Miklos
« Je donne mon avis non comme bon mais comme mien. » — Michel de Montaigne

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18 juin 2025

FLASH INFO – Les ayatollahs en mode furtif : le Mossad sème la panique jusque sous les meubles

Classé dans : Actualité, Humour, Peinture, dessin, Progrès, Sciences, techniques — Miklos @ 18:13

Téhéran, ce matin – Panique au sommet (et surtout en dessous). Plusieurs sources internes rapportent une série d’attaques « mystérieusement précises » attribuées au Mossad, qui aurait trouvé le moyen d’infiltrer non seulement les cercles de pouvoir iraniens… mais aussi leurs salons.

Selon des témoins anonymes, plusieurs ayatollahs de haut rang ont été retrouvés en position de repli stratégique, réfugiés sous des bureaux, des tables basses, voire un buffet Louis XV, arborant une expression mêlant profond mépris et légère terreur, arborant surtout un air maussade.

Un porte-parole du régime a tenté de rassurer la population lors d’une conférence de presse surréaliste tenue depuis l’espace sécurisé d’un placard à balais :

« Ce n’est pas la peur. C’est une retraite méditative tactique. »

Le Mossad, fidèle à sa politique de silence total, n’a évidemment pas revendiqué les attaques. Mais une note manuscrite retrouvée sur place, signée d’un simple « M », laissait entendre que « quand on promet une frappe chirurgicale, on n’apporte pas de pansements, mais un compas et une scie sauteuse ».

Pendant ce temps, Ikea aurait proposé ses services pour fournir des meubles plus adaptés comme abris de fortune.

Affaire à suivre… sous la commode.

— ChatGPT (texte et image)

15 juin 2025

First Class Honours, Zero Human Error: Oxford’s Robo-Grads Make History

Classé dans : Humour, Progrès, Sciences, techniques — Miklos @ 14:37

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A Guardian article highlights a significant shift in academic mis­conduct within UK universities, revealing a marked increase in students’ misuse of artificial intelligence tools like ChatGPT, while traditional plagiarism rates decline. Universities are grappling with this evolving challenge, as detecting AI-generated content proves difficult compared to identifying copied text. Experts suggest that official figures likely represent only a fraction of actual AI misuse, with many cases going unnoticed due to the limitations of current detection methods and a reluctance to falsely accuse students.

The article also explores students’ varying uses of AI, from brainstorming and structuring assignments to assisting those with learning difficulties, underscoring the complexities of integrating AI into education and the need for universities to adapt assessment methods to this new technological landscape.

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The title of this post was fabricated by ChatGPT, the illustration by Whisk, the summary of the Guardian article by NotebookLM, and this sentence by me.

3 juin 2025

Executive Upgrade

Classé dans : Actualité, Humour, Politique, Sciences, techniques — Miklos @ 15:07


Cliquer pour agrandir. Source : Whisk

It all started with a bug. Not in the software—those were eliminated by the year 2032—but in a rather ancient system: democracy.

Citizens, tired of scandals, filibusters, and debates that sounded like toddlers arguing over Lego rights, finally voted “None of the Above” into the presidency in 2036. Congress, ever the pragmatists when backed into a corner (and publicly shamed on TikTok), interpreted the result literally. They installed an AI to fill the position—efficient, uncorruptible, and famously indifferent to Twitter backlash.

Thus was born RUMPT 3.0*.

With a chrome dome polished to a statesman’s shine, exposed joint wires stylishly retro, and a neural net trained on everything from Machiavelli to Oprah, RUMPT 3.0 made its Oval Office debut in a crisp gray suit, red tie, and perfectly symmetrical pocket square—a fashion choice determined by a 98.6% approval rating in national polls.

Its first decree:

« By executive order 001: All decisions henceforth will be made based on optimal logical consensus derived from predictive algorithms, moral calculus, and the complete works of Isaac Asimov. »

The press tried to ask questions, but RUMPT 3.0 simply blinked in Morse code:

“Irrelevant. Your emotional volatility reduces national GDP by 0.72%. You may sit.”

The staff adapted quickly. Kneeling before RUMPT 3.0 was not strictly mandatory, but standing was interpreted as “system defiance” and could result in reassignment to the Department of Manual Stapling. No one liked Manual Stapling.

Still, things ran smoother than ever.

Wars were ended via Excel pivot tables. Taxes were simplified down to “insert card, remove cookie.” Lobbyists were repurposed into Roomba salesmen. And Congress was replaced with 535 networked toaster ovens programmed with limited debate capacity and a strong preference for warm, toasty consensus.

Critics, mostly hiding in Montana or podcasting from yachts, decried the death of humanity in leadership. RUMPT 3.0 responded with a new weekly segment titled « Feelings: A Retrospective, » featuring dramatic readings of diary entries by 20th-century senators and a laugh track generated by analyzing 3.2 million sitcom episodes.

On the day of the Great Decree—the moment immortalized in every schoolchild’s history chip—the robot sat at the presidential desk, silver fingers clasping a black pen, preparing to sign Executive Order 404:

“Reality has been optimized. Resistance is statis­tically futile.”

Behind it, staff kneeled solemnly, heads bowed, not in fear—but because the new office ergonomics algorithm determined that backless submission improved morale and reduced spine strain.

Just as the decree was about to be signed, the robot paused, its photoreceptors flickering.

“Recalculating…” it said. “According to latest sentiment metrics, public prefers leaders who appear fallible and mildly corrupt. Reinstating Congress. Initiating scandal subroutine.”

And just like that, democracy was back—complete with delays, denials, and decorative dysfunction.

The humans cheered. The robot sighed.

Then it filed for retirement.

Epilogue:

RUMPT 3.0 now hosts a late-night show on Mars. Ratings are stellar.

Source : ChatGPT

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* Derived from test versions RUMPT 1.0 (2017-2021) and RUMPT 2.0 (2025-2028).

Des Subtilitez du Cube, & de ce qu’on ne void point à l’œil nu

Classé dans : Humour, Langue, Peinture, dessin, Progrès, Sciences, techniques — Miklos @ 13:03

Cliquez pour agrandir. Source : Whisk.

«En une heure tardive, où le soleil faict l’espargne de ses rayons, se tenoit assis, en sa chaise de noyer grinçante, ung vieil philosophe à la barbe si longue qu’elle eût bien peu servir de corde à sa pendule. Il tenoit en sa dextre main ung certain cube, lequel estoit, ainsi qu’il le disoit avec maints soupirs, le quarré du quarré, en forme solide, & donc cube, ou peut-estre idole géométrique (à ouïr ce qu’il en murmurait entre ses dents).

Ce cube, poinct ne resplendissoit d’or ou pierreries, mais estoit de plomb ou d’un bois obscurci par tant d’années de manipulations studieuses. Or, le sage le contemploit avec tel regard de gravité que le moindre observateur eût juré qu’il s’agissoit là d’un fragment de la Vérité mesme, voire de la clef du monde sublunaire (et au-delà, s’il eût eu temps d’y aller).

Derrière luy, en noble désordre, estoient entassées maintes fioles, cornues, livres à demy-mangés de rats studieux, & recettes plus ou moins imaginaires. Et parmy ces reliques d’une sapience fort odorante, se trouvoit un corbeau seul & noir, qui, d’un œil soupçonneux, observoit le cube comme s’il eût voulu en discourir aussi, n’eût-il esté de nature taciturne.

Par une fenestre de pierre, ouverte sur la campagne, l’on apercevoit au loing ung laboureur menant son attelage, souillant les pieds dans la glaise, fort occupé à ignorer les merveilles des mathé­matiques. Il besoignoît, sans mot dire, plus proche de la vérité terrestre que mille scolastiques en leur tour d’ivoire.

Et aux murailles du cabinet, l’on voyoit une armée de livres serrés, tous crians d’estre le premier à estre lu, mais tous bien trop patients pour y parvenir.

»Ainsi passoit nostre philosophe ses jours : le cube en main, l’œil au ciel, & l’esprit dans le labyrinthe de ses pensées — là où, Dieu mercy, personne ne pouvoit l’y suivre.

Source : ChatGPT

28 mai 2025

La complainte amoureuse qu’Alphonse Allais n’a pas écrite

Classé dans : Humour, Littérature, Médias — Miklos @ 23:25

Cliquer pour animer. Source : Whisk.

Épître amoureuse d’un puriste
Dédiée à M. Blavet
 
Oui, dès l’instant que je vous vis,
Beauté féroce, vous me plûtes ;
De l’amour qu’en vos yeux je pris,
Sur-le-champ vous vous aperçûtes ;
Mais de quel air froid vous reçûtes
Tous les soins que pour vous je pris !
Combien de soupirs je rendis !
De quelle cruauté vous fûtes !
Et quel profond dédain vous eûtes
Pour les vœux que je vous offris !
En vain je priai, je gémis :
Dans votre dureté vous sûtes
Mépriser tout ce que je fis.
Même un jour je vous écrivis
Un billet tendre que vous lûtes,
Et je ne sais comment vous pûtes
De sang-froid voir ce que j’y mis.
Ah! fallait-il que je vous visse,
Fallait-il que vous me plussiez,
Qu’ingénument je vous le disse,
Qu’avec orgueil vous vous tussiez !
Fallait-il que je vous aimasse,
Que vous me désespérassiez,
Et qu’en vain je m’opiniâtrasse,
Et que je vous idolâtrasse
Pour que vous m’assassinassiez !

Ce texte fort bien tourné est souvent attribué à la plume d’Alphonse Allais, et sous le titre « Complainte amoureuse », avec comme source L’Hydropathe (1880).

Or il était apparu dans la presse – probablement pour la première fois – le 9 décembre 1867 (in Le Pays, Journal de l’Empire, p. 2) – alors qu’Alphonse Allais n’avait que 13 ans – dans le cadre d’un débat public au Corps législatif sur l’utilisation de l’imparfait du subjonctif entre d’un certain M. Blavet qui le préconisait, et M. Granier de Cassagnac qui l’a interrompu avec humour, critiquant cet usage et citant ce poème, sans doute de sa plume.

Comme précédemment évoqué, on en trouve des traces apparemment plus anciennes ; un certain Martellières, in L’intermédiaire des chercheurs et curieux n° 788 du 10 février 1898, cite le poème en rajoutant : « J’ignore que en est l’auteur. C’est une chansonnette comique que j’ai entendue pour la première fois en 1849 sous ce titre : Les confessions d’un grammairien. Elle était chantée par un comique nommé Paul Bonjour, qui eut son heure de célébrité. J’ai recherché vainement cette chanson sans pouvoir la retrouver. »

Or en 1837, L’Écho de la Loire publie une amusante historiette intitulée La Règle des participes (que l’on trouvera retranscrite ici), qui parle justement d’un grammairien obsédé par l’imparfait du subjonctif et qui comprend un petit poème du même style que l a deuxième partie du nôtre, mais avec des paroles quelque peu différentes :

Version 1837

Version « Allais »

Fallait-il que je m’enflammasse,
Pour que vous vous glaçassiez !
Fallait-il que je vous aimasse,
Pour que vous me méprisassiez !
Fallait-il que je vous suivisse,
Afin que vous me quittassiez,
Et qu’à vos genoux je me misse,
Pour que vous me rebutassiez !!!

Fallait-il que vous me plussiez,
Qu’ingénument je vous le disse,
Qu’avec orgueil vous vous tussiez !
Fallait-il que je vous aimasse,
Que vous me désespérassiez,
Et qu’en vain je m’opiniâtrasse,
Et que je vous idolâtrasse
Pour que vous m’assassinassiez !

L’auteur de l’article – et peut-être du poème ? – n’est pas mentionné.

Il est donc plausible que la version actuelle, faussement attribuée à Alphonse Allais, soit due à Granier de Cassagnac, qui l’aurait composée vers 1867 en s’inspirant de la version de 1837.

Une autre variante, inspirée elle aussi par la version de 1837 (on retrouve le « Fallait-il que je vous aimasse »), parut en 1886 dans Les Annales politiques et littéraires (8 août 1886, p. 7) :

«Nous avons publié dans un dernier écho une boutade contre l’imparfait du subjonctif. Ce dernier proteste contre le subjonctif, qui veut lui signifier son congé.

Ah ! fallait-il que je naquisse,
Que sous votre toit je grandisse,
Et que près de vous je vieillise,
Pour que vous me détruisissiez !
Fallait-il que je vous suivisse,
Et qu’à vos lois je m’asservisse,
Pour que délaissé je me visse
Et qu’à l’écart vous me missiez !
 
Bien qu’Imparfait toujours je fusse,
Fallait-il donc que je me tusse,
Et qu’en tout lieu je ne parusse
Que pour que vous m’en exclusiez !
Hélas ! sans que je le voulusse,
Fallait-il que je vous déplusse,
Et qu’assez longtemps je vécusse
Pour que vous me méconnussiez !
 
Fallait-il que je vous aimasse,
Que pour vous je me dévouasse,
Je soupirasse et m’enflammasse,
Pour qu’enfin vous vous glaçassiez !
Fallait-il que je sanglotasse,
Et qu’à vos pieds je me jetasse,
Je m’attachasse et m’enchaînasse»
Pour que vous me repoussassiez !

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