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« Je donne mon avis non comme bon mais comme mien. » — Michel de Montaigne

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27 août 2009

De quelques bibliothèques numériques

Classé dans : Actualité, Livre, Sciences, techniques — Miklos @ 12:58

Quelques grands projets visent à mettre en ligne le patrimoine culturel français, européen ou mondial. Un petit tableau tente de mettre en regard quelques-unes des caractéristiques de quatre d’entre eux (pour autant que l’on puisse comparer). Les chiffres, quand il y en a, sont ceux qui sont affichés ou annoncés sur leurs sites respectifs.

Ces quatre projets n’ont pas été choisis au hasard : ils concernent tous, directement ou non, le patrimoine écrit français et font l’objet de l’intérêt actuel (qui est en général passager…) des médias :

· Gallica, mis en œuvre par la Bibliothèque nationale de France, et qui comprend une partie croissante de ses fonds numérisés ;

· Culture.FR, portail des collections patrimoniales françaises, mis en place par le ministère de la culture et de la communication ; il permet de localiser des documents détenus par les bases qu’il indexe (et donc d’y accéder via ces bases directement), d’une part, et a vocation de fournir les informations qu’il a collectées à Europeana ;

· Europeana, portail de la culture en Europe, projet en cours soutenu par l’Union européenne ; à l’instar du portail français, il est destiné à permettre de localiser des documents détenus par les bases qu’il indexe ;

· Google Books, qui comprend des livres numérisés provenant de grands fonds internationaux (principalement : bibliothèques) ; ce n’est pas un portail : les documents numériques sont stockés dans leur système.

Ce ne sont pas les seuls projets de ce genre : la Bibliothèque numérique mondiale est un projet culturellement et techniquement ambitieux porté par la Bibliothèque du Congrès. Il qui ne semble pas viser, a contrario, une exhaustivité ou une volumétrie aussi importante que ces quatre projets. Il est intéressant de trouver parmi leurs donateurs Google et Microsoft…

On n’insistera jamais trop sur la différence fondamentale – même si elle n’est pas directement visible pour l’utilisateur – entre une bibliothèque numérique au sens strict du terme et un portail : la première détient les documents que son moteur référence : elle peut donc en assurer un référencement, une présentation et un contrôle d’accès uniformes, et, le cas échéant, en indexer aussi les contenus (textuels, mais pourquoi pas image, vidéo ou musique).

Un portail s’apparente à un moteur de recherche : il ne détient pas de documents, mais uniquement les informations concernant des documents – qui peuvent être très sommaires (titre et auteur, par exemple) ou détaillés, allant jusqu’à l’indexation du contenu de ces documents, ce qui nécessite de sa part de les récupérer temporairement pour en extraire ce type d’information (ou, ce qui est moins commun, que le détenteur la lui fournisse). Le contenu n’étant pas stocké « dans » le portail, le lecteur n’est pas assuré d’y avoir toujours accès, même s’il y a trouvé une mention (c’est le même cas pour un moteur de recherche, qui peut répondre à une requête en indiquant un site, mais que, lorsqu’on clique pour y accéder, on s’aperçoit que le site a disparu ou n’est pas accessible ou a changé).

Autre détail qui ne manque pas d’importance, dans le contexte actuel : le fait qu’une bibliothèque numérique (comme Gallica, Google ou la Bibliothèque numérique mondiale) soit accessible sur l’internet n’implique pas forcément que ses documents soient référencés (ou indexés) par tel ou tel moteur de recherche ; et, s’ils le sont, que leur contenu (le texte du livre, par exemple) y soit aussi indexé, en sus des informations les concernant (titre, auteur…). C’est ainsi que les contenus des livres de Google Books sont indexés dans le moteur de recherche de Google – mais pas ailleurs… Ceci a pour conséquence de « forcer » l’internaute qui recherche des ouvrages à aller interroger soit le moteur Google, soit Google Books.

26 août 2009

Alla breve. IX.

Classé dans : Actualité, Alla breve, Musique — Miklos @ 22:59

[66] Après Lenny, Gustavo. Leonard Bernstein avait électrifié les salles de concert et passionné ses auditeurs. Hier, il aurait eu 91 ans. S’il revenait, il constaterait que le public américain a vieilli avec lui et a du mal à se renouveler, les jeunes sollicités de partout ne semblant plus pouvoir se concentrer plus de 15 minutes sans zapper. Il semble enfin avoir trouvé un digne successeur, le jeune (il a 28 ans) chef Gustavo Dudamel. Vénézuelien (à l’instar de sa collègue María Guinand dont nous venons de parler), il a été (entre autres) l’élève de José Antonio Abreu qui vient de décrocher le prestigieux prix Polar Prize 2009 pour El Sistema, un réseau d’éducation musicale qui a donné les moyens à des centaines de milliers de vaincre la pauvreté. Dudamel est solaire, possède une passion joyeuse hors du commun qu’il communique irrésistiblement à ses musiciens dont il exige – et obtient – du sang (voyez – et écoutez – le reportage de l’émission 60 Minutes) puis au public, une énergie infinie qui irradie et illumine les œuvres qu’il dirige. Le mois prochain, il prend ses fonctions de directeur musical de l’un des plus grands ensembles américains, l’orchestre philharmonique de Los Angeles, où il succédera à Esa-Pekka Salonen. Ils espèrent une nouvelle révolution, celle qui fera se précipiter le public vers les salles de concert de musique classique. On est prêt à y croire… (Source)

[67] Ça va aussi décoiffer grave en Angleterre. Le chef d’orchestre et animateur d’émissions classiques à la BBC Charles Hazlewood est convaincu qu’il faut dépoussiérer les concerts de musique classique et libérer le public – il l’a encore récemment écrit – entre autres, en donnant des concerts en plein air, avec des ensembles de qualité. Il prépare un concert en plein air qu’il donnera en fin de semaine avec son orchestre, Excellent Device, qui jouera Les Planètes de Gustav Holst. Selon lui, elles peuvent être aussi explosives qu’un concert des Grateful Dead. Il s’alliera pour le démontrer des musiciens pop – Will Gregory du groupe Goldfrapp et le saxophoniste Jason Yarde, entre autres – qui improviseront simultanément. Le lendemain, ce sera le tour des Quatre Saisons de Vivaldi. (Source)

[68] Improvisation et musique classique ? On n’a pas tendance à associer l’une et l’autre, c’est plutôt du côté du jazz qu’il faudrait se tourner. Et pourtant, les cadences, apparues au début du 18e s., étaient destinées à permettre aux solistes instrumentistes ou chanteurs d’improviser avec l’autorisation explicite du compositeur. Mais la normalisation de l’enseignement musical et l’impératif de fidélité absolue à la partition écrite, puis à de célèbres cadences du passé, ont étouffé pour longtemps cet aspect de l’art de l’interprétation. Mais il se pourrait que cela change. Un article d’Alex Ross discute de ces évolutions, et notamment dans le domaine du bel canto, où le chef d’orchestre Will Crutchfield milite pour la libération de l’improvisation du poids du passé.

[69] Une soliste sourde. Dame Evelyn Glennie est une percussionniste de renom, soliste à plein temps, et en musique classique. Elle est aussi profondément sourde. Elle entend, dit-elle, avec tout son corps, et principalement avec ses pieds, nus lorsqu’elle joue. (Source)

[70] Nouvelle grille à France Musique. À partir de lundi prochain, la grille sera « plus simple, plus centrée sur la musique et riche de mille concerts durant l’année ». La nouvelle directrice adjointe y est peut-être pour quelque chose : Mitsou Carré vient de Radio Classique, connue pour sa programmation… moins classique, dans tous les sens du terme. (Source)

[71] Parlez-moaaa d’amour… On connaît la chanson de Jean Lenoir, qu’on l’ait entendue avec Lucienne Boyer ou avec Dalida. Mais avec Alain Duault ? Si si : c’est le nom de son émission estivale, plus consacrée à la musique du cœur qu’à la musique classique. Vendredi dernier, c’était celui (le cœur) de PPDA.

[72] Comment bien jouer de la musique irlandaise. Un article d’All Things Strings explique aux violonistes ayant une éducation classique le geste instrumental traditionnel nécessaire à l’interprétation authentique de la musique traditionnelle irlandaise, avec des vidéos à l’appui. (Source)

25 août 2009

Alla breve. VIII.

Classé dans : Actualité, Alla breve, Musique — Miklos @ 21:23

[59] Composer de la musique pour film, ça ne fait pas très sérieux. Les compositeurs contemporains de musique classique ne sont pas pris au sérieux par les critiques lorsqu’ils s’attèlent à de telles tâches considérées comme populaires, voire populistes. Il y avait – et il y a – des exceptions notables, de Sergueï Prokofiev à Martin Matalon, ou, dans un autre genre, John Corigliano. Un article de Damian Fowler dans Listen analyse le phénomène. (Source)

[60] Daft Punk est de retour. Le duo (français) de musique électro-techno-rock va composer la musique du prochain film de Disney, Tron Legacy. C’est la célèbre Wendy Carlos (auteur du révolutionnaire Switched-On Bach, imaginez, du Bach au synthé, en 1968 !) qui avait écrit celle du premier Tron (1982). (Source)

[61] Tout Messiaen à l’orgue. Le label BIS vient de publier un coffret de sept disques compacts comprenant cette intégrale avec l’organiste et compositeur Hans-Ola Ericsson aux clavier. Ce coffret, économique, est accompagné d’un livret de 230 pages. (Source)

[62] Prix Helmuth-Rilling à la chef d’orchestre et de chœur vénézuélienne María Guinand. Ce prix, créé cette année, est décerné tous les deux ans par l’Internationale Bachakademie Stuttgart à des personnalités qui se démarquent par leurs qualités artistiques et sociales. Il porte le nom du fondateur de l’institution, organiste et chef d’orchestre de renom, et a été établi à l’occasion de son 75e anniversaire. Le jury comprend le claveciniste néerlandais Ton Koopman, le chef d’orchestre Zubin Mehta, le pianiste et chef d’orchestre Dennis Russel Davies, Helmuth Rilling et Christian Lorenz, directeur de l’institution. Guinand est reconnue comme spécialiste du répertoire choral sud-américain et pédagogue. (Source)

[63] Conservatoires en chantier. Deux bonnes nouvelles pour la pédagogie musicale : on modernise le conservatoire de Boulogne et l’on restructure – et étend – celui de Tarbes.

[64] Honneur pour Neil Young. Bien que le chanteur canadien de folk, country et rock n’ait jamais gagné de prix Grammy, il recevra le titre de « personnalité de l’année » pour son œuvre musicale et philathropique, décerné conjointement par la Recording Academy (qui organise les Grammys) et la fondation MusiCares. (Source)

[65] Décès de Mike Seeger. Le demi-frère du célèbre chanteur (très) engagé Pete Seeger, et lui-même chanteur folk, est décédé à l’âge de 75 ans. (Source)

24 août 2009

Alla breve. VII.

Classé dans : Actualité, Alla breve, Musique — Miklos @ 23:49

[50] Après le Duo des chats, un Concerto pour chat. Nora est un félin âgé de 5 ans, particulièrement doué pour le piano, qu’il a commencé à pratiquer de son propre chef âgé d’un an. Un chef d’orchestre et compositeur lithuanien, Mindaugas Piecaitis, vient d’écrire Catcerto for Nora The Piano Cat, œuvre pour orchestre créée en juin, qui intègre la vidéo de la jeune pianiste. (Source)

[51] Une monumentale histoire brochée de la musique occidentale. Oxford University Press vient de publier la version brochée des cinq volumes de Oxford History of Western Music de Richard Taruskin (2004). Elle n’est pas particulièrement destinée aux professionnels ; au contraire, elle vise à rendre compréhensible au grand public les fruits du savoir le plus pointu. C’est une histoire de la musique, elle présente donc le contexte dans lequel ont émergé les plus grands chefs-d’œuvre de la musique. L’auteur est tout à fait subjectif, ce qui rajoute du piment à l’ouvrage. (Source)

[52] Le futur des enregistrements classiques sera en ligne. Le temps des discographies monstres des grands orchestres (plus de 900 pour le Chicago Symphony Orchestra, par exemple) est révolu. Selon le directeur général du Boston Symphony Orchestra (dont la discographie publiée l’année dernière comptait 350 pages), le futur est la vente en ligne d’enregistrements live. Financièrement, c’est une réussite. L’article décrit la situation chez les principales formations.

[53] Regain d’intérêt pour la musique carnatique. Ce genre de musique classique indienne recommence à attirer le public de tout âge. Ce phénomène serait dû non seulement aux concerts en plein air dans les grandes villes, mais aussi à l’évolution du répertoire sous l’influence d’éminents interprètes qui la rendent plus contemporaine et pertinente. Entretien avec Aruna Sairam.

[54] Marathon de musique du 21e siècle. Marvin Rosen, éditeur et présentateur d’une émission radio de découverte de la musique classique, Classical Discoveries, affirme qu’il n’est pas nécessaire d’avoir une « oreille » particulièrement macho pour apprécier la musique contemporaine. Il suffit d’avoir l’esprit ouvert. Il présentera en septembre une émission spéciale, Viva 21st Century – American Edition, qui durera 24 heures et sera consacrée entièrement à la musique américaine du 21e siècle. Entretien.

[55] Un festival de musique contemporaine en Alaska. Jocelyn Clark y organise, chaque année, le CrossSound Festival, qui réunit musiques occidentales, orientales et américaines. La 10e édition débute le 28 août et comprend des créations de Hwang-Long Pan et de Stefan Hakenberg, et d’autres œuvres plus « classiques » (Terry Riley, George Crumb, Astor Piazzolla, etc.). (Source)

[56] Un genre d’opéra contemporain peu risqué financièrement. Le problème, en général, avec les productions d’opéra contemporain, c’est qu’elles sont excessivement coûteuses : la commande, les répétitions en général plus nombreuses que pour le répertoire classique, la difficulté d’en assurer une billetterie rentable… Les salles se mettent donc à un nouveau genre, l’opéra ancien-nouveau : on prend une œuvre classique, par exemple des lieder de Schubert, que l’on met en scène pour une scène d’opéra. C’est le cas pour Actus Tragicus, du metteur en scène et décorateur Herbert Wernicke (décédé subitement en 2002), basée sur des œuvres de Bach (le titre est celui de sa cantate BWV 106). La mise en scène particulièrement originale – allant du banal au bizarre – sera donnée les 4 et 5 septembre au Festival d’Edimbourg. (Source)

[57] Un autre genre d’opéra contemporain. La petite compagnie américaine Bluegrass Opera se consacre principalement à la création d’opéras relativement courts, à l’instar de Quantum Mechanic de John Bilotta (10-15 minutes) et de Chicken Little : The Sky is Falling de Gladys Smuckler Moskowitz (45 minutes). (Source)

[58] Riccardo Muti dirigera le Teatro dell’Opera di Roma. Après avoir accepté l’année dernière le poste de directeur musical du Chicago Symphony Orchestra à partir de 2010, il rejoint simultanément l’opéra de Rome. (Source)

23 août 2009

Alla breve. VI.

Classé dans : Actualité, Alla breve, Musique — Miklos @ 23:18

[43] Une brillante idée : des tonnes de musique classique pour pas cher. Le label Brillant Classics, créé par un mélomane néerlandais, propose des coffrets de CD boostés aux stéroïdes (170 CD pour l’intégrale Mozart, 100 pour Beethoven…) à des prix défiant toute concurrence, et comprenant des enregistrements de qualité. (Source)

[44] Le folk-rock-pop et le téléphone à l’aide du classique. Le chanteur James Taylor (parmi ses tubes : Sweet Baby James) vient de faire un don de 500.000$ à l’orchestre symphonique de Boston, sa ville natale, avec lequel il s’est associé cet été dans une série de concerts et de master classes. Ce n’est pas son premier don à cet orchestre, dont sa femme était directrice des relations publiques. Le couple se dit inquiet de la chute des soutiens à la musique classique. De son côté, le telco Verizon vient de donner 25.000$ à la célèbre Brooklyn Academy of Music ; ce n’est pas leur seul don de l’année – ils s’élèvent, tous domaines confondus, à plus de 68 millions de dollars. (Source)

[45] Musique classique contre street art. Une ville britannique diffuse de la musique classique – du Mahler – dans un tunnel piéton public pour y créer une atmosphère détendue. Il paraît que cela a eu pour effet d’y réduire sensiblement l’apparition de nouveaux graffiti. Un site français (pourtant enregistré à Tourcoing et pas à Marseille), qui a repris l’information, l’a sérieusement enjolivée : Mozart se rajoute à Mahler, et le métro et les rues commerçantes au dit tunnel. Petit détail : il n’y a pas de métro dans cette ville. (Source)

[46] Entretien avec Aldo Ciccolini. À 84 ans, ce géant du piano continue ses tournées, sans lassitude et avec le même niveau d’exigence personnelle : ce serviteur de la musique, tel qu’il se définit, aime jouer pour le public. Et il plaide pour préserver la place du « livre, [de] la musique, [de] la peinture ou [de] la sculpture » face aux passe-temps. Entretien.

[47] Mort de la pianiste Anna Song. Le premier roman de Minh Tran Huy, rédactrice en chef adjointe du Magazine littéraire, La Double vie d’Anna Song, est inspiré par la vie (réelle) de Joyce Hatto, la pianiste aux nombreux (faux) enregistrements. Dans ce roman, elle meurt à la première page. Entretien avec l’auteure.

[48] Couacs dans le sud-ouest. Le site du quotidien régional Sud Ouest rapporte la conséquence d’un panaris qui a affecté la main d’une pianiste : changement de programme. Mais est-ce un panaris à la main de la journaliste qui lui a fait systématiquement écrire « Guershwin » au lieu de « Gershwin » ?

[49] Fausses notes au Nouvel Obs. Le magazine en ligne rapporte les résultats d’une expérience intéressante, selon laquelle le cerveau d’un pianiste « sait » d’avance quand il va jouer une fausse note. L’orthographe de l’article est surprenante : « Avant même déjouer une note fausse, le pianiste a détecté l’erreur qu’il allait commettre. Notre étude a montré que cette prédétection d’erreur altère l’exécution : h fausse note est Ugèrement retardée, et elle est jouée moins fort que ks autres, et ce pour la main fautive seukment. Cela signifie que k cerveau détecte une incohérence entre la commande de l’action et la conséquence prévisibk de cette action. » Et le cerveau du journaliste, alors ? Une autre nouvelle de cet article nous informe que l’écoute de la musique classique détruit le mauvais cholestérol. Mais la lecture de l’article a eu pour effet d’annuler cet effet bénéfique.

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