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« Je donne mon avis non comme bon mais comme mien. » — Michel de Montaigne

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9 avril 2014

Les murs ont des oreilles

Classé dans : Histoire, Littérature, Photographie — Miklos @ 0:52


Les murs ont des oreilles. Autres photos ici.
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«On sait depuis longtemps que les murs ont des oreilles ; j’ai découvert qu’ils ont aussi des langues et des voix. J’ai inter­rogé séparément les quatre murailles entre »lesquelles je suis enferméIl s’agit de la prison de Sainte-Pélagie, où l’auteur fut incarcéré pendant un mois à cause d’un article dans la Biographie des Contemporains d’Antoine Jay qu’il avait écrit avec lui et avec Benjamin Constant. ; elles m’ont répondu, et c’est de leur récit que j’ai composé l’histoire de ma chambre, dont voici d’abord la description fidèle.

Étienne de Jouy, L’ermite en prison, ou, Conso­lations de Sainte-Pélagie, « IIIe consolation. Histoire de ma chambre », 22 avril 1823.

On rappellera à ce propos notre ingénieuse invention qui met ce précepte en application.

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2 avril 2014

« Peut-on faire des œuvres qui ne soient pas d’art ? » (Marcel Duchamp)

Classé dans : Arts et beaux-arts, Littérature, Photographie — Miklos @ 13:41


« Cela ne sera pas de l’art ni non art ni du pas d’art ni. » (Ben)
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«Nulle manifestation de l’être en tant qu’être ne pose plus simplement, plus schématiquement, le problème des rapports et des imbrications entre la déréliction et la facticité d’une part, le dépas­sement et l’alcalinité-angoisse d’autre part, que ne saurait le faire l’œuvre d’art plastique, soit qu’on l’envisage comme un possible non encore thématisé, soit qu’on l’appréhende déjà existant en fait. Étant, n’étant pas, elle est en fait ou en devenir limite sécante de la conscience, » conscience de quelque chose et du monde trans­cendant au moi néantisé (d’où tombement juste du contour sécant = grandeur).

Marcel Aymé, La bonne peinture. 1947.

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Voir aussi les articles (liste générée automatiquement) :

1 avril 2014

Mais à qui sont ces pieds ?

Classé dans : Photographie — Miklos @ 22:20


Cliquer ici pour voir la réponse.

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L’art de rédiger une biographie

Classé dans : Actualité, Langue, Littérature, Sciences, techniques — Miklos @ 0:23


La biographie de Chandler Massey en français.

“Every great man nowadays has his disciples, and it is usually Judas who writes the biography.” — Oscar Wilde, The Critic as Artist.

À la lecture de cette notice encyclopédique, on comprend que ce jeune acteur a une fratrie hermaphrodite et chrétienne ; que, bien qu’il allait à l’école, il faisait du théâtre ; et qu’il a assisté (à des spectacles ? à des matches ?) à l’UCLA tout en étant le supérieur hiérarchique de l’équipe de frisbee. On remarquera le nom assez inhabituel du premier de ses deux colocataires. Quant à son propre surnom, il en a en fait deux : à gauche, « Boum Boum », à droite « chan chan » (qui fait plus cubain).

Si vous voulez connaître l’auteur principal de ce texte, cliquez ici.

Quant à l’auteur secondaire, celui qui a indiqué que notre héros a joué dans Angels in Starducks, on lui signalera qu’il ne s’agit pas de Starducks ni a fortiori de Starbucks, mais de Stardust.

Et donc, si, selon l’écrivain espagnol Benjamin Jarnés, « Le roman est l’art de créer un homme, la biographie l’art de le ressusciter. », ici il s’agit plutôt d’un massacre. Et ce n’était même pas la biographie d’un grand homme…

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30 mars 2014

Du Secret infaillible pour cacher ses défauts et faire montre des vertus qu’on n’a pas, et qu’on n’a pas envie d’acquérir et de quelques autres lectures dominicales édifiantes pour toute la semaine

Classé dans : Littérature — Miklos @ 18:35


[André Joseph Panckoucke (1703-1753)], L’Art de désopiler la rate, sive de modo C. prudenter, en prenant chaque feuillet pour se t. le d., entremêlé de quelques bonnes choses. À Gallipoli de Calabre, l’an des folies 175886.

On trouvera l’explication du titre de ce savoureux ouvrage (regardez par exemple cette page et lisez l’histoire qui s’ensuit), donnée par l’auteur lui-même en personne, en cliquant sur l’image ci-dessus. En voici un extrait.

Catalogue des Livres de la Bibliothèque des Fausses dévotes.

I.

Le chemin du Ciel nouvellement élargi, aplani et débarrassé de tout ce qui pourrait gêner la sensualité et la cupidité. Par le Révérend Père Bénigne. À Plaisance, chez Jacques Commode, rue Saint Sauveur, à l’Espérance.

II.

Méthode courte et facile pour apprendre à faire l’oraison sans penser à rien. Par Malaval. À Cambray, chez Pierre Guyon, rue du Temps-perdu, au Docteur Molinos.

III.

Diverses méditations composées de pensées creuses, d’affections sèches, et de résolutions en l’air. Par Nicolas l’Abstrait. À Lunebourg, chez Christophle Rêveur, rue des Rats, à l’Alambic.

IV.

Réflexions consolantes et édifiantes sur les bonnes qualités, et sur les défauts du prochain. Par Sœur Sainte Justine À Sienne, chez la veuve Philacti, rue du Paon, aux deux Balances.

V.

Soliloques de l’amour propre pour s’entretenir dévotement pendant la journée. Par Geneviève Narcisse. À Béthune, chez la veuve Parfait, rue de la Perle, au Miroir.

VI.

Élévation du cœur à Dieu et au cher Père directeur. Par Sœur Agnès. À Spire, chez Joseph Aimable, rue du cœur volant, aux Séraphins.

VII.

Retraites des directeurs et des dévotes dans leurs agréables maisons de campagne durant la belle saison. Par le Révérend Père Jovial. À Beaujeu, chez Sébastien Bontemps, rue de la Magdeleine, aux deux Tourterelles.

VIII.

Les doux entretiens des directeurs et des pénitentes. Par Jacqueline Musard. À Saintes, chez Jean l’Attrayant, à la Pie.

IX.

Les gémissements de la tourterelle, et les sanglots d’une âme dévote en l’absence de son aimable directeur. Par Sœur Marie des Sept Douleurs. À Ham, chez la veuve Langoureux, rue de l’Arbre-sec, à la Magdeleine.

X.

Les innocentes jalousies des dévotes sur leur bien aimé directeur. Par Hélène Galand. À Digne, chez Urbain Gentil, rue des trois Maries, aux Bons Cœurs.

XI.

Les cruelles inquiétudes des dévotes sur la santé de leur directeur enrhumé. Par Christine des Bouillons. Chez Guy Massepin, au Coq-en-pâte.

XII.

La meilleure manière de faire des confitures, sirops, ratafias, pour le directeur. Par Catherine Sucrion. À Verdun, chez la veuve la Violette, rue des Amandiers, au Gros Citron.

XIII.

Les songes et les rêveries des dévotes jeûneuses ou artificieuses, rapportés en forme de visions et de révélations. Par Gilles le Niais. À Amboise, chez Charles Nigaut, rue des Brodeurs, à la bonne Foi.

XIV.

Les extases artificielles des dévotes, avec le secret de tromper ceux qui le veulent bien. Par Charlotte Derattée. À Ostende, chez Nicole Malois, rue du Renard, au Charlatan.

XV.

Les extravagances et les folies des dévotes changées en migraines et en vapeurs. Par le Sieur de Saint Côme. À Argentan, chez Jacques Pharmacie, rue des deux Écus, au Chat fourré.

XVI.

Traité de l’obligation dans laquelle sont les dévotes de ménager leur santé aux dépens de leur conscience, et pour la plus grande gloire de Dieu. Par Jean Doucet. À Benevent, chez Gaspard Minardin, rue Vivienne, à la Rose.

XVII.

Secret infaillible pour cacher ses défauts, et faire montre des vertus qu’on n’a pas, et qu’on n’a pas envie d’acquérir. Par Perrette de Fourbin. À Crêpy, chez la veuve Platrice, rue des Blancs-Manteaux, au Masque.

XVIII.

L’accord du luxe, du jeu, du plaisir, de la vie mondaine avec la plus sublime dévotion. Par Étienne Mélange. À Tournay, chez Françoise Amphibie, rue des deux Portes, au Tournesol.

XIX.

La métamorphose des pèlerinages des dévotes en parties de plaisir. Par Sœur Thérèse Trottin. À la bonne Table, chez la veuve Gaillard, rue Champ fleuri, au Moulin de Javelle.

XX.

La charité des dévotes pour les chiens mignons. Par Marguerite Coussinet. À Anvers, chez Barthelemi Beaupoil, rue de la Femme sans tête, au beau Doguin.

XXI.

La pudeur des dévotes, qui se font servïr et habiller par des valets de chambre et des laquais de bonne mine. Par Journal Beaufils, À Vilaine, chez Marie Graillon, rue Trousse- Vache, au bon Mari.

XXII.

La médisance des dévotes, et leur vengeance travestie en zèle pour la gloire de Dieu et le salut des âmes. Par Henriette Bigot. À Malines, chez la veuve Languet, rue des mauvaises paroles, au Basilic

XXIII.

Manière de perdre agréablement en dévote le temps sans aucun scrupule. Par Marthe Loison. À Deinse, chez Gabriel le Fainéant, rue du Reposoir, au Trictrac.

XXIV.

L’art de dire à confesse très peu de chose en beaucoup de paroles. Par Denise l’entortillée. À Tournus, chez Pancrasse Loisir, rue Michel-le-Comte, au grand Cercle.

XXV.

Preuve du droit incontestable qu’ont les dévotes de ne point payer leurs dettes, de ne se gêner en rien, d’incommoder tout le monde, de ne point faire de carême, de juger et décider souverainement de tout, et de n’aimer que leurs dévotes personnes, leurs directeurs et leurs petits chiens. Par Cécile Béguin. À Grave, chez Jean le Bon, rue Princesse, à la Liberté.

XXVI.

Secrets pour trouver de quoi faire des présents à leurs directeurs, sans intéresser autre’ chose que la conscience. Par Agathe Rusée. À Montrichart, chez Thérèse Guette, rue de la Clef, au bon Larron.

XXVII.

Divers moyens de se faire une grande réputation à très peu de frais. Par Colette Doncin. À Château-Trompette, chez la veuve Chapelet, rue de la Sonnerie, à la Montre d’Or.

XXVIII.

Le triomphe et l’autorité souveraine de l’imagination dans le grand Ordre des dévotes à la mode. Par Nicole le Quinteux. À Saint Léger, chez Jeanne Ratier, sur le Pont-au-change, à la Girouette.

XXIX.

La grâce spirituelle pour guinder du premier bond les âmes dévotes par delà le troisième Cîel. Par le Père Élie de l’Ascension. À Lunéville, chez Maturin Dépêche, rue des Portes, à la Manivelle.

XXX.

Le secret d’achalander un confessionnal, et d’y attirer des poulettes grasses. Par le Père Journal de la Visitation. À Monaco, chez Daniel Blondin, rue des déchargeurs, à la Pierre d’Aimant.

XXXI.

La boussole des dévotes désorientées, ou tours d’adresse pour se disculper, aux dépens de la vérité sans mentir. Par Véronique Doublet. À Mantes, chez la veuve Radegonde, rue des douze Portes, à l’Eponge.

XXXII.

Les pendants d’oreille, ou traité des grands avantages que retirent les dévotes d’être sans cesse auprès de leur directeur. Par Sœur Colombe. Au Havre-de-Grâce, chez Urbain Joly, rue gît-le-cœur, à l’Image S. Roch.

XXXIII.

Dictionnaire à l’usage des dévotes du temps et des directeurs à la mode. Par le Père Séraphin Jargon À Monsmirel, chez Léonard Fatras, rue Geoffroy Lasnier, au Phœbus.

XXXIV.

Règlements pour les directeurs des dévotes à la mode. Par Sœur Colette de Fontevrault. À Anvers, chez Gilles Gagnepetit, rue du Gril, à la Muselière d’Or.

XXXV.

Cérémonial du grand Ordre des dévotes, avec des instructions très utiles sur les gestes et les tons de voix, et une manière de tourner les yeux, par Antoinette de Beauregard. À Aire, chez Barbe Grimacière, rue des Singes, au Compas.

XXXVI.

Le labyrinthe de la dévotion à la mode, et le moyen de trouver Dieu, où l’on fait bien qu’il n’est pas. Par Scholastique Guignard. À Tours, chez René Court-en-vain, rue Pirouette, au Merle blanc.

XXXVII.

La boîte à Pérette, ou traité fort ample de l’obligation qu’ont les dévotes de fournir généreusement aux grosses et menues dépenses de leur directeur et de tout l’Ordre. Par Adrien Tiretout. À Argentan, chez Paul Gripés, rue Cassette, à la Toison d’Or.

XXXVIII.

La Musette mystique pour égayer les dévotes atrabilaires et hypochondriaques. Par le Père des sept Allégresses. À Rieux, chez la veuve Pantaleon Jodelet, rue de la Harpe, au Violon.

XXXIX.

Les doux accords du rossignol et de la linotte, ou airs très tendres et très dévots mis en musique, pour être chantés en chœur par les directeurs et leurs dévotes. Par George le Gay. À Ris, chez la veuve Cécile Fredon, rue des Ménestriers, à la Guitare.

XL.

La fontaine ouverte aux dévotes qui font dans la sécheresse. Par Eustache de la Mare. Au Puy-en-Velay, chez Baptiste Rivière, rue de l’Égout, à la Samaritaine.

XLI.

Les allumettes de la dévotion. Par Laurent Gelé,-À Ardres, chez Mathieu Dufour, rue Jean Tison, à la Pierre à Fusil.

XLII.

Le moutardier spirituel, pour réveiller l’appétit aux dévotes dégoûtées Par Baltazar Verjus. À Salines, chez Roger le Poivre, rue Jean Pain-Mollet, à l’Orange.

XLIII.

La Médecine spirituelle, ou l’art de guérir en un instant toutes les maladies de l’âme sans purgation et sans saignée. Par le Père Benjamin. À Dole, chez Thomas Anodin, rue du Mouton.

XLIV.

Secret spécifique pour rajeunir les vieilles dévotes. Par Guillaume Fardel. À Albi, chez la veuve Jouvence,. rue du Plâtre, aux Dents d’ivoire.

XLV.

Dissertation savante sur les colifichets. Par Sœur Guillemette Joujou. À Dieppe, chez la veuve Babiole, rue Poupée, au Hochet.

XLVI.

Le grand jubilé des dévotes, ou la sainte liberté dans laquelle elles doivent vivre, sans se mettre en peine de leurs devoirs les plus essentiels, sans craindre le scandale, et sans se gêner en rien. Par Sœur Bonaventure. À Villefranche, chez la veuve Sans-joug, rue Simon-le-Franc, à l’Âne sauvage.

XLVII.

Décisions de plusieurs cas de consciences très sûres et bien fondées. Par Père Gervais de la Compassion. À Rennes, chez Vincent le Large, rue du Paradis.

XLVIII.

Tarif des émoluments que retirent les dévotes par chacun an, pour les grâces et commissions qu’elles font obtenir, et pour les procès qu’elles font gagner par pure charité. Par Mathurin Crédit. À Cherbourg, chez la veuve Ménager, rue de la Monnaie, au Compas.

XLIX.

Mémoire exact des bonnes œuvres des dévotes, revu, augmenté par elles-mêmes, et approuvé par leur directeur. Par Sœur Sainte Modeste. À Vannes, chez la veuve Craque, rue Vantadour, à la Trompette.

L

Registre des injures que les dévotes s’imaginent avoir reçu, et qu’elles ont résolu de ne jamais oublier, ni pardonner. Par Jacqueline Sans-fiel. À Crève-cœur, chez la veuve Bénin, rue Saint Etienne, à la Vengeance.

LI.

Journal de la bonne et mauvaise humeur des dévotes, calculé sur le cours de la Lune. Par Tristan Gaillard. À Liège, chez la veuve Marotte, rue des trois Visages, aux quatre saisons.

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