Miklos
« Je donne mon avis non comme bon mais comme mien. » — Michel de Montaigne

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9 janvier 2025

Le Latin perdu, par Jean Guichard-Meili (1978)

Classé dans : Humour, Langue, Littérature, Peinture, dessin, Progrès, Sciences, techniques — Miklos @ 11:41

Bonum vinum laetificat cor hominis.
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«
Chaque rentrée scolaire fait déplorer, toujours davantage, que l’étude du latin soit de plus en plus négligée, sa valeur formatrice sous-estimée par rapport à celle des sciences triomphantes, et le nombre des élèves appelés à en bénéficier si réduit. On mesurera plus tard, trop tard sans doute, les conséquences désastreuses de ce discrédit sur la qualité générale de la culture. Ils ne voient donc pas, nos responsables, de quelles joies fortes, de quelles subtiles satisfactions ils privent de jeunes esprits trop tôt dirigés vers les avenues rectilignes des disciplines scientifiques ? Que ne se rappellent-ils, avec nous qui avons goûté si longtemps aux délices de la version latine, les perles étincelantes dont notre chemin montant, sinueux, malaisé mais si pittoresque, a été enrichi !

Ah, lire César, le fier et fougueux conquérant de la guerre des Gaules ! Caesar cepit Galliam summa diligentia : « César attrapa la gale en haut d’une diligence… » Pourquoi aussi avoir quitté Rome, où le peuple se bornait à demander quoi ? Panem et circenses : « Du pain et des cerises » menu frugal et modeste, en somme. On ne rappellera jamais trop souvent les passages célèbres des grands classiques, Virgile en tête. Apparent rari nantes in gurgite vasto : « Il paraît qu’à Nantes les rats rient à gorge déployée… »

Comme cette langue se prêtait bien à la frappe de la médaille, comme elle savait, en trois mots, cerner le trait moral ! Castigat ridendo mores : « La chasteté fait rire les Maures » (il n’y a pas qu’eux par les temps qui courent). Sursum corda : « Je suis sûr de la potence. » Et lors de chaque exécution coram populo : « Qu’est-ce qu’il y a encore comme peuple », hélas !

Les belles sentences : Bonum vinum laetificat cor hominis : « Le bon vin lubrifie le cor de l’homme », recette précieuse aux pédicures. De minimis non curat praetor : « Le curé ne prête pas aux Minimes », ce qui est de prudente économie ecclésiastique. C’est André Gide qui rappelait, dans Paludes, l’illustre traduction de l’adage Numéro deus impare gaudet : « Le numéro deux se réjouit d’être impair », en ajoutant « et il a bien raison ! »

Toutes les époques avides connaissent l’Auri sacra fames : « Laure est une sacrée bonne femme »… C’est elle, sans doute, qui interprète à sa mode le Suave mari magno de Lucrèce : « Oui, mon doux mari, je me magne… » Pour sûr, elle est persona non grata : « Cette personne n’est pas du gratin. » Et Rule Britannia (du latanglais, cette fois) : « Allez, roulez, la Bretagne. »

Un attendrissement particulier pour cette petite fille qui, confrontée à la phrase brève : Caper peperit, ouvre son dictionnaire. Caper : la chèvre, pas de problème. Peperit, passé simple de pario (peperi, partum) : enfanter, mettre ses petits bas. Ses petits bas ? Hum, modernisons un peu… Et la fillette écrit fièrement : « La chèvre mit ses socquettes. » N’est-ce pas choupinet ?

Nos professeurs de latin »car enfin il en reste, honneur à ces héros en conservent certainement des centaines comme celles-là dans leurs collections particulières.

Cet article, publié le 18/9/1978 dans Le Monde, fait curieusement écho à l’article de Georges Maurevert, Latin fantaisiste, publié 50 ans plus tôt, sans pourtant y faire référence… Il est reproduit ici avec l’autorisation du Monde Syndication. Tous droits réservés. Les illustrations, rajoutées pour cette publication en ligne, sont le fruit de Miklos.

6 janvier 2025

[AI] Quelques traductions de La Marseillaise

Classé dans : Humour, Langue, Musique, Peinture, dessin, Progrès, Sciences, techniques — Miklos @ 1:52

Plantu : Je suis Charlie, d’après Delacroix (source : Gallica).
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En full verlan

Onzi-all, les meufs et les reufs,

C’est chaud-bou, faut s’grou-yé !

Les relou-chi s’ramènent chelou,

Ils veulent tout s’pécho easy ! (bis)

Écoute ça dans les tieks,

Les keums zarbi qui jactent ouf,

Y croient qu’on va stay en ploucs,

Mais wallah, on les met en ouf !

Refrain :

Yo, aux armes, les reus-ta,

Sors les kef, balance ça !

Faya, faya,

Que leur sang chelou coule sur nos terres, t’as vu.

En argot contemporain

Allez, les gars, les meufs, c’est l’moment,

Faut pas rester là à zoner !

Y’a des relous qui veulent nous la faire,

Mais on va pas s’laisser marcher. (bis)

T’entends au loin leurs baratins ?

Ils causent cash comme des mythos.

Ils pensent qu’on va baisser l’caleçon,

Mais on va leur montrer l’vrai boulot !

Refrain :

Eh, wesh, les khey,

On s’rassemble, on s’pose pas !

Go, on avance,

Qu’leurs galères tombent en PLS !

En argot 19e siècle

Allons, les marlous, faut s’bouger l’calebar,

Le grand barouf est arrivé !

Cont’ nous, y’a des rupins qui rouscaillent,

Mais on va pas s’laisser emberluquer ! (bis)

Entendez-vous dans les ruelles

Le ramdam des pandores en ribote ?

Ils croient qu’on va faire les pantins,

Mais on va leur montrer qu’on débine pas !

Refrain :

Aux armes, les loustics,

Faut dégainer les surins !

Foncez, foncez,

Que leur rouge coule dans l’bastinguin !

En euphémismes élégants et maniérés

Mes chers amis,

L’heure est venue de nous mobiliser noblement,

Car une autorité quelque peu despotique,

Accompagnée de sa suite quelque peu belliqueuse, (bis)

Semble envisager une visite dans nos campagnes,

Avec l’intention, disons-le doucement, de troubler notre quiétude
[familiale.

Refrain :

À nous de nous équiper, mes bons compagnons,

Formons une cohorte harmonieuse,

Avançons, avançons !

Et que leur essence quelque peu impure fertilise nos terres.

En langage enfantin

Allez, les copains,

C’est l’heure de se lever !

Des méchants arrivent de loin,

Ils veulent casser nos jouets, ((bis))

Écoutez, ils font beaucoup de bruit là-bas,

Ils veulent faire du mal à nos familles, c’est pas gentil !

Refrain :

Allez, on se défend, les amis !

On se tient tous par la main !

On avance, on avance !

Et on leur dit : « Pas touche à notre jardin ! »

En français acadien

Allons, les cousins, c’est l’temps d’se grouiller,

La grosse bisbille est arrivée !

Cont’ nous autres, y’ont ben des idées,

Mais on va pas s’laisser manger ! (bis)

Entendez-vous dans les aboiteaux

Les maudits qui viennent faire des flots ?

Ils pensent qu’on est ben des jambons,

Mais asteur, on va jouer du violon !

Refrain :

Aux armes, mes chums,

Ramassez vos pelles pis vos battes !

Debout, debout,

Pour nos terres, nos mers, pis nos chiacs !

En québécois

Allons, les p’tits gars pis les p’tites filles,

C’est l’temps d’se lever d’boutte !

Le gros bordel est ben parti,

Y veulent nous manger toute la toffe ! (bis)

Entendez-vous dans les tavernes

Les maudits jappeux qui placotent ?

Y s’prennent pour des boss des bécosses,

Mais on va leur montrer qui qu’a du coffre !

Refrain :

Aux armes, les bums,

Ramassez vos bâtons d’hockey !

Défendons, défendons,

Nos érablières pis nos chars rouillés !

– Traductions par ChatGPT

Les illustrations, rajoutées pour cette publication en ligne, sont le fruit de Miklos.

5 janvier 2025

Latin fantaisiste, par Georges Maurevert (1928)

Classé dans : Humour, Langue, Littérature, Peinture, dessin, Progrès, Sciences, techniques — Miklos @ 16:25

Caesarem legato alacrem eorum. Sumpti dum est hic apportavit legato.
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«L’autre jour, au cercle, de vieux bacheliers, licenciés, voire docteurs ès-lettres, que la vie a mués en avocats, médecins, avoués, notaires, professeurs… ou rentiers, s’amusaient à se pousser des « colles » de potaches. L’un d’eux, par exemple, qui portait à la boutonnière le macaron de notre Ordre national, n’avait pas honte de solliciter hypocritement la traduction de cette phrase d’apparence impeccablement latine : Sumpti dum est hic apportavit legato alacrem eorum.

Et des hommes sérieux, chenus, ne craignaient pas de chausser leurs besicles, et d’appeler à eux tous leurs souvenirs classiques, le Père Sengler, et Noël comme Chapsal. Au bout d’un instant, les prenant en pitié, le questionneur fournit cette traduction :

« Son petit domestique apporta vite les gâteaux à la crème et au rhum » !…

Quies quiam angelum lætorum? Cædes quos ac quiem laurum.
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Un autre membre, ex-président du tribunal civil, se piqua au jeu et de-manda la traduction de ce distique qu’il prétendait avoir trouvé aux marges d’un Gradus ad Parnassum :

Quies quiam angelum lætorum? Cædes quos ac quiem laurum.

Question et réponse se « traduisaient » ainsi :

« Qui est-ce qui a mangé l’omelette au rhum ? C’est des cosaques qui aiment le rhum. »

Seu quo templa curiosi te appella vir oves Tibulli mobile solido post
similiter causaque ego ambo te fumant cum de suis.

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Et de rire !… Ces petites drôleries excitèrent la verve d’un vice-président qui soumit à la docte assemblée ce texte impressionnant :

Seu quo templa curiosi te appella vir oves Tibulli mobile solido post similiter causaque ego ambo te fumant cum de suis.

Tibulle lui-même, dont il est ici parlé, en eût perdu son latin, bien qu’il eût pu reconnaître tous les mots de sa langue. Cette macaronée équivaut à ceci :

« Ceux qu’au temple la curiosité appela, virent au vestibule, immobiles et solides au poste, six militaires cosaques, égaux en beauté, fumant comme des Suisses. »

Alors, ce fut une joyeuse émulation d’insanités, une ruée vers la version la plus baroque. Quelqu’un envoya chercher le petit Larousse. On l’ouvrit aux pages roses, et chacun proposa une traduction subsidiaire aux séculaires citations. Jugez-en plutôt par ces spécimens :

Audaces fortuna juvat. « Les audacieux font fortune à Java. »

Non licet omnibus adire Corinthum. « Non, Lisette, vous n’irez pas en omnibus à Corinthe. »

Numero Deus impare gaudet suscita deux traductions : d’abord, une adresse : « N° 2, impasse Gaudet » — ensuite, cette opinion discutable : « Le numéro deux se réjouit d’être impair » !

Apparent rari nantes in gurgite vasto.
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Virgile eût, sans aucun doute, trouvé singulière cette application de son vers de l’Enéide : Apparent rari nantes in gurgite vasto, qui devient, sous l’inspiration de nos beaux esprits : « Il paraît qu’à Nantes les rats rient à gorge déployée. »

Si vis pacem para bellum détermina cette phrase anti-locar­nienne : « Si tu veux vivre en paix, paie-toi un bel homme. »

Et c’est peut-être le directeur des postes qui souffla cette translation osée : « Le commis des postes est un animal triste » d’une citation paraphilosophique que ma chaste plume s’oppose positivement à rappeler.

Tot capita, tot sensus, recueillit l’unanime adhésion : « Autant de capitalistes, autant de sangsues » ; — parallèlement avec Motu proprio qui devint « Silence, propriétaire ! »

Sol licet omnibus devint naturellement : « Le soleil éclaire les omnibus » — alors que Panem et circenses se mua en cette devise de décrotteur : « À Paname on cire sans cesse !… »

Des gastronomes soutinrent que Ora pro nobis signifiait : « On aura deux fois des pruneaux » — que Summum jus, Summa injuria correspondait à « Le jus de saumon, c’est la suprême injure » ; que Carpe diem annonçait que « la carpe est du jour » ; et qu’enfin l’expression d’Ovide : Rudis indigestaque moles pouvait parfaitement faire entendre que « le radis mou est indigeste ».

À nouveau Virgile eût été fort surpris que la phrase qu’il met dans la bouche de Laocoon : Timeo Danaos et dona ferentes, fût ainsi translatée : « Je crains les Danois et Dona Ferentès» (une grande dame espagnole, sans aucun doute !…)

Impavidum ferient ruinæ.
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Quant à cette pensée d’Horace : Impavidum ferient ruinæ, ces messieurs en composèrent ce bref dialogue de péripatéticiennes : « Hein pas vu d’hommes ? — Fais rien… Ruinée !… »

Mme Lavichère elle-même n’eût pas réprouvé cette explication de Labor omnia vincit improbus : « Le laboureur peut tout faire sans probité » — non plus qu’un directeur de music-hall, cette traduction de Non liquet : « Sans chemise ! » ou celle de Pro forma : « Pour les formes ! »

Et l’on rappela l’indignation de ce brave militaire en écoutant un prône où les secula se mêlaient obstinément aux secundum

Enfin, un collègue belge rappela qu’il existe sur la grand’place de Bruxelles un édifice appelé « Broodhuys », c’est-à-dire la Maison de pain, qui porte en lettres capitales la suivante inscription : A peste, fama et bello, libera nos, Maria pacis, ce qui veut dire : « De la peste, de la famine et de la guerre, délivre-nous, Marie de paix » — mais que M. Beulemans préfère ainsi traduire : « Ah ! peste ! la femme est belle ! Libre à nous de la marier à »Pâques ! »

Si vous le voulez bien, nous en resterons pour aujourd’hui sur cette version sensationnelle.

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2 janvier 2025

Notes sur la Côte d’Azur, par Alphonse Allais (1899)

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«
… Le docteur australien nous en a raconté une bien bonne, ce matin, au déjeuner.

On parlait de la grande discussion qui passionne, en ce moment, certains milieux :

« Est-il indispensable que les médecins sachent le latin pour vous prescrire un gramme d’antipyrine ou pour vous couper la jambe ? »

— Cette discussion, dit le docteur, me rappelle le plus extraordinaire pharmacien que j’aie vu de ma vie. En voilà un qui n’avait pas fait son éducation à Oxford ni à Cambridge, ni même à Cantorbery, comme Max Lebaudy ! Il ignorait le latin, le grec et n’était pas bien reluisant sur l’orthographe anglaise… Ceci se passait dans une petite ville d’Australie de fondation récente. Notre homme… s’était établi apothicary, comme il se serait établi marchand de copeaux, tout simplement parce qu’il n’y avait pas d’apothicary dans le pays. Ses affaires prospérèrent assez bien, d’ailleurs. Au cours d’un voyage qu’il fit à Melbourne, le potard improvisé remarqua une magnifique pharmacie sur la devanture de laquelle était peinte cette devise latine : Mens sana in corpore sano, qui le frappa fort. À son retour, il n’eut rien de plus pressé que d’orner sa boutique de cette merveilleuse sentence qu’il élargit à sa manière, et bientôt les habitants de Moontown purent lire, à leur grand ébaubissement, cette phrase en lettres d’or :

Mens and Womens
Sana in Corpore Sano.

»(Mens and womens, en dépit d’une légère faute d’orthographe, bien excusable aux antipodes, signifie hommes et femmes.)

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12 novembre 2024

[AI] The New York Times Spelling Bee Game: The Surprisingly Pointless Pursuit You’re Probably Wasting Your Morning On, by G. Ennious Letteers

Classé dans : Actualité, Humour, Langue, Sciences, techniques — Miklos @ 7:45

ChatGPT

«
While everyone else swears by a Spelling Bee start to their day, I’m here to give you a reality check: this game is not the brain-boosting, vocabulary-expanding exercise you think it is. In fact, it may be costing you valuable hours, reducing your ability to form coherent thoughts, and possibly even stunting your linguistic growth.

1. The Panic of the Unreachable Genius Level

The Spelling Bee, for all its innocent buzz, has a nasty little secret: it’s designed to make you feel less smart. Each day, you start off full of hope, shuffling letters with high expectations, only to see that dreaded “Good” or “Great” ranking after fifteen minutes of dedicated searching. These deceptively polite ratings hide a much harsher message: You are not a genius. Instead, you’re just another sad wordsmith, trapped in a grid of mediocrity.

2. Descent into Vowel Madness

For most, spelling words out of scattered letters sounds like innocent fun. But let’s talk about the disturbing effect that a half-hour search for a seven-letter word has on your psyche. The moment you’ve typed “BEZEL,” “GAGGLE,” and “ZEBRA” for the hundredth time, you start to wonder: am I losing my mind? You see words that aren’t even there (is gazogee a word?), and the English language starts to break down before your eyes. Long-time players report symptoms of what I’ve coined “Spelling Bee Psychosis,” a condition characterized by obsessive letter rearrangement and hallucinations of phantom vowels.

3. The Black Hole of Time Wasting

You could be journaling, meditating, or reading an actual book. Instead, here you are, finding yet another three-letter word that starts with a “B.” You tell yourself you’ll play for ten minutes. Suddenly, an hour has slipped by, and you’re late for work, have forgotten to feed the cat, and are fairly sure you’ve lost touch with reality. The Spelling Bee preys on the time-starved and the hopeful, siphoning minutes and hours until you realize you’ve accomplished nothing but mental exhaustion.

4. Zero Practical Application in Real Life

When, exactly, is anyone ever going to need to form words like “gazebo” or “bozzle” on demand? As far as I know, the ability to generate obscure words at will has yet to get anyone out of a bind or onto the bestseller list. Even worse, after playing long enough, you might start introducing “pangrams” into everyday conversations. Don’t be surprised if people start looking at you funny when you ask if « panogram » is a real word and try to slip “zaggle” into your next team meeting.

5. Ultimate Proof of Pointlessness: The Queen Bee Status

Ah, the coveted “Queen Bee” title—this is the goal, they say, the pinnacle of word-building genius. But what is it, really? A hollow, ephemeral badge you’ll forget by lunch. Queen Bees don’t get special parking spots, more friends, or extra hours in the day. No, all they have is the knowledge that they found every possible word from a pile of random letters—a feat that, while impressive, will not likely appear on any resume, nor will it contribute in any meaningful way to personal growth or, frankly, human civilization.

In conclusion, let’s be real: the New York Times Spelling Bee might be the most glamorous way to waste your morning. It doesn’t make you smarter or sharper; it mostly just makes you late. So, tomorrow morning, »maybe skip the Bee. Reclaim your time and save your sanity. Or go ahead, get sucked in again—but don’t say I didn’t warn you.

– ChatGPT
 

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