Miklos
« Je donne mon avis non comme bon mais comme mien. » — Michel de Montaigne

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11 novembre 2013

J’adore la cornemuse

Classé dans : Musique, Photographie — Miklos @ 22:31

«Cet instrument [la cornemuse] est d’une haute antiquité, car, à Rome, sur un bas-relief grec dans le palais de Santa Croce, situé près de l’église Saint-Charles, on voit une cornemuse fort exactement représentée, et ce qui paraîtra plus extraordinaire, c’est que le personnage qui tient l’instrument ressemble, pour le costume et le caractère de la figure, à un habitant des hautes terres de l’Écosse (Highlanders). »

Adolphe Le Doucet de Ponté­coulant, Orga­no­graphie. Essai sur la facture instrumentale. Paris, 1861.

«L’instrument [la cornemuse] est souvent associé au Diable et à la Mort dans les manuscrits médiévaux, dans les fresques de la danse macabre, dans les tableaux de Bosch, et le même lien existe dans le théâtre élisabéthain ; en raison de la forme tordue de l’instrument, de ses associations obscènes, du fait, aussi, que l’instrument était en peau de chèvre (le diable n’est-il pas appelé le grand bouc ?).

Claire Bardelmann : « “Musicke in some ten languages” : les musiques du diable dans le théâtre élisabéthain », in Enfers et délices de la Renaissance, textes réunis et présentés par François Laroque et Franck Lessay. Presses Sorbonne Nouvelle, 2003.

La mode selon Michelin

Classé dans : Photographie — Miklos @ 19:48


Avec le manteau unisexe Bibendum, ça roule !

«Monsieur Michelin, je sais ce que j’ai à faire ; quand j’ai mon manteau, personne ne voit mon habit, et jamais je ne sors sans mon manteau : d’ailleurs, quand j’aurais un habit neuf, je ne le mettrai pas sous un manteau, attendu qu’un manteau use un habit neuf. »

Barré, Radet et Desfontaines, Chapelain, ou la ligue des auteurs contre Boileau, comédie vaudeville. À Paris, An XII.

Souvenir(s)

Classé dans : Actualité, Histoire, Littérature, Photographie, Éducation — Miklos @ 12:56


Verdun, novembre 2006. Cliquer pour agrandir.

Du temps où j’étais à l’école communale – temps que la modernité permanente a effacé –, on y inculquait le civisme de diverses façons, non seulement lors de cours spécifiques dont je me souviens plus de l’appellation (cours de morale ?), mais aussi par exemple lors de ceux de chant ou de littérature par l’entremise de chansons et poèmes qu’on apprenait par cœur.

C’est ainsi que me revient au souvenir un texte de circonstance en ce jour, à connotation particulièrement pédagogique – le poète, Raymond Richard, instituteur, y interpelle les « petits enfants » – que j’avais dû apprendre en 9e ou en 8e. Bien des années plus tard, en 1971, le septième prix de poésie Gustave GasserCréé en 1965 par Tristan Maya pour rendre hommage au père du régionalisme bourguignon, qui vivait ignoré à Chagny-en-Bourgogne, et décerné jusqu’en 1996. fut attribué à son auteur à titre posthume et à l’unanimité pour son recueil de poèmes Le Bout de la route. La Revue des Deux Mondes, qui rapporte cette information cette année-là, rajoute : « La veuve du poète Roland Thévenin recevra cent bouteilles de Saint-Romain-mon-Village. » On est après tout dans le Beaujolais et on se demande s’il s’agissait d’un prix de consolation de la veuve éplorée de cet autre poète ou plutôt une récompense tardive pour ses Rimes vineuses.

Raymond Richard est oublié de nos jours : on n’en trouve en ligne quasiment aucune trace hormis une brève notice à la BnF et quelques poèmes « pleins de grâce et de mélancolie » – Le Printemps, L’Automne, Trois feuilles mortes, Giboulées – qui seraient encore enseignés ici et là. Une raison de plus d’en évoquer le souvenir.

Souvenez-vous

Dans chaque village de France
Sous de vieux arbres pleins d’oiseaux
Près de l’église au long fuseau
Un humble monument s’élance.

Simple pierre où l’on a gravé
Des noms oubliés dans les herbes
Des noms effacés sous les gerbes
Parmi les rubans délavés.

Ô vous qui, d’une main distraite
Écartez les buis en passant
Souvenez-vous, petits enfants,
De nos douloureuses conquêtes.

Souvenez-vous de tous les morts
Ensevelis au long des âges
Pour que votre petit village
Demeure en son calme décor.

En ce jour gris de souvenance
Auprès du monument verdi
Souvenez-vous mes tout-petits
De ceux qui sauvèrent la France.

Dans un récent entretien de circonstance accordé à L’Express, l’historienne Annette Becker dit : « [C]ommémorons aussi les femmes et les enfants qui ont perdu un proche au combat, ceux qui ont contribué à l’effort de guerre à l’arrière, ceux qui au contraire vivaient près du front militaire ou encore les habitants de régions entières qui ont été occupées dans le nord ou l’est de la France… Associer les civils à la commémoration du 11 novembre nous donnerait une vision nouvelle de ce conflit et du siècle qu’il a ouvert. »

C’est d’une certaine façon ce que s’évertue à faire Jours de guerre (1914-1918) – les trésors des archives photographiques du journal Excelsior, que Jean-Noël Jeanneney vient de publier avec Jeanne Guérout. On doit noter aussi la vaste entreprise de collecte – et de diffusion – d’archives familiales et personnelles entreprise à cette occasion par les Archives de France, la Bibliothèque nationale de France, la Mission du Centenaire et Europeana 1914-1918.

23 octobre 2013

Droit du sol en question, ou, Boutons ces étrangers-là hors de France

Classé dans : Actualité, Nature, Photographie, Politique, Société — Miklos @ 17:06

« L’Éternel dit à Abram : Va-t-en de ton pays, de ta patrie, et de la maison de ton père, dans le pays que je te montrerai. » — Gen. XII:1.

« Lève-toi ; prends l’enfant et sa mère, et fuis en Égypte. » — Matt. II:13.

Vous craignez encore d’écoper du Copé ? Alors faisons court mais faisons bien : c’est çui qui dit qui est. Plus bref que ça tu meurs.

En moins bref : on ne sait si la famille de l’individu en question, composée d’immigrés (dont le grand-père, originaire de Roumanie, le pays d’où des hordes seraient en train d’envahir la France ; dont la mère, originaire du continent d’où des hordes envahissent toute l’Europe par Lampedusa) a bénéficié du droit du sol qu’il veut remettre partiellement en question, tandis que la madone du parti auquel le sien fait du pied veut l’éliminer entièrement comme l’avait fait un certain maréchal-nous-voilà.

Quoi qu’il en soit, on trouverait alors logique qu’il propose de dénaturaliser tous les descendants d’immigrés clandestins en France, à commencer (on ne va pas remonter plus loin) par les Francs (hordes qui avaient envahi la France, heu, la Gaule, à partir de la Pannonie, très proche de la Roumanie actuelle, comme quoi…).

Et les Bretons, prenons la peine d’en parler, Madame Le Machin Truc : que ce soient les hordes de Bretons en provenance de l’actuelle Grande Bretagne ou les Celtes, hordes dont le berceau se trouverait en Autriche (elle-même pas si éloignée de la Roumanie, comme quoi…) qui aient peuplé votre notre Bretagne à tous, leurs descendants sont devenus Français soit du fait du mariage sous contrainte d’Anne de Bretagne à Charles VIII, soit du fait du droit du sol : ne serait-il pas temps de vous rendre votre liberté ?

Pour ma part, né sur ce sol d’une immigrée et d’un étranger, je n’ai, moi, aucun problème avec ce droit ni avec ceux qui en bénéficient en France. En fait, nous sommes tous des immigrés ou des descendants d’immigrés. Il y en a toujours eu, depuis la nuit des temps – que ce soit sur ordre divin ou poussés par la nécessité – et jusqu’à ce jour, et il y en aura toujours, autant se faire à l’idée, non ? Et si vous voulez arrêter un flot qu’on ne pourra bientôt plus endiguer, réellement, ce serait celui des mers ; alors combattez plutôt le réchauffement climatique, au moins ça sera utile aux générations futures.


Street art. Autres photos ici.
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19 octobre 2013

Les dits des neuf, le 18

Classé dans : Actualité, Peinture, dessin, Photographie — Miklos @ 0:07


Les Spirou’s Fab Eight Preps et Akbar, illustrés par Selim
et authentiquement autographiés.
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Le dit d’Eliot

Mes amis,

Si je vous ai tous réunis ici ce soir,
C’est pour vous présenter un certain Akbar
Un homme sans pareil, un concentré d’art
Vraiment, si j’ose dire, avec lui on se marre.

Vraiment, qui parmi nous peut faire valoir
Qu’il a écrit tout un poème rimant en –oir
Vraiment, je vous le dis : nous sommes trop couards
Mais un peu de silence, je vous prie, Paul-Édouard.

Qui parmi nous a été assez couillard
Pour transformer nos députés en affreux canards,
Mais je vous entends d’ici, bande de trouillards
La prépa vous angoisse, vous vous couchez déjà si tard !

Mais ce n’est qu’une excuse, qu’un canular !
Comme Akbar, vous avez des tours à tous les tiroirs !
Ouvrez-les, n’ayez crainte, de création ne soyez pas avares,
Et ne badigeonnez pas votre personnalité d’un puant fard…

Car la prépa, les notes, tout ça n’est qu’accessoire !
L’important, comme dirait Farah, c’est d’y croire !
Et si pour vous les journées d’études ne sont qu’un purgatoire
Écoutez avec profit ce petit réquisitoire.

Car enfin regardez-vous ! Vous êtes tout souriards ; tout gaillards, tout tortillards, tout riards ! Je vous en conjure, ne devenez pas vieillards, grenouillards ou franchouillards !

Moi, avec lui, je deviens drôlement plus débrouillard
J’apprends par exemple qu’une serviette se pose sur un séchoir
Et de la langue française je deviens un vaillant hussard
Parce que chez lui, des livres il y en a, monsieur, et pas des J’aime lire ou des Éditions Bayard !

Mes amis. Camille, Selim, Théa, Marie, Paul-Édouard,
L’instant et l’homme sont rares
Alors portons-leur un toast, mes amis ; je dis : « À Akbar ! »

Le dit de Michel

Friends, Romans, Countrymen,W. Shakespeare, Julius Caesar, III.2.

Lend me your ears…W. Shakespeare, Julius Caesar, III.2.

Rassurez-vous, je continue, ou plutôt reprend, en français. (Soupirs de soulagement dans l’assistance.)

Mesdames, Messieurs,

Comme vous – ou certains parmi vous –, étudiants au fait des arcanes des droits français et européen et de leurs applications, devez le savoir, une circulaire des services du Premier Ministre datée du 21 février 2012 a banni l’usage du terme « mademoiselle » des formulaires et des correspondances des administrations (sans pour autant préjuger du statut marital des personnes concernées). Je n’aurais donc pu décemment saluer les demoiselles parmi vous sans avoir opté pour le faire également à l’égard des damoiseaux qui honorent ces bancs (sans pour autant préjuger de leurs statuts maritaux respectifs et ce d’autant plus que la loi sur le mariage pour tous vient de passer, sujet que Spirou m’a récemment exposé doctement). Et puisque nous ne sommes pas à Rome, je ne peux faire comme Marc Antoine et vous exhorter, Amis, Romains, compatriotes, à me tendre votre oreille.

Comme vous – ou certains parmi vous –, lecteurs assidus des aventures d’Akbar, devez le savoir, ce dernier ne s’exprime qu’in peto, silencieusement ou en marmonnant. Lorsqu’il eut reçu votre invitation qui, soit dit en passant, lui est allée droit au cœur, il m’a demandé de me substituer à lui par devers vous malgré son désir de vous remercier personnellement et les préparatifs qu’il avait engagés pour ce faire, et ce bien que mon accent anglais en français soit plutôt américain et donc contraire aux stipulations de la dite invitation : Akbar aurait été incapable de prononcer quoi que soit à haute et intelligible voix. Je me suis donc plié à ses desiderata tout en étant bien loin de posséder ses talents littéraires et oratoires.

Ces préliminaires étant dits, le seul discours que je pourrais faire en guise de conclusion serait empreint de xyloglossie. Pour vous l’épargner, j’ai emprunté le reste de mon allocution à l’un des sites « Générateurs de discours langue de bois », tout en en préservant la syntaxe et l’orthographe (que vous ne pouvez heureusement voir) mais en y corrigeant la citation :

Mesdames et messieurs. J’ai pas mal regardé sur Internet pour préparer ce discours. Le meilleur conseil que j’ai trouvé vient d’un illustre président qui disait : « Soyez sincères, soyez brefs, restez assis ». Alors merci beaucoup d’être venus. OK.

Et, pour éviter de faire preuve de logocratie, je ferai derechef appel au grand barde d’Avon (malgré mon accent) : O, give ye good even! Here’s a million of manners.W. Shakespeare, Two Gentlemen
of Verona
, II.1
Oh ! donnez-nous une bonne soirée ; cela vaut un million de compliments.

Le dit de Paul-Édouard

Si Spirou m’était conté

Je voudrais vous parler de notre ami Eliot.

Tel un don quichotte, pourfendeur de moulins,
Il chevauche gaiement parmi les parisiens.
Redoutez qu’un jour un maraud ne l’ennuie,
Il l’estourbira d’un coup de parapluie.

Sa maîtrise patente de l’anglais populaire,
On la retrouve aussi dans ses goûts vestimentaires.
Pantalon prince de Galles fruit d’un feu au plancher,
Est-ce là l’explication de ces couleurs chamarrées ?

Mais qui est-il cet être anachronique,
Dont humblement je dresse la chronique ?
Son nez aquilin, sous un regard candide,
N’a pas les proportions d’une caryatide.

Pourtant il est plaisant de le laisser conter,
Les drames indolents de ses vertes années,
Où un certain Akbar, poésie personnifiée,
Lui confisque sa viande au nom d’un texte sacré.

Le dit de Léo

Michel. Ce nom, à mes oreilles,
Sonne comme un doux parfum,
Teinté de safran et de miel.
Tes yeux, Michel, de cette lueur éternelle,
Transpercent mon âme, virile et belle.

Ce n’est qu’en te voyant ce soir, Michel
Que mon cœur, soumis à toi, pauvre hère,
Ne saurait se remettre d’une telle perfection,
Dieu lui-même, en son Assomption,
N’aurait eu pour idée pareille illusion.

Cette perfection transpire de ton être, Michel,
Il transpire, il déborde, il suinte,
Tel Pâris dans la couche d’Hélène,
Susurrant à son oreille la terrible vérité :
Je t’aime.

Entends ce cri, Michel, cette douleur, ce maux,
D’un petit ptérodactyle pris en défaut :
Défaut d’être, défaut d’exister, défaut d’aimer, je ne sais.

Dès lors, Michel, c’est dans cette festive soirée,
Lorgnée d’âmes bien faites,
Qu’autour de nous, se dessinera notre destin, funeste,
Qui, je l’espère, sera longtemps mêlé au tien, Michel.

Le dit de Selim

Dans ma Vendée profonde, ma foi riche d’histoire, les événements comme celui-ci se font rares. Avant de me jeter la fronde, je tiens à vous préciser que parfois les mots s’envolent. Ce soir est un de ces moments où, intimidé et effrayé je tente en vain de trouver une cachette. Et malgré un nombre incalculable de pirouettes, je vais devoir affronter cette peur qui m’accable. « Allez mon vieux, lance toi, c’est le moment de crier haut et fort à quel point ta nouvelle vie te plaît, à quel point tu aimes et t’émerveilles ! » Il est marrant lui, il croit que c’est fréquent dans ma province que de s’adonner à cette pratique, entouré de paysans et de chasseurs qui écoutent Renaud jusqu’à l’aube ?

Maintenant que je suis devant un public d’amateurs, mes jambes se dérobent, je ne veux pas décevoir, ma place au sein de la capitale en dépend. Je ne peux décevoir Michel qui nous apparaît ma foi comme un guide. Je ne peux décevoir aucun de vous sous peine d’être un paria et de marcher seul dans les rues de Paris.

Vous êtes mon Paris à moi, tout ce petit monde qui m’entoure. Il y a quelqu’un autour de cette table qui se sentira encore davantage visée, tant je lui ai répété cette phrase des millions de fois. Seulement je parle d’un tout, je parle de l’univers que vous avez créé et qui me donne envie de continuer la prépa toute ma vie.

Ce n’est que le début, il s’en passera des choses et d’ailleurs il s’en est déjà passé un certain nombre. Mais nous ne sommes pas au bout de nos surprises. Rivarol a dit : « On ne va jamais aussi loin que lorsque l’on ne sait pas où l’on va. »

Avant toute chose, merci pour votre disponibilité. Merci encore pour votre compagnie, tout simplement, et pour tout ce que celle-ci apporte : de la culture, du rire et de la grande gastronomie (il est vrai que pour votre part, cette condition n’est pas vérifiée mais elle le sera la prochaine fois, pour sûr). Et bien sur, merci d’héberger notre cher Eliot (ou Spirou) qui est pour nous un ami très cher. Continuez à prendre soin l’un de l’autre. Et tout le monde sera heureux, aussi heureux que hier soir.

Merci, et à très vite j’ose espérer.

Le dit de Farah

L’amitié ce n’est pas qu’un paysage !
Mais seulement le début d’un long voyage,
Une chevauchée par-delà les nuages.
Scindée par de fabuleux mirages.
L’amitié c’est la sincérité des êtres
Une palette nimbée par l’essence de la planète.
L’amitié c’est un acquiescement de tête
Un assentiment de deux cœurs perdus éperdus,
Un balbutiement dans l’immensité s’offrant à la nue.
Une bouée lorsque l’on sombre
Un coup de soleil dans les pensées catacombes
De rester lorsque la vie s’effondre…
C’est aussi un secret à partager.
Un souffle salvateur sur l’esprit préoccupé.
L’osmose bienfaitrice d’où émane le paradis
Vivre dans la solitude
C’est vivre des instants rudes
Subir la triste habitude
C’est vivre sans certitudes
Ce genre d’existence est glacial
Dans notre vie pas de rivale
Juste une grosse défaite
Suite à une lourde tempête
Il faut donc prendre le train de l’avenir
Accrocher les wagons du plaisir
À nouveau créer des liens
Pour ressentir les effets du bien
Comme des enfant, nous voilà aujourd’hui réunis
Autour de toi, notre nouvel ami dont Spirou nous a vanté les fantaisies
Tout là-haut l’étoile du soir
Trace le chemin de l’espoir
Il faut savoir ouvrir son cœur
Pour laisser entrer le bonheur
L’innocence de nos sourires
Sont les briques de notre empire
Mains dans la main, joyeusement
Nous, nous combattrons le temps
Notre rictus devient grand
Nous ne sommes plus des enfants
Et mon sourire s’élargit
Maturité, nous voici.

Le dit de Marie

C’est en tant qu’amatrice de la rime que je vous voue ces quelques vers
Michel, Akbar ou Miklos, comment désigner l’écrivain transcendant que vous êtes ?
L’histoire commença par un poème en –oir, où votre plume malicieuse nous transperça.
Au cœur de nos discussions, vos talents de poète suscitaient notre vénération,
Et c’est alors que naquit une envie fulgurante de faire votre rencontre,
Afin de vous avouer notre sincère admiration.
Toujours à l’affût de nouveaux articles sur votre site,
Et réfléchissant alors jour et nuit au moment propice pour vous convier,
Vous animiez nos conversations jusqu’à l’arrivée de ce jour tant convoité.
Je ne peux terminer ce discours sans glisser un mot sur Spirou.
Prenez soin de lui, c’est un petit ange qui vous admire beaucoup.
Je n’ajouterai qu’une chose :
Mille mercis pour votre disponibilité
Ainsi que pour ce festin partagé.

Le dit de Théa

Vous mes amours, mes amis.

Il y a deux mois de ça,
Je me morfondais chez moi
Quel grand dilemme vivais-je alors ;
Partir à Paris, fournir de nouveaux efforts ?

Je me suis finalement résolu à de douloureux adieux
Et appelé de tous mes vœux
Que la vie dans la capitale me soit agréable
Et que je rencontre des personnes incroyables.

Quelle fut ma surprise lorsque je fis votre connaissance
Tous autant que vous êtes, je sais ma chance
Ce sont de belles années qui nous attendent à Turgot
Et j’ose espérer que ce ne soient pas que des mots.

Sur notre deuxième rangée, nous continuerons de nous installer
Des cris de Ptérodactyle, Léo continuera de pousser
Des grands discours Camille continuera d’énoncer
Juju, grâce à Marie, ne quittera pas nos pensées
Grâce à Farah il en sera de même pour « yéyé »
Paul-Édouard nous enchantera avec des expressions qui, depuis longtemps, ne sont plus usitées,
Selim, avec sa guitare continuera de nous émerveiller
Et Eliot avec ses airs de dandy anglais continuera de nous charmer.

Sous couvert de Spirou il enjolivera encore, on l’espère, le blog d’Akbar
Qui à notre plus grande joie partage notre repas ce soir.

Le dit de Camille

Paris, c’est la carte postale dont j’avais tant rêvé, Paris c’était le 13 juin dernier, et la carte s’est animée.

En fait, Paris c’est un peu cette citation d’Oscar Wilde, « Tout comme la poésie, la sculpture ou la peinture, la vie a ses chefs-d’œuvre précieux. »

Paris, c’était le 4 Septembre dernier. Je rencontrais enfin les figurants qui allaient changer ma vie. Ce soir, je voulais vous dire que vous êtes la plus belle carte postale de Paris. Vous tous au milieu de ces décors improbables, au milieu de tant d’histoire.

Il y a eu Paris au lever du soleil, et Paris la nuit. Il y a eu les étoiles qui brillaient au-dessus des quais de Seine. Il y a eu des airs de guitare et puis des paroles de chansons. Il y a eu les pavés mouillés le Samedi matin, il y a eu les footings dans les parcs. En fait, durant ces deux mois, il y a déjà eu tellement de choses que je ne puis tout raconter.

Et maintenant, au milieu de toutes ces merveilles qui habitent Paris, il y a vous, Akbar.


Les Spirou’s Fab Eight Preps et Akbar, authentiquement photographiés :
Marie, Farah, Camille, Paul-Édouard, Léo, Michel, Eliot, Théa, Selim.
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Jeff et Akbar sont les personnages d’une série de bandes dessinées de Matt Groening, qui est aussi le père de la fameuse – et infâme – famille Simpson.

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