, émerveillés et apeurés devant ce vertige de la modernité qui nous tend ses bras, en chantonnant pour nous rassurer, avec Laurie Anderson, So hold me, Mom, in your long arms. So hold me, Mom, in your long arms. In your automatic arms. Your electronic arms. (“O Superman”, 1981)

Et voici que la Voix nous apprend qu’une image est stockée sur ces fameux disques durs sous forme d’une suite de zéros et de uns, qui défilent à l’écran à toute berzingue. Elle précise : « une série de 0 et de 1 : ce sont les octets. » Et continue, comme une bonne ménagère, avec les kilos, puis passe tel le physicien nucléaire aux mégas et enfin comme l’astronome aux téras. Octets.

Problème : les 0 et les 1, ce ne sont pas des octets mais des bits (attention au genre et à l’orthographe de ce dernier mot). On n’a pas besoin d’être initié pour s’imaginer qu’octet désigne quelque chose qui a rapport avec le chiffre « 8 » (un octogone, un octuor, des octanes… ; bon, « octobre » est le 10e mois, mais il ne l’était pas toujours). Effectivement, un octet désigne un groupe de huit bits. Et donc, si votre disque dur fait 100 mégaoctets, il peut stocker 800 mégabits. Simple, même pour un non initié ! Où l’on constate aussi qu’il est plus commode (mais moins impres­sionnant) de parler d’octets ou d’euros que de bits ou de centimes.

Quant à bit, ce mot a deux sens, selon son origine : avant l’émergence de l’informatique, il désignait un trépan utilisé dans l’industrie diamantaire, et est attesté dès 1875 ; depuis la révolution informatique, il dénote le 0 ou le 1 utilisés exclu­si­vement pour coder toute information numérique. On retrouve ce type d’homonymie dans mail (le maillet/le courrier), email (la matière/le courrier élec­tronique)…

Pour en revenir à M6, on serait donc en droit de se poser des questions au sujet du niveau de compétence du journaliste qui a préparé l’émission. Si quelqu’un se dévoue pour l’initier (« enseigner à quelqu’un les rudiments d’un art, d’une science, d’une technique… »), qu’il n’hésite pas. Quant à une autre séquence de l’émission de ce soir, consacrée aux tests ADN, elle avait déjà été diffusée en février, puis en mai, 2010 (bien que le site de l’émission se garde de le mentionner). Elle doit donc faire partie du capital de la chaîne…

On concluera en retournant vers Laurie Anderson, qui a su si bien s’approprier la technologie pour mieux la critiquer, et qui illustre ici le sens profond de ces 0 et 1.

6 décembre 2010

Des bourgeois carriéristes

Classé dans : Actualité, Médias, Politique — Miklos @ 20:24

« Je vois des gestionnaires résignés, des bureau­crates madrés, des stratèges de commis­sions des résolutions, des chanteurs d’Internationale gueu­larde, en un mot des bourgeois carriéristes. » — Jacques Julliard, « Ma gauche ! », Marianne, 4-10 décembre 2010.

« J’ai horreur des fanatismes mais aussi du populisme. D’une façon générale, dans une époque de barbarie où notre incapacité à la combattre effi­cacement doit nous conduire à l’humilité, les affir­mations péremptoires me paraissent d’indécentes frivolités. » — Jean Daniel, Cher Jacques…, 24.11.2010.

Les titres-choc de Marianne se succèdent aussi régulièrement que la parution du magazine en kiosque. La dernière en date, « Kouchner-Ockrent : la chute » nous a interpellé, on verra pourquoi. On l’a donc acheté, l’exception confirmant la règle. On n’a pas été déçu par la comédie qui se joue à nos yeux, mais il y a de quoi être atterré.

Ce numéro s’ouvre par un éditorial de Jacques Julliard récemment arrivé à Marianne : on avait récemment appris son départ d’un Nouvel Obs abandonné par un autre personnage marquant, Denis Olivennes (qui y était arrivé de la Fnac), parti, lui, rejoindre Europe 1 pour succéder à Alexandre Bompart (qui rejoint la Fnac – d’où venait Olivennes, vous suivez ? – faute d’avoir décroché France Télévision). Jean Daniel, homme d’« un certain âge », comme il l’écrit si joliment dans sa lettre ouverte à son cher Jacques dans laquelle il dit comprendre le désir de cet homme de 77 ans d’avoir l’« envie de conquérir toute sa place au soleil », tient bon à 90 ans : voici qu’on apprend que Laurent Joffrin, actuellement co-gérant et directeur de la rédaction et de la publication de Libé après avoir quitté le Nouvel Obs en 2006 est sollicité pour y revenir (se penser successeur de Jean Daniel – auquel on souhaite longue vie – est sans doute plus valorisant que tenir le rôle d’héritier de Serge July, dorénavant éditorialiste à RTL, dont Christine Ockrent avait été rédactrice en chef et éditorialiste), ou, tout au moins, étudier un « rapprochement » entre ces deux organes de presse. Jeu de chaises musicales assez contrapunctique et finalement quelque peu répétitif : plus ça change, plus c’est la même chose. Mais passons aux choses sérieuses.

On aimait bien Christine Ockrent (qui, question presse écrite, avait dirigé L’Express), autrefois, dans ses rôles de présentatrice de journal télévisé puis d’émissions politiques sur le petit écran : son visage intelligent, son écoute, ses remarques judicieuses et fines ne manquaient pas de tenir sous son charme.

Et puis elle avait disparu de notre horizon cathodique, réduit qu’il est surtout à Arte ou à Mezzo. On avait récemment aperçu de gros titres de la presse écrite qui parlaient de difficultés ou de conflits dans son poste actuel à la tête de la société de l’audiovisuel extérieur de la France, mais on ne s’intéresse pas particulièrement à ce genre d’informations.

Il y a quelques jours, on tombe sur une émission (du diable si l’on se souvient de laquelle), où l’on aperçoit la reine Christine. Quel plaisir de la revoir, se dit-on, et on se met à écouter. Elle n’est pas la seule, mais on s’aperçoit vite, très vite, qu’elle ne laisse pas parler les autres, les interrompant à tout bout de champ sans leur laisser la possibilité de finir une phrase, par des remarques ironiques, péremptoires ou arrogantes lancées d’un air innocent que dément la virulence sous-jacente de ses paroles : aucune écoute, si ce n’est pour contredire. Ils ne peuvent en placer une, c’est elle qui doit contrôler le plateau. C’est à tel point déplaisant qu’on quitte la chaîne presque aussi vite qu’on y était arrivé.

Alors quand on a vu le titre aguicheur de ce numéro de Marianne, qu’on s’est souvenu de l’impression fortement désagréable que nous avait fait cette émission d’une part et la récente attitude de son compagnon (que l’on aimait bien aussi, autrefois) d’autre part, notre curiosité a été attisée, on l’avoue sans vergogne. Eh bien, on en apprend de belles. Il paraît que l’avocat de la dame a annoncé qu’il allait porter plainte. De quoi booster les ventes, évidemment, mais pourquoi l’annoncer au lieu de le faire ? Si on était Wikileaks, on suspecterait quelque anguille sous roche. Mais nous ne sommes pas paranos, tout va pour le mieux dans le monde des (im)médias.

8 octobre 2010

Life in Hell: Ô Liberté ! que de crimes on commet en ton nom !

Akbar trouve ce mot de « liberté » très, très lourd : s’il n’était déjà si surchargé d’espoirs et de désespoirs, il serait impossible à porter du fait de son poids, mais aussi de la différence de sens parfois si profonde qu’il peut avoir d’un pays à l’autre. Car il s’agit bien évidemment d’un concept qui caractérise les rapports humains : entre les individus, entre l’individu et les pouvoirs, les organisations, les marchés… Et c’est ainsi, par exemple, que la liberté d’expression, aux Etats-Unis, autorise des agressions verbales d’une virulence qu’interdit la loi chez nous, tandis que leur morale puritaine interdit des comportements que l’on trouve ici très bons pour la santé.

Ce terme si noble est récupéré – comment en serait-il autrement ? – par les politiciens et les idéologues, par les financiers et par les marchands, qui l’accommodent à toutes les sauces et lui font dire tout et son contraire. Non seulement il ne s’agit donc pas de liberté pour tous – celle de l’un est souvent l’esclavage de l’autre – mais, comme l’avait si bien vu George Orwell dans 1984, « la guerre c’est la paix, la liberté c’est l’esclavage, l’ignorance c’est la force ». La liberté des marchés, on le constate depuis des siècles, va trop souvent de pair avec l’esclavage des individus et des nations. C’est ainsi que d’idéal social (auquel on adhère ou non), ce terme devient alors un outil démagogique et manipulateur pour une finalité égoïste.

Akbar a suivi assez de cours d’anglais pour savoir que le nom de son fournisseur d’accès à l’internet signifie « libre » dans cette langue (bien que ledit fournisseur soit français) : quand on se lie à lui, on est libre de tout faire sur l’internet ! Effectivement, le fournisseur en question a un sens des valeurs très élevé : il refuse d’envoyer des mails d’avertissement à ses abonnés ayant violé la loi Hadopi ; il défend ainsi leur liberté d’échanger entre eux tout contenu quel qu’en soit le créateur. Quelle noblesse de sentiments que ce refus d’obéir à une loi qu’il trouve sans doute inique au regard d’une loi plus élevée.

Mais une autre circonstance que celle qui occupe les médias dans ce dernier bras de fer amène Akbar à se poser des questions sur la nature de cette loi plus élevée.

Du fait de son abonnement librement pris chez ce fournisseur, il bénéficie d’une ligne téléphonique ADSL qui lui permet de téléphoner gratuitement – il remarque en passant qu’en anglais, on (con)fond « libre » et « gratuit » – à bien des destinations (quand ça marche). En ouvrant la ligne, il l’a inscrite sur liste rouge et n’en a révélé le numéro qu’à Jeff.

Or hier voici que le téléphone sonne. Akbar se précipite sur le combiné et lance un vigoureux « Hello ! » (ou est-ce « allô ! », on ne saurait dire). Il est stupéfait d’entendre une voix inconnue qui lui répond joyeusement :

— Ici Marion de Canal Sat en partenariat avec Free, je suis ravie de vous entendre.

— Pas moi, rétorque froidement Akbar en claquant le téléphone.

Ce n’est pas la première fois ; en 2008, même appel. Si ce n’était pas Marion c’était sa sœur, mais en tout cas c’était déjà Canal Sat en partenariat avec ce fournisseur d’accès dont nous taisons toujours le nom.

Akbar en déduit que ce fournisseur se sent libre de refuser d’obéir à la loi qui permet à tout citoyen de demander que son numéro de téléphone ne soit ni publié dans l’annuaire universel ni cédé à de tierces parties pour quelque raison que ce soit, et, plus généralement, de contrôler la confidentialité des données le concernant.

Tout est pour le mieux dans le meilleur des mondes, conclut Akbar. Ayant étudié la métaphysico-théologo-cosmolo-nigologie de la bouche de Pangloss, il sait qu’il n’y a point d’effet sans cause, et que, dans ce meilleur des mondes possibles les choses ne peuvent être autrement : car, tout étant fait pour une fin, tout est nécessairement pour la meilleure fin : ledit fournisseur doit trouver cette loi inique au regard de celle du marché. En effet, ce dernier lui permet ainsi d’établir des partenariats qui le renforcent financièrement et qui bénéficient donc évidemment à tous ceux qui en subissent volontairement la servitude. Et, secondairement, permettent à son patron d’acheter sa part d’actions dans le contrôle du journal Le Monde via une société qui s’appelle… Akbar vous en donne cent, il vous en donne mille : Le Monde libre.

Ah, pauvre Madame Roland ! Ah, pauvre de moi, soupire Akbar.

Jeff et Akbar sont les personnages d’une série de bandes dessinées de Matt Groening, qui est aussi le père de la fameuse – et infâme – famille Simpson.

7 octobre 2010

Life in Hell: Opération Libération, une nouvelle et prestigieuse aventure de superakbar

Classé dans : Actualité, Médias — Miklos @ 1:49

Akbar aime Libé. Mais quand Libé prend Akbar pour un gogo, Akbar déteste Libé.

Le temps passe. Akbar oublie ses griefs et décide de se pacser avec Libé : il s’y abonne fin juillet, mais dès début août, les ennuis de couple commencent. Akbar décide que ce sera Libération conditionnel et le met en demeure de tenir ses engagements : Akbar tient bien le sien de fournir mensuellement les émoluments du couple.

Fin août, Libé disparaît sans prévenir.

Le 1er septembre, Akbar écrit à Libé pour lui demander des explications. Deux jours plus tard, il reçoit la réponse suivante : « Suite à une erreur infor­matique votre abonnement a été interrompu. Veuillez nous en excuser. Souhaitez vous la remise en service ? Bien à vous, bonnes vacances. » Akbar ne sait s’il faut interpréter le bonnes vacances envoyé à la rentrée comme une pique légèrement ironique, mais il sait qu’il rêve de revoir Libé livré au lever chaque matin. Il le lui dit le jour-même, toute honte bue.

Libé ne revient pas.

Le 10 septembre, Akbar lui réécrit, et demande combien de temps faut-il pour le voir revenir.

Libé ne répond pas.

Quelques jours plus tard, Akbar prend sa plus belle plume et écrit au papa de Libé, Laurent Joffrin, le suppliant de faire revenir Libé au domicile conjugal.

Laurent ne répond pas.

Le 1er octobre, lassé de recevoir quotidiennement des rafales de courriels infor­ma­tionnels de Libé, il compose une lettre aux termes bien choisis qu’il envoie au service informatique de Libé leur enjoignant de cesser de le harceler ainsi, les bonnes vacances étant passées depuis longtemps. Un des employés de maison de Libé lui répond le matin-même et demande si Akbar veut vraiment que toute trace du mariage soit supprimée des tablettes de Libé. Akbar répond aussitôt par l’affirmative en expliquant en long, en large et en détail les raisons de ce divorce dé-fi-ni-tif.

L’après-midi, Akbar reçoit en moins d’une heure trois lettres de trois services différents : la première lui indique que les traces électroniques – qu’Akbar avait demandé d’effacer le matin-même – viennent d’être réactivées (curieux, elles n’étaient pas désactivées, justement), la suivante l’informe que ces mêmes traces viennent d’être désactivées, et la troisième…

…et la troisième lettre – comme c’est bizarre, comme c’est curieux et quelle coïncidence ! – est la réponse à son courrier du premier septembre (dans lequel il exprimait le souhait de voir le rétablissement de son abonnement interrompu pour « erreur informatique ») :

Nous vous prions de bien vouloir nous excuser pour le retard pris dans la réponse à votre mail. Mais, nous avons dû faire face à une affluence de mails auxquels nous répondons au fur et à mesure.

Votre abonnement redémarre le 06/10. Veuillez nous excuser pour ce retard.

Pour nous faire pardonner de ce temps d’attente, nous vous envoyons un cadeau.

Akbar se dit in petto que l’avalanche de mails que ce malheureux service avoue avoir reçue devait avoir l’ampleur d’un tsunami (Libé a-t-il tellement d’autres amants dépités ?) pour avoir causé un « retard » d’un mois dans l’écriture d’une réponse, excuse d’ailleurs qu’Akbar reconnaît bien là : presque tous les courriers précédents de Libé l’invoquaient…

Va-t-il, comme Liz Taylor et Richard Burton, donner une seconde chance à leur couple ? Omnia vincit amor : il est donc très tenté de le faire, et pas uniquement à cause du cadeau annoncé, mais s’étonne tout de même que ce retour de l’être aimé doive prendre plus d’un mois, que fait-il donc entre temps ? Akbar, lui, n’a pas été infidèle à son souvenir.

Et nos cedamus amori : le 6 octobre, Libé revient enfin, avec, comme cadeau de réconciliation, trois albums des aventures de superdupont, par Lob, Gotlib et Alexis. Akbar espère que ce Fluide Glacial réchauffera leur couple. Il lui ouvre tout grand les bras en l’effeuillant avidement, tout en lui glissant tout de même à l’oreille avec toute la délicatesse dont il est capable que Libé ferait bien de mettre de l’ordre dans son bordel.

Jeff et Akbar sont les personnages d’une série de bandes dessinées de Matt Groening, qui est aussi le père de la fameuse – et infâme – famille Simpson.

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