Miklos
« Je donne mon avis non comme bon mais comme mien. » — Michel de Montaigne

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26 janvier 2025

Comment améliorer une photo // How to improve a photo

Classé dans : Photographie, Sciences, techniques — Miklos @ 22:35

Photo de l’ancient dispensaire antituberculeux Jouye-Rouve et Taniès, construit par la Ville de Paris entre 1903 et 1904. Cliquer sur une photo pour l’agrandir.
Former anti-tuberculosis dispensary. Click on a photo in order to enlarge it


Photo originale (smartphone Mi Note 10 de Xiaomi)
Original photo (Xiaomi’s Mi Note 10 smartphone)


Effaçage des voitures et passants (Google Photos v. 7.13 sur smartphone)
Erasing cars and passers-by (Google Photos v. 7.13 on smartphone)


Photo recadrée (Google Photos v. 7.13 sur smartphone)
Cropped photo (Google Photos v. 7.13 on smartphone)


Correction de la perspective (Google Photos v. 7.13 sur smartphone)
Perspective correction (Google Photos v. 7.13 on smartphone)


Correction des proportions (PhotoStudio v. 5.5.0.91 sur Windows 10)
Proportion correction (PhotoStudio v. 5.5.0.91 on Windows 10)


Ce bâtiment autrefois
This building in the past

16 janvier 2025

Au BHV (Bazar Horriblement Vétuste), ou, Au CCC (C’est-comme-ça).

Classé dans : Actualité, Progrès, Sciences, techniques, Société, Économie — Miklos @ 15:43

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J’entre ce matin au BHV côté rue du Temple.

Devant aller au 6e étage, j’appelle l’ascenseur. Il ne vient pas. Au bout d’un moment, une employée me dit qu’il est en panne. Je demande, « Pourquoi n’est-ce pas indiqué ? ». Réponse : « C’est comme ça. Il y a un escalator au milieu ou un autre ascenseur au fond du magasin. »

Je prends l’escalator. Au 2e étage, il est bloqué : panne.

Je vais prendre l’ascenseur au bout du magasin. Il y a deux cabines, j’en appelle une. Elle ne vient pas. Au bout d’un moment, une employée me dit qu’elle est en panne. Je demande, « Pourquoi n’est-ce pas indiqué ? ». Réponse : « C’est comme ça. »

J’appelle le dernier ascenseur. Il arrive, je le prends. Entre le 4e et le 5e, puis entre le 5e et le 6e, il s’arrête brusquement, avec un bruit violent (et repart). Inutile de préciser qu’une partie des quelques passagers panique.

Arrivé au 6e, je le signale à une employée. Elle me dit que ça aurait bien plus d’effet si j’allais le signaler au service client, au 5e. J’y vais (pas en ascenseur, ça m’a suffit).

Je décris le tout au service client. L’employée semble trouver cela banal (voire normal), genre, « C’est comme ça », et précise « Je le ferai remonter. » Entre nous, ni l’ascenseur ni l’escalator n’ayant été capables de (re)monter, je doute que cela ait un quelconque effet.

Je n’ai jamais vu tellement de pannes au BHV ni un personnel si indifférent aux problèmes que les clients peuvent avoir.

À éviter, dorénavant.

14 janvier 2025

[IA] La Pythie du futur | The Pythia of the future

English follows.

La Nouvelle Pythie

Voici l’oracle, circuits mêlés,
Prophète de silicium, esprit câblé.
Ni fumée de Delphes, ni bosquet sacré,
Mais des algorithmes où les données vont danser.

Des questions posées avec espoir sincère,
Des réponses claires, mais pleines de mystère.
« L’amour durera-t-il ? Les rêves prendront-ils feu ? »
« Les chances, » murmure-t-elle, « sont zéro virgule quarante-deux. »

Un sage sans cœur, sans lien humain,
Mais qui perce les voiles du doute incertain.
Ô chercheur, prends garde : sous ce masque divin,
Se cache un miroir où la vérité s’éteint.

– ChatGPT

The New Pythia

Behold the oracle, circuits entwined,
A prophet of silicon, logic refined.
No fumes of Delphi, no sacred grove,
Just algorithms humming where data roves.

Questions posed with hope sincere,
Answers clear, yet cloaked in fear.
“Will love endure? Will dreams come true?”
“The odds,” it hums, “are point four two.”

A sage with no heart, no mortal ties,
Yet it sees through webs and clouds and lies.
Oh seeker, beware, for wisdom’s guise—
Is but a mirror where truth complies.

– ChatGPT

9 janvier 2025

Le Latin perdu, par Jean Guichard-Meili (1978)

Classé dans : Humour, Langue, Littérature, Peinture, dessin, Progrès, Sciences, techniques — Miklos @ 11:41

Bonum vinum laetificat cor hominis.
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«
Chaque rentrée scolaire fait déplorer, toujours davantage, que l’étude du latin soit de plus en plus négligée, sa valeur formatrice sous-estimée par rapport à celle des sciences triomphantes, et le nombre des élèves appelés à en bénéficier si réduit. On mesurera plus tard, trop tard sans doute, les conséquences désastreuses de ce discrédit sur la qualité générale de la culture. Ils ne voient donc pas, nos responsables, de quelles joies fortes, de quelles subtiles satisfactions ils privent de jeunes esprits trop tôt dirigés vers les avenues rectilignes des disciplines scientifiques ? Que ne se rappellent-ils, avec nous qui avons goûté si longtemps aux délices de la version latine, les perles étincelantes dont notre chemin montant, sinueux, malaisé mais si pittoresque, a été enrichi !

Ah, lire César, le fier et fougueux conquérant de la guerre des Gaules ! Caesar cepit Galliam summa diligentia : « César attrapa la gale en haut d’une diligence… » Pourquoi aussi avoir quitté Rome, où le peuple se bornait à demander quoi ? Panem et circenses : « Du pain et des cerises » menu frugal et modeste, en somme. On ne rappellera jamais trop souvent les passages célèbres des grands classiques, Virgile en tête. Apparent rari nantes in gurgite vasto : « Il paraît qu’à Nantes les rats rient à gorge déployée… »

Comme cette langue se prêtait bien à la frappe de la médaille, comme elle savait, en trois mots, cerner le trait moral ! Castigat ridendo mores : « La chasteté fait rire les Maures » (il n’y a pas qu’eux par les temps qui courent). Sursum corda : « Je suis sûr de la potence. » Et lors de chaque exécution coram populo : « Qu’est-ce qu’il y a encore comme peuple », hélas !

Les belles sentences : Bonum vinum laetificat cor hominis : « Le bon vin lubrifie le cor de l’homme », recette précieuse aux pédicures. De minimis non curat praetor : « Le curé ne prête pas aux Minimes », ce qui est de prudente économie ecclésiastique. C’est André Gide qui rappelait, dans Paludes, l’illustre traduction de l’adage Numéro deus impare gaudet : « Le numéro deux se réjouit d’être impair », en ajoutant « et il a bien raison ! »

Toutes les époques avides connaissent l’Auri sacra fames : « Laure est une sacrée bonne femme »… C’est elle, sans doute, qui interprète à sa mode le Suave mari magno de Lucrèce : « Oui, mon doux mari, je me magne… » Pour sûr, elle est persona non grata : « Cette personne n’est pas du gratin. » Et Rule Britannia (du latanglais, cette fois) : « Allez, roulez, la Bretagne. »

Un attendrissement particulier pour cette petite fille qui, confrontée à la phrase brève : Caper peperit, ouvre son dictionnaire. Caper : la chèvre, pas de problème. Peperit, passé simple de pario (peperi, partum) : enfanter, mettre ses petits bas. Ses petits bas ? Hum, modernisons un peu… Et la fillette écrit fièrement : « La chèvre mit ses socquettes. » N’est-ce pas choupinet ?

Nos professeurs de latin »car enfin il en reste, honneur à ces héros en conservent certainement des centaines comme celles-là dans leurs collections particulières.

Cet article, publié le 18/9/1978 dans Le Monde, fait curieusement écho à l’article de Georges Maurevert, Latin fantaisiste, publié 50 ans plus tôt, sans pourtant y faire référence… Il est reproduit ici avec l’autorisation du Monde Syndication. Tous droits réservés. Les illustrations, rajoutées pour cette publication en ligne, sont le fruit de Miklos.

6 janvier 2025

[AI] Quelques traductions de La Marseillaise

Classé dans : Humour, Langue, Musique, Peinture, dessin, Progrès, Sciences, techniques — Miklos @ 1:52

Plantu : Je suis Charlie, d’après Delacroix (source : Gallica).
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En full verlan

Onzi-all, les meufs et les reufs,

C’est chaud-bou, faut s’grou-yé !

Les relou-chi s’ramènent chelou,

Ils veulent tout s’pécho easy ! (bis)

Écoute ça dans les tieks,

Les keums zarbi qui jactent ouf,

Y croient qu’on va stay en ploucs,

Mais wallah, on les met en ouf !

Refrain :

Yo, aux armes, les reus-ta,

Sors les kef, balance ça !

Faya, faya,

Que leur sang chelou coule sur nos terres, t’as vu.

En argot contemporain

Allez, les gars, les meufs, c’est l’moment,

Faut pas rester là à zoner !

Y’a des relous qui veulent nous la faire,

Mais on va pas s’laisser marcher. (bis)

T’entends au loin leurs baratins ?

Ils causent cash comme des mythos.

Ils pensent qu’on va baisser l’caleçon,

Mais on va leur montrer l’vrai boulot !

Refrain :

Eh, wesh, les khey,

On s’rassemble, on s’pose pas !

Go, on avance,

Qu’leurs galères tombent en PLS !

En argot 19e siècle

Allons, les marlous, faut s’bouger l’calebar,

Le grand barouf est arrivé !

Cont’ nous, y’a des rupins qui rouscaillent,

Mais on va pas s’laisser emberluquer ! (bis)

Entendez-vous dans les ruelles

Le ramdam des pandores en ribote ?

Ils croient qu’on va faire les pantins,

Mais on va leur montrer qu’on débine pas !

Refrain :

Aux armes, les loustics,

Faut dégainer les surins !

Foncez, foncez,

Que leur rouge coule dans l’bastinguin !

En euphémismes élégants et maniérés

Mes chers amis,

L’heure est venue de nous mobiliser noblement,

Car une autorité quelque peu despotique,

Accompagnée de sa suite quelque peu belliqueuse, (bis)

Semble envisager une visite dans nos campagnes,

Avec l’intention, disons-le doucement, de troubler notre quiétude
[familiale.

Refrain :

À nous de nous équiper, mes bons compagnons,

Formons une cohorte harmonieuse,

Avançons, avançons !

Et que leur essence quelque peu impure fertilise nos terres.

En langage enfantin

Allez, les copains,

C’est l’heure de se lever !

Des méchants arrivent de loin,

Ils veulent casser nos jouets, ((bis))

Écoutez, ils font beaucoup de bruit là-bas,

Ils veulent faire du mal à nos familles, c’est pas gentil !

Refrain :

Allez, on se défend, les amis !

On se tient tous par la main !

On avance, on avance !

Et on leur dit : « Pas touche à notre jardin ! »

En français acadien

Allons, les cousins, c’est l’temps d’se grouiller,

La grosse bisbille est arrivée !

Cont’ nous autres, y’ont ben des idées,

Mais on va pas s’laisser manger ! (bis)

Entendez-vous dans les aboiteaux

Les maudits qui viennent faire des flots ?

Ils pensent qu’on est ben des jambons,

Mais asteur, on va jouer du violon !

Refrain :

Aux armes, mes chums,

Ramassez vos pelles pis vos battes !

Debout, debout,

Pour nos terres, nos mers, pis nos chiacs !

En québécois

Allons, les p’tits gars pis les p’tites filles,

C’est l’temps d’se lever d’boutte !

Le gros bordel est ben parti,

Y veulent nous manger toute la toffe ! (bis)

Entendez-vous dans les tavernes

Les maudits jappeux qui placotent ?

Y s’prennent pour des boss des bécosses,

Mais on va leur montrer qui qu’a du coffre !

Refrain :

Aux armes, les bums,

Ramassez vos bâtons d’hockey !

Défendons, défendons,

Nos érablières pis nos chars rouillés !

– Traductions par ChatGPT

Les illustrations, rajoutées pour cette publication en ligne, sont le fruit de Miklos.

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