Miklos
« Je donne mon avis non comme bon mais comme mien. » — Michel de Montaigne

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10 février 2023

La tolérance, oui, mais laquelle ?

Classé dans : Actualité, Littérature, Société, antisémitisme, racisme — Miklos @ 18:45

Henri de Toulouse-Lautrec, Au salon de la rue des Moulins, v. 1894.

Cette formule court les trottoirs rues – ou plutôt les écrans (mais aussi, on le verra, livres et journaux) –, souvent sans attribution, ou alors attribué à diverses personnes plus ou moins célèbres. Dénotant l’esprit intolérant de son auteur, on peut être étonné de la voir rattachée à certains dont l’ouverture d’esprit n’aurait pas… toléré de s’exprimer ainsi. On peut aussi s’étonner que des écrivains, des professeurs et d’autres sommités se soient retrouvées ainsi à côte de la plaque d’égout.

On trouvera ci-dessous un recensement des principales attributions.

Léon Bloy

Il y a des problèmes essentiels que les Français « nés malins », disait Voltaire (« nés malins et morts idiots », dit Claude Dauphin), des problèmes que les Français résolvent avec des boutades. Par exemple : « La tolérance, il y a des maisons pour ça » (Léon Bloy).

– Gilbert Cesbron, Ce qu’on appelle vivre, 1977.

Paul Claudel

C’est quand il fut directeur de l’Aurore, en pleine affaire Dreyfus, que Zola lui apporta un article qui allait avoir un prodigieux reten­tis­sement, non point parce que le romancier naturaliste l’avait intitulé, platement, « LETTRE À M. FÉLIX FAURE, PRÉSIDENT DE LA RÉPU­BLIQUE », mais parce que Clemenceau y avait lui-même substitué ce titre à l’emporte-pièce et à gros caractères : « J’ACCUSE… » devenu ainsi un réquisitoire im­pla­cable, paru en tête de son, journal, le 13 janvier 1898.

Zola ayant été traduit en Cour d’Assises, Clemenceau, cité à la barre des témoins de la défense, allait trouver des accents d’une admirable élo­quence. Montrant d’un doigt vengeur le Christ (peint par Bonnat) qui surplombait les fauteuils des magistrats en robe rouge, il avait clamé d’une voix tonnante : « La voilà la chose jugée ! On l’a mise au-dessus du juge pour qu’il ne fut pas troublé par cette vue. C’est à l’autre bout de la salle qu’il faudrait placer l’image afin qu’avant de rendre sa sentence, le juge eut devant les yeux l’exemple de l’erreur judiciaire que notre civilisation tient pour la honte de l’humanité ! »

Que l’on compare cette apostrophe à celle qu’osa proférer l’anti-dreyfusard, « grand chrétien », Paul Claudel (auquel Jules Renard rappelait la charité chrétienne, le respect et la tolérance dus à toutes les opinions, même si on ne les partage pas) et qui cria en grimaçant : « La tolérance, il y a des maisons pour cela… Oui, que l’on compare ces deux attitudes pour juger les deux hommes !

– André de Wissant (1895-1982),
Théâtre d’ombres, « Clemenceau », 1970.

Le Paul Claudel antidreyfusard et arrogant qui répondit à Jules Renard : La tolérance, il y a des maisons pour ça ! « mot » qui le peint tout entier. Ô charité chrétienne. (Henri Janson, soixante ans d’adolescence, 1971).

– François Dournon, Dictionnaire des mots
et formules célèbres
,
1994.

La tolérance ? Il y a des maisons pour ça !

Attribué à Paul Claudel.

– Alain Dag Naud, Dictionnaire (inattendu) des citations, 1983.

Au mot de « tolérance », je pense à la pensée tant de fois répétée que l’on attribuait à Paul Claudel à une époque où il n’avait pas découvert la Bible. La France était divisée par l’affaire Dreyfus, et il se trouvait alors du côté qui n’était pas favorable aux Juifs. Je ne sais lequel de ses amis lui ayant dit : « Mais Paul, que faites-vous de la tolérance ? — La tolérance ? Il y a des maisons pour cela », rétorqua-t-il.

– André Chouraqui (avocat, écrivain, 1917-2007),
L’amour fort comme la mort : une autobiographie, 1990.

Claudel : « La tolérance, il y a des maisons pour ça. »

– Alain Rey, Dictionnaire des expressions et locutions, 1997.

Claudel est un aérolithe. C’est un être venu d’ailleurs pour se camper sur cette planète, les pieds enfoncés dans la terre. C’est une cathédrale anachronique dans le siècle de Gide, de Valéry et de Malraux. Il refuse avec violence les homosexuels et les athées, rejetés sans ménagement dans les ténèbres extérieures. Il assimile, avec hardiesse – et avec ignorance -, le surréalisme à la pédérastie. Il foudroie non seulement Gide, mais Racine et Stendhal, coupables de ne pas répondre à l’idée qu’il se fait de Dieu et des hommes. Jules Renard rapporte son mot tonitruant : « La tolérance ? Il y a des maisons pour ça. » Le goût, la mesure, la médiocrité, les joliesses du style ou de la pensée, il les ignore avec superbe. Il est insupportable, magnifique et violent. C’est, selon Thibaudet, « le plus gros paquet de mer poétique que nous ayons reçu depuis Hugo ».

– Jean d’Ormesson (écrivain, journaliste, 1925-2017),
Une autre histoire de la littérature française, I, 1997.

Paul Claudel disait déjà à l’époque bénie des bordels : « La tolérance ? Il y a des maisons pour ça. »

– Jean-Pierre Friedman, Bréviaire du vieillard indigne, 2008.

Georges Clemenceau

Malgré le mot célèbre de Clemenceau – qui, à sa manière, était un puritain à l’américaine : « La tolérance, il y a des maisons pour cela. »

– Michel Crozier (sociologue, 1922-2013),
<Le Mal américain, 1984.

It may have been naive to expect a climate of tolerance in a place where ideas matter so much and carry stakes that we rarely observe elsewhere. As Clemenceau remarked: “La tolérance! La tolérance! Il y a des maisons pour cela.” (Maisons de tolérance are brothels that once enjoyed legitimate business status in France.) Fortunately, there are many mansions in the House of France.

– Laura Lee Downs and Stéphane Gerson (eds.),
Why France? American Historians Reflect
on an Enduring Fascination
, 2007.

« La tolérance ! La tolérance ! Il y a des maisons pour cela. » (Georges Clemenceau)

Dicocitations

Edgar Faure

Si l’on bafoue aveuglément autrui dans ce qu’il a de plus sacré, je dis comme Edgar Faure : la tolérance, il y a des maisons pour ça.

– Ali Smaoui, réponse à un article de Jeune Afrique, 2006.

François Mauriac

Certes, il faut s’époumoner… et parfois on pourrait croire que ceux qui le font hurle en mineur comme Mauriac à la fin de la guerre qui riait d’une voix à peine audible « la tolérance, la tolérance, il y a des maisons pour cela ! »

– Aleksandr Winogradsky Frenkel (archiprêtre orthodoxe
des traditions byzantines et sémitiques. Jérusalem, 1949-),
commentaire à un article de La règle du jeu, 3 septembre 2015.

Charles Maurras

Non. Je ne suis pas tolérant. Comme disait Jean-François Devay, la tolérance, il y a des « maisons » pour ça ! (En fait l’auteur de cette formule est Charles Maurras).

– André Harris (journaliste, 1933-1997),
Qui n’est pas de droite ?, 1978.

Marcel Pagnol

« Pas de liberté pour les ennemis de la liberté » comme disant Saint-Just. Et « la tolérance il y a des maisons pour ça » comme faisait dire Pagnol à César.

– auteur inconnu, commentaire, Doctissimo, 23 août 2013.

Marcel Proust

Non non mon ami, tu ne peux parler ainsi, il serait bon d’arrêter de se comporter en salafiste moyen : qui n’est pas de mon avis est voué aux gémonies. Ce cannaweeder défend un point de vue en l’argumentant, il est souhaitable de pouvoir ne pas être d’accord sans pour autant l’accuser de tous les maux collaborationnistes. Mais comme le disait Marcel Proust : « la tolérance, il y a des maisons pour ça ». Oh merdre Marthe Richard a fait fermer les bordels, il n’y a même plus de maisons pour ça …

– chauvelu, commentaire à un article de blog, 27 mars 2018.

Paul Valéry

Nul doute qu’on ne puisse mieux définir une société de liberté que comme un monde de tolérance. Or, s’agissant de manifester de l’attachement à ses convictions, on ne sera pas étonné que le mot ait classiquement suscité de l’ironie, jusqu’à une connotation péjorative, fût-ce sans aller jusqu’à la conclusion classique et certes un peu facile…, généralement attribuée à Paul Valéry, que la tolérance, il y a des maisons pour cela…

– Bernard Pacteau (professeur de droit public, 1946-),
« Synthèse », Tolérance & Droit. Journée d’études
de l’Institut Maurice Hauriou, 29 mars 2012.

Ma proposition de mauvaise foi vise précisément à montrer les limites de cette pseudo-valeur qu’est la tolérance. Poussée à l’extrême, elle s’autodétruit. S’il faut tout tolérer, alors il faut aussi tolérer l’intolérance – et non se battre contre elle. Si l’intolérance vous heurte et vous donne le désir de la combattre, c’est que vous n’êtes pas tolérant. Être tolérant, c’est supporter sans broncher ce qui nous dérange ; fermer les yeux sur ce que nous n’aimons pas, mais que nous acceptons de ne pas combattre, avec lequel nous nous résignons à cohabiter. « La tolérance, il y a des maisons pour cela », résumait Paul Valéry. Des femmes réduites à vendre leurs corps pour survivre, des hommes réduits à payer pour avoir des femmes, ce n’est pas très glorieux, mais on ferme les yeux : c’est toujours mieux que de mourir de faim ou de violer, c’est un moindre mal que l’on tolère en étant au mieux lucide et résigné, au pire indifférent. Tant que ça reste discret ; qu’il n’y en a pas trop ; que le seuil de tolérance n’est pas franchi.

– Sabine Sixous, « Il y a un type raciste dans ma famille,
qui m’exaspère. Mais peut-on être intolérant
avec l’intolérance ? », philosophie magazine, 30 août 2012.

Et la réponse est…

Claudel déjeune.

Il parle du mal que l’affaire Dreyfus nous a fait à l’étranger. Cet homme intelligent, ce poëte, sent le prêtre rageur et de sang âcre.

- Mais la tolérance ? lui dis-je.

- Il y a des maisons pour ça, répond-il.

Ils éprouvent je ne sais quel joie malsaine à s’abêtir, et ils en veulent aux autres, de cet abêtissement. Ils ne connaissent pas le sourire de la bonté.

Sa sœur a dans sa chambre un portrait de Rochefort et, sur sa table, La Libre Parole. Elle a envie de le suivre dans ses consulats.

Et ce poëte affecte de ne comprendre et de n’admirer que les ingénieurs. Ils produisent de la réalité. Tout cela est banal.

Il a le poil rare et regarde en dessous. Son âme a mauvais estomac. Il revient à son horreur des juifs, qu’il ne peut voir ni sentir.

– Jules Renard, Journal 1894-1904, 13 février1900.

Et pour conclure…

On rappellera que les maisons de tolérance ne sont plus tolérées depuis la loi du 13 avril 1946, dite loi Marthe-Richard.

Israel Galván et Niño de Elche, Mellizo Doble.

Classé dans : Actualité, Danse, Musique — Miklos @ 0:21

Ce spectacle de flamenco promettait, alliant le danseur chorégraphe Israel Galván, dont j’avais apprécié de précédentes performances, et Niño de Elche, musicien spécialisé en flamenco, dont je n’avais pas encore entendu parler. L’affiche – que l’on peut voir ci-dessus – les montrait l’un dansant, l’autre à la guitare.

Eh bien… pour commencer, les places que C. et moi avions reçues pour la repré­sen­tation d’hier (en échange de celles pour le jour de grève, très bien placées) étaient situées sur le côté de la corbeille, dont le rebord et les premiers rangées masquaient un bon tiers de la scène – notam­ment celui où Israel Galván avait tendance à évoluer. En sus, les personnes assises devant nous masquaient partiel­lement ce qui restait de visible, comme on peut le voir ci-contre (cliquer pour agrandir).

Quant au spectacle lui-même : tout d’abord, l’affiche était trompeuse : sur les quelques 90 minutes qu’il a duré, ce n’est que dans les cinq dernières minutes que Niño de Elche a joué de la guitare ; tout le reste du temps, il a parlé et chanté – de façon fort impressionnante (rythmes, débits, timbres…), pour autant que je puisse juger. Israel Galván était tout aussi impressionnant dans les rythmes parfois incroyables qu’il battait avec ses pieds ; parfois, il utilisait des dispositifs élec­tro­niques pour rajouter de la résonance aux sons qu’il produisait ainsi. Mais ensemble, cela semblait ne pas trop coller, en quelque sorte.

Et puis, le pire est venu, après environ une heure : dans une obscurité totale, on a entendu Niño de Elche chanter, sur un fond de sons de raclement provenant de la partie masquée (pour moi) et dans le noir de la salle ; au bout d’une dizaine de minutes où il parlait-chantait de plus en plus lentement (je pense qu’on aurait bien mieux compris s’il y avait eu un surtitrage en français…), une toute petite lumière est apparue, illustrant le crâne du chanteur, et puis ses mains. Après encore quelques minutes, on a finalement aperçu Galván qu’on devinait frotter ses pieds sur des gravillons : la poussière montait jusqu’à nous et a commencé à faire tousser C. S’en est suivie un nuage de fumée blanche qui a envahi l’essentiel de la scène.

C’est alors que nous nous sommes résolus à sortir et aller prendre un jus de pomme rafraîchissant au bar du théâtre, quasiment vide. Quelques minutes plus tard, à la fin du spectacle, il était envahi.

5 février 2023

Anton Tchékhov : La Mouette

Classé dans : Actualité, Littérature, Théâtre — Miklos @ 15:51

Je sors de la représentation de La Mouette de Tchékhov – pièce extraordinaire s’il en est – qui se donne ces jours-ci au Théâtre des Abbesses. Malheureusement, la mise en scène et le jeu de quasiment tous les principaux rôles étaient maniérés, outrés, hystériques et parfois même ridicules (ce qui ne reflète pas l’esprit de cette pièce), à l’exception de celui du jeune Raphaël Naasz, qui tient le rôle de Konstantin Gavrilovitch Treplev (l’aspirant dramaturge), tout à la fois retenu et intense, intérieur et expressif.

Quant à sa traduction : trouver, comme le dit la metteuse en scène dans les notes de programme, que celle d’Antoine Vitez « a quarante ans » et donc en nécessite une nouvelle, me paraît absurde : réécrit-on Molière, Racine ou, pour être plus contemporain, Sartre ? Surtout quand le résultat sonne parfois si… terre-à-terre et à la mode…

Conclusion : à éviter. Pour se consoler, on écoutera avec grand intérêt l’enregistrement qu’en ont fait les Pitoëff en 1948, remar­quable en tous points :

  • Traduction inédite en français de Georges et Ludmila Pitoëff, revue par Georges Duhamel.

  • Distribution :

    • Ludmila Pitoëff : Nina Mikhaïlovna Zaretchnaïa, jeune fille dont le père est un riche propriétaire ;

    • Sacha Pitoëff : Konstantin (Kostia) Gavrilovitch Treplev, jeune homme, fils d’Irina Nikolaïevna ;

    • Varvara Pitoëff : Macha, fille d’Illia Afanassievitch et de Paulina Andreivena ;

    • Lucien Nat : Boris Alexievitch Trigorine, homme de lettres ;

    • Germaine Dermoz : Irina Nikolaïevna Arkadina, actrice, de son nom de famille Trepleva ;

    • Marcel Lupovici : Ilia Afanassievitch Chamraeff, officier en retraite, intendant de Sorine ;

    • Alice Reichen : Paulina Andreievna, femme d’Ilia Afanassievitch ;

    • Jean-Louis Roux : Semion Semionovitch Medvedenko ;

    • Albert Gercourt : Piotr Nikolaïevitch Sorine, général, frère d’Irina Nikolaïevna ;

    • Pierre Gay : Evgueni Sergueievitch Dorn, docteur ;

    • ? : Semion Semionovitch, maître d’école ;

    • Jean Daguerre : Iakov, ouvrier ;

    • Un cuisinier ;

    • Une femme de chambre ;

    • Bernard Dimont [?] : le récitant ;

    • Henri Soubeyran : mise en scène radiophonique.

28 mai 2022

La résurrection de César Franck

Classé dans : Musique — Miklos @ 16:05

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Non, ce n’est pas une erreur – il ne s’agit pas de La Résurrection de Gustav Mahler (sa deuxième symphonie), ni de l’oratorio éponyme de Friedrich Händel : comme l’affiche le site de France Musique, on pouvait entendre, il y a quelques instants, César Franck en personne interpréter sa propre sonate pour violon et piano, soutenu (sans doute vu son grand âge – il est né en 1822) par Martha Argerich et Renaud Capuçon.

Il n’y a malheureusement eu personne pour assister à cette performance exceptionnelle, hors du temps, donnée live à Hambourg le 25 juin 2020 devant une salle vide, du fait de la pandémie.

À se demander si cette émission ne fait pas partie de la série Hôtel du Temps de Thierry Ardisson, et suit le récent échec (à mon avis et à celui de beaucoup d’autres) de la résurrection de Dalida.

27 mai 2022

ROTD, or, Riddle Of The Day

Classé dans : Langue — Miklos @ 20:42

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First off, let’s clarify for those who don’t know the meaning of all these common initialisms:

  • CUP = Cambridge University Press (UK).

  • NIH NCI = National Institutes of Health National Cancer Institute (US).

  • AFRL = Air Force Research Lab (US).

  • FBIS = Foreign Broadcast Information Services (US).

  • BLM = Bureau of Land Management (US).

The answer to this easy riddle: the pages referenced above from their sites all speak of “acryonyms”.

As this word is absent from the vocabulary of the renown Cambridge Dictionary (but obviously used in one of its pages), in order to find its meaning one has to look in another dictionary, e.g. that one.

Having reported this amusing occurrence to the CUP (which happens to be “the oldest publishing house in the world”), this is their nice reply:

Dear M[...],

Thank you for reporting this issue with the entry for ‘backronym’ in the online Cambridge Dictionary. Customer feedback is important to us for product development. Our editorial team have advised that you are correct and that this will be amended in a future update.

Regards,

A[...]

Technical Support
Cambridge University Press & Assessment
Shaftesbury Road, Cambridge, CB2 8EA

QED.

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